Kazhnuz

Bienvenue sur le blog créatif de Kazhnuz

Bonjour, et bienvenue sur Kazhnuz Space, mon blog créatif ! C'est ici que je poste toute mes créations, qu'elles soient graphiques, textuelles, voir vidéoludiques.

J'espère que vous passerez un bon moment sur ce blog, à lire mes petites bétises :)

Partie IV : La guerre froide solaire

La spirale de la peur (2220 – 2254)

Le 25 décembre 2219, un attentat dans la ville lunaire de Lyn avait provoqué des centaines de millier de morts, et encore plus de blessé. Cet act fit tomber le système solaire dans une spirale de peur et de paranoïa. S’il ne déclencha pas de guerre à proprement parler, il provoqua un durcissement des lois à la fois des pays terrestres et de la Confédération Lunaire.

La loi martiale solaire (2220 – 2258)

Le 2 janvier 2220 fut déclaré la loi martiale à l’échelle du système solaire « le temps de pacifier la situation ». Le sytème solaire fut placer sous haute surveillance, des couvres-feu se firent dans la plupars des villes lunaires. Les politiciens disaient que c’était dur, mais que c’était le prix de la paix. De plus, une plus grande surveillance fut faite des mouvements pan-terriens, par peur d’une extensions aux autres pays.

Au niveau des groupements politiques, ces 28 ans furent le gouvernement d’un seul groupement politique : « L’Union Solaire ». Sous ce nom très vague se regroupait la fusion des deux groupements majoritaire de l’époque : Le groupe des fédéralistes solaire (qui demandait au passage d’une confédération à une fédération, en faisant de la confédération solaire non plus une union de planète chacune avec leur propre gouvernement mais une république fédérale interplanétaire dont chaque planète serait une province), et le parti constitutionnaliste (qui défendait le status-quo actuel, avec une confédération mais un plus grand contrôle d’une législation solaire qui devrait être le texte de loi premier de chaque état planétaire). Malgré leur différence, les deux groupes étaient d’accord avec le caractère essentiel de la confédération solaire, et le danger d’un éclatement de cette confédération, qui diviserait l’espèce humaine.

La situation provoqua des changements de budget eut aussi différente conséquence. Le projet SETI-2, en balbutiement avant la loi martiale, qui avait pour objectif de relancer la recherche de vie extra-terrestre, vit ses budget être gelé « le temps de résoudre la situation ». Si l’argument principal était le manque de moyen de la confédération solaire, une autre raison plus importante était la peur d’une découverte. En effet, dans un climat de tension et de guerre latente, la dernière chose que les gouvernements voulaient avoir à gérer était une augmentation de la peur « d’envahisseurs venus de l’espace » liée au contact avec une autre culture extra-terrestre.

Un second projet qui fut gelé fut le projet Dandelion, qui sera fortement retardé à cause de cela. Étrangement, seule la première vague fut gelée, parce qu’une seconde série de vaisseau commença tout de même une construction en 2229, pour des raisons qui échappent encore aux historiens. Les technologies spatiales aussi vécurent un passage à vide, en partie à cause de la difficulté à dépasser les 1 % vitesse lumière. Si la barre symbolique avait été passé peu avant l’attentat, les moteurs stagnèrent à cette vitesse.

La loi martiale dura 38 ans, et ne s’acheva qu’avec un mouvement de protestation à l’échelle de la confédération solaire en 2258, qui entraina la dissolution de l’assemblée solaire, et l’élection d’une nouvelle majorité réformiste, qui entendait faire évoluer la confédération solaire vers quelque chose de nouveau.

Formation de la Grande Union Terrestre (2227 – 2254)

Sur Terre, les mouvements pan-terriens annoncèrent le début de la Grande Union Terrestre. Cette union, né des différentes idéologies des mouvements composant l’Union, certains vieux de plus de deux siècles, . En effet, le durcissement des règles contre les critiques de la confédération solaire appuya la réthorique de ce mouvement, qui croyait en un complot contre la Terre, dans le but de détruire la « culture terrestre ». Le nombre de pays terrestre entrant dans cette union commença à croitre. Cependant, même s’ils continuaient une réthorique martialle contre le système solaire, la guerre ne semblait pas se déclencher. D’autres lois furent voté, lié à une idéologie : la théorie des métaux. Cette théorie stipulait qu’on pouvait estimer les humains métaphoriquement fait de différents métaux, plus ou moins précieux. La « composition » de chaque personne délimitait ses possibles, jusqu’où pourrait aller ses capacités. Cette théorie inéiste stipulait que l’ordre social était alors forcément juste, puisqu’il était du devoir des hommes de prouver leur composition en étant à la place qu’ils devraient être. À cela s’ajoutait une critique forte des modifications génétique et technologique de l’humain, vu comme une méthode palliative pour les « faibles ».

Cependant, les gouvernements extra-solaire n’étaient pas les seuls ennemis de la GUT. Les années 2230 furent aussi la recrudescence d’un mouvement terrestre, celui des néo-synchrétisme. En effet, dans la perte de repère engendré par l’arrivée du GUT et la loi martiale solaire, de nombreux peuples se réinvestirent dans leur passé, en créant des néo-paganisme fusionnant étrangement culture judéo-chrétienne ou musulmane avec cultures et religions anciennes. Parmi les plus célèbres de ce mouvement, il y eut l’Église du Soleil au pérou, ou le Soleil (Inti) devenait le « symbole de la puissance de Dieu », tandis que l’Inca était le nom donné au chef de cette église. Ces fusions eurent un succès énorme non seulement sur Terre, mais partout dans la confédération solaire. Les deux puissances voyaient d’un mauvais oeil ces nouvelles cultures qui s’étendaient très vite chez les descendant, chacun. En effet, la confédération solaire pronant le fait d’aller vers le futur, et la Grande Union Terrestre une « culture terrestre », cette recrudescence de ce qui n’étaient pour les deux super-puissance que des « particularisme régionaux » était une mauvaise chose. Cependant, le mouvement continua à croitre, malgré les tentatives de le restreindre par des lois dans les deux puissances.

Le gouvernement de la Grande Union Terrestre décida de relancer un vieux projet, le projet ORACLE. Ce projet, démarré deux siècles auparavant dans les bases antarctique et arrêté dans des circonstances mystérieuse, était un projet d’utilisation d’IA prédictive et de système multi-agent pour créer un algorythme de préduction et de neutralisation des menaces potentiel. Le nom « ORACLE » était le nom du système principal, celui de prédiction des menaces, tandis qu’à cela s’ajoutait un système nommé Myrmidon, qui devait s’occuper de les neutraliser. Le projet ORACLE fut remis en route progressivement, ce qui provoqua des sanctions de la part du système solaire, mais aucune autre réactions plus violente.

Le système solaire semblait se retrouver à nouveau divisé entre la Terre et ses ex-colonies. Cependant, cette fois, il s’agissaient de deux puissances, qui voulaient éviter de se faire la guerre. Ce fut le début de la Guerre Froide Solaire.

Ouverture et fermeture (2254 – 2289)

Premier contact (2254)

Le 30 Juin 2254 se passa l’évenement le plus historique. Une civilisation extraterrestre prit contact avec le système solaire, avec un vaisseau s’approchant de Neptune. Et le plus surprenant dans cette histoire était que cette civilisation venait d’un système solaire proche : Alpha Centauri. Ils étaient nos voisins. De plus, il s’agissait d’aliens très proche de l’image qu’on s’en faisait, les « petit gris ». Ils furent donc nommé les « Reticuliens », ou les « Petits Gris », même s’ils préféraient le terme de Centauriens. Ne pouvant pas parler avec des sons, mais avec des signaux éléctriques, ils avaient choisi les seules langues humaine qu’ils pouvaient imiter : Les langues des signes.

La raison pour laquelle ils venaient était la même qu’à chacune de leur anciennes arrivées, origines des mythes des extra-terrestres sur Terre.

Il s’agissait d’une raison ancestrale, qui avait exister à travers les siècles et les civilisations : Le commerce. ( Ceux-ci furent d’ailleurs très vexé quand ils apprirent qu’ils avaient été accusé de voler des vaches : En effet, ils avaient à chaque fois payé un prix très honorables pour la vache, et étaient vexé que les fermiers n’avaient jamais compris qu’il s’agissait de monnaie ou de troc. )

Il s’agissait d’une civilisation « avancé », mais pas tellement plus que celles terrestres (juste depuis plus longtemps), et utilisant des technologies éléctronique assez proche de celles terrestres, malgré quelques postulats de bases différents. Ils avaient aussi une confédération planétaire, mais n’arrivaient pas non plus à éviter les conflits – ils sortaient tout juste d’une guerre de 200 ans entre deux planètes – et n’atteignaient que 1.9 % de la vitesse lumière (d’où le manque de fréquence de leurs visites). Ils expliquèrent stagner comme cela depuis pas loin de 8 siècles depuis qu’ils avaient presque atteint le type II, et espéraient qu’à deux civilisations, il serait plus simple d’avancer. Le projet Dandelion les intéressa beaucoup,

Leurs seules technologies plus avancés étaient celle de l’hyperespace et quelques connaissances nano-biologique utile à la formation… Cettre première qui ne pouvait pas être encore utilisée par des vaisseaux, qui explosait dès le passage en hyperespace, ce qui n’était pas très pratique. Cependant, cela leur permettait une chose importante : les communications hyperspatiale étaient quasi instannée, et n’était plus limitée par la vitesse de la lumière. Avec les bons modèles d’antennes et de technologie, ce serait donc la fin des temps de latences de plusieurs minutes, heures, jours suivant notre position dans le système solaire, et la possibilité de communiquer entre les deux systèmes solaires. De son côté, les civilisations solaires étaient bien plus avancé dans le domaine des IA et des technologies cyborg.

Ce fut le début des échanges entre les Centauriens et les deux grandes puissances terrestres. Cependant, cette connaissance d’une civilisation extra-terrestre commença à provoquer des troubles, avec à la fois un méfiance et une facination envers cette nouvelle civilisation qui commençait à commercer avec la Terre. Seconde Confédération Solaire et réouverture à la Terre (2258 – 2276)

En 2258, des grands mouvements sociaux mire en difficulté le régime de la loi martiale terrienne. L’Union Solaire, parti au pouvoir depuis 2220 vit son pouvoir être de plus en plus critiqué, en particulier par les instances qui estimaient que le contrôle centralisé empêchait de plainement profiter des avancées fournie par les Centauriens. Ce fut trois mesures qui furent en particulier critiquée :

  • Le gel du projet Dandelion et SETI-2, considéré comme « inexcusable » avec la possibilité d’avoir des communication extra-solaire.

  • Les mesures anti néo paganisme. Ces mouvements culturels étant plus nombreux, et les descendants de peuples ayant déjà subit la répression, leur critiques se firent de plus en plus vives.

  • La baisse des fonds alloués à la terraformation de Vénus et Mars, qui menaçait de plus en plus une crise violente sur ces deux planètes.

Ces trois phénomènes entrainèrent le 22 Mars 2258, après plusieurs mois de conflits sociaux la dissolution du gouvernement lunaire, de l’union politique dirigeante. Ce fut surtout la peur de perdre Mars et Vénus qui motiva ce changement. Une nouvelle cour provisoire fut élue, et un nouveau gouvernement ce forma.

Ce fut les confédéralistes radicaux, contre l’idée que ce serait forcément uniquement des planètes qui feraient partie de la confédération solaire, qui gagnèrent ces éléctions. Un remaniement du gouvernement solaire se fit alors, avec trois corps :

  • La cours des nations, qui envoie un nombre égal de représentant pour chaque nation.

  • La cours du peuple, visant à avoir des représentants de chaque « cultures » terrestre. L’organisation de cette cours fut variable suivant les époques, alternant suivant les grandes réformes entre éléctions et tirage au sort.

  • Le gouvernement central, élu par la, qui avait surtout pour but de contrôler ce qui était commun à la confédération, tel que les grands projets.

Ce fut le début d’une période d’ouverture jusqu’en 2276, avec notamment une détente entre la Grande Union Terrestre et la Confédération Solaire. En effet, cette première n’avait jamais véritablement « quitté » la Confédération, et se contentait de l’isolement. Et avec la baisse des réthoriques anti-terrienne, et les populations qui s’habituait au fait de ne pas être seule, les réthorique de la Grande Union semblait faiblir. Contrairement à la première guerre froide, il semblait qu’aucun conflit n’émanerait de la guerre froide solaire.

Les grands projets furent relancé, la terraformation de Mars semblait avancer plus rapidement que prévu, et celle de Vénus n’avait pas tout les retard que craignait la population. La construction des projets Dandelion repris de plus belle, avec 38 ans à rattraper.

Cependant, ce fut en 2274 que cet espoir de paix bascula. La Grande Union Terrestre révéla sa première base militaire orbitale, dans le but affiché de « protéger ses populations de toute attaque ». La présence d’une nouvelle base militaire spatiale de la Grande Union Terrestre inquiéta toute les anciennes colonies. La Terre n’avait plus eut de base militaire spatiale depuis les guerres coloniales.

Les tensions reprirent, et s’envenimèrent comme jamais. Certains états extra-solaire commencèrent à douter de la possibilité de la Confédération Solaire à se réformer : ne retomberait-elle pas toujours dans ses erreurs ? Même si elle ne tenta pas de recentraliser le pouvoir comme avant, la reprise quasiment immédiate de tension avec la Grande Union Terrestre fit douter la capacité de la Confédération à permettre une paix dans le système solaire. De son côté, la Grande Union Terrestre pris cette réaction comme une tentative d’affaiblir leur pouvoir. Suite à cela, la GUT annonça le projet d’une nouvelle armada de vaisseau, et de plusieurs autre base spatiales.

Sanctions et disputes continuèrent, jusqu’à ce que fut prononcé l’ultime sanction de la Confédération Solaire envers la Grande Union Terrestre : L’embargo.

L’Embargo Terrestre (2276 – 2289)

En 2276, la Confédération Solaire déclara un embargo sur la Grande Union Terrestre, interdisant à la fois le commerce avec cette nation, et sa participation au projet Dandelion. L’embargo devint même terriens, avec ordre donné aux états terrestre de ne pas faire de commerce avec la GUT. Certains groupement politiques ailleurs que sur Terre annoncèrent rejoindre la GUT, suite aux « ingérences lunaires ».

Cette décision provoqua en 2277 le départ de la Grande Union Terrestre de la Confédération Solaire, et une volonté de sa part de se poser en alternative à la Confédération. Plusieurs autres astres, cité-états lunaires et nation terrestre (faisant notamment commerce avec la GUT) décidèrent d’en faire de même dans les années suivantes, estimant que même si la Grande Union Terrestre était un état autoritaire et proche de la dictature, ce n’était pas en l’isolant et surtout en isolant son peuple que la situation serait résolue. Ce fut en particulier le fait que cet embargo touchait aussi les appareillages climatiques, pourtant utiles à toute la planète. Ce fut le début de la nouvelle « Union des Nations Non-Alignées », basé sur ce qui s’était passé durant la première guerre froide.

Le système solaire se retrouva divisé en trois :

  • La Confédération solaire (contenant Mercure, Vénus, 10 % de la Terre, 75 % des cités états lunaires, 83 % de la ceinture d’astéroïde, ainsi que tout Jupiter (sauf Callisto) et une grande partie de Triton)

  • La Grande Union Terrestre (contenant 60 % de la Terre, 5 % des Cités États Lunaires, 8% de la Ceinture d’Astéroïde, Titania et Obéron d’Uranus et le reste de Triton).

  • L’Union des Nations Alignée (contenant 40 % de la Terre, 20 % de la Lune, Mars, 9 % de la ceinture d’astéroïde, le satellite Calisto, les satellites de Saturne, et tout les satellites d’Uranus sauf Titania et Obéron)

Le premier vaisseau du projet Dandelion fut lancé en 2279, soit avec plus de 20 ans de retard sur le premier calendrier prévu. Tous les astres et nations du GUT en furent cependant exclu (mais pas celles membres de l’Union des Nations Non-Alignées). Ce fut alors sans eux que les trois premières vagues de vaisseaux emportèrent des millions d’humains vers les étoiles, en 2279, 2283 et 2287. Cette décision provoqua une recrudescence des tensions, tout au long des années 2280.

C’est le 21 Janvier 2289 que se termina cette escalade, par cette apothéose que fut la participation des deux puissances à une guerre localisée sur Triton, entre les deux parties de Triton : La république Tritonnienne et la Fédération Tritonnienne. La première était soutenue par la Confédération, la seconde par le GUT. En effet, une partie de la Fédération Tritonnienne déclara son indépendance et fut annexée ensuite par la République Tritonnienne dans des contextes de corruption et de jeux politiques complexes. Ce fut alors un motif de guerre entre les deux nations, et entre les deux puissances.

Si les centres de la GUT et de la Confédération Solaire ne se firent pas la guerre directement, ce conflit marqua le début de la Seconde Guerre Solaire, le plus long conflit jamais arrivé aux humains.

Petite histoire uchronique du système solaire (4)

Quelque part dans les contrées où les fées et les lutins continuent de se montrer à la vue de tous se trouvent une ville, Carillon. Avec ses murs d’une blancheur éclatente et ses toits d’un bleu profond, cette cité perchée sur les falaises tient son nom des cloches qui sonnent perpétuellement, faisant de chaque journée une mélodie nouvelle et envoutante. Cependant, un jour par semaine, elle se taisent, faisant le silence.

Bien souvent les voyageurs étonnés s’enquissent de l’origine de ce troublant silence – est-ce le souvenir d’une tragédie, est-ce un deuil qui force le respect d’un mystérieux mutisme à cette métropole de mélodie ? À cela les habitants leur répondent qu’il s’agit d’un jour de fête, le jour de l’enfant. Ce jour est le jour où le questionnement enfantin sauva toute la ville d'un dragon. Ce jour est le jour qui rappelle aux puissants de la ville que bien des choses les dépassent.

Et après cela, ils racontent cette intrigante histoire :

« Jadis, les cloche de notre cité sonnaient sans cesse, et jamais un seul jour ne s’arrêtaient. Elles sonnaient la paisibilité de notre vie, le faste de nos récoltes et la clémence de notre climat. Notre puissance effrayait nos ennemis, et nos murs immenses montraient que nous étions imprenable.

Cependant, un jour, une menace arriva dans notre ville, une menace venu du ciel. Un dragon, au regard de cendre et au cri de fureur tomba du ciel et nous attaqua à l’intérieur même de nos murs. Il terrorisait les passants. Son souffle était brulant et son cri terrifiant, et nous perdimes bien des combattants, ce jour là. Mais nous n’arrêtames pas nos cloches, nous ne voulions pas céder à la peur, abandonner notre façon de vivre. Nous voulions montrer notre force. Il sembla disparaitre le soir tombé, nous laissant dans une nuit d’incertitude.

Le lendemain hélas, il attaqua de nouveau. Il n’était pas parti, mais se déplaçait dans le dédale des ruelles. Alors nous montâmes une équipe pour aller le traquer. Nul de revint. Un nouveau quotidien de peur et de mort commença alors. Les soldats ne réussissaient à vaincre le dragon, et celui-ci semblait ne pas vouloir sortir. Mais toujours les cloches sonnaient, donnant courage et volonté aux habitants et aux chevaliers. Nous gardions foi grâce à leur mélodie.

L’enfant d’un magistrat, alors émit une hypothèse sur le dragon :

— Et si le dragon au souffle brulant et au cri terrifiant était celui qui avait le plus peur ? Nos cloches sonnent fort et nos murailles sont grandes, peut-être se croit-il piégé dans notre cité ?

Mais personne ne voulait croire en l’idée d’un dragon qui avait peur.

Alors le roi décida que de simple guerrier ne suffirait à occir la bête. Les uns après les autres, il appella les cavaliers les plus nobles et courageux du royaumes. De pieux et preux chevaliers, qui sauveraient Carillon du souffle du dragon.

Le chevalier Alembert, à la monture resplendissante, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce reptile et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Dans un grand galop, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le broya immédiatement de ses puissantes pattes.

Le baron Hadrien, au courage incroyable, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce reptile et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Sans la moindre peur, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le déchiqueta immédiatement de sa terrible mâchoire.

Le comte Rembert, aux pouvoirs anciens, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir cet animal et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Psalmodiant d’étranges incantations, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci l’écrasa immédiatement avec sa queue aux écailles dures comme le diamant.

Le duc Eusèbe, à l’épée étincelante, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir cette bête et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Brandissant sa lâme, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le découpa immédiatement avec ses griffes asserées.

Le prince Amaury, à l’armure indestructible, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce monstre et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Sûr de son invulnérabilité, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le carbonisa de son souffle flamboyant.

Pendant que les plus grand guerriers affrontaient le dragon, l’enfant avait petit à petit tenté de parler aux moines des églises. Après le décès du prince, ceux-ci acquiescèrent à l’idée d’arrêter les cloches. Et un beau jour, un mardi, il n’y eut plus aucun son dans la ville.

Tous, hommes, femmes, enfants, bêtes, tous découvraient parfois pour la première fois un monde en silence. Le dragon releva la tête. Son regard semblait moins fou, et il ne soufflait ni ne criait plus. Les derniers guerriers se préparèrent à l’achever, quand l’enfant passa devant eux. Des habitants poussèrent des cri d’effroi, à l’idée du sort que la bête allait faire à l’enfant. Le dragon allait-il broyer, déchiqueter, écraser, découper, carboniser l’unique personne qui avait pensé qu’il n’était pas une bête sauvage ?

L’enfant s’arrêta, loin du dragon, et resta debout, droit comme un piquet.

— « Les cloches ne font plus de bruit, tu peux partir. Je ne tenterais pas de t’en empêcher ou de te faire de mal ».

Le dragon regarda autour de lui. Son regard rougeoyant se posa sur l’être fragile qui se tenait devant lui. Le temps semblait comme arrêté, tous retenaient leur souffle. Brutalement, le dragon s’envola, et disparu dans le ciel.

La ville était sauvé.

L’enfant reçu les honneurs, mais ne vécu qu’une vie simple, en dehors des murailles de la ville. On raconte que dans son age avancé, le dragon vint chercher l’être qui l’avait épargné, avec la proposition de venir vivre de très longues dernières années avec eux. »

La légende qu’encore aujourd’hui, celui ou celle qui restera doux et silencieux pourra traverser la colonie du dragon, pour trouver une mystérieuse personne, à l’âge très avancé mais à la santé de fer, qui vous expliquera que même les nobles et fiers dragons peuvent avoir autant peur de vous que vous avez peur d'eux, et que parfois il faut savoir ne plus être puissant et effrayant pour pouvoir sauver ceux à qui nous tenons.

L'enfant et le dragon

Je viens de recevoir mes notes, j'ai eut mon année de M2 et voilà : ma dernière année d'étude est terminée. Ça fait un peu bizarre. Mes études auront durée 7 ans : 4 ans de philo, trois de sciences de l'éducation et métiers et l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF). J’y ai vécu peut-être mes meilleurs années, mais aussi les plus dures. J'en sors en ayant raté deux fois le concours de recrutement des professeurs des écoles, mais en ayant une possibilité de publication de mon mémoire.

Donc, bilan mitigé ? Bilan mitigé.

Comme j’ai fait un gros silence radio (que j’ai commencé à briser lentement), et que cela suit une sale tendance que j’ai eut ces dernières années à m’isoler d’un peu tout le monde, et de ne plus faire de pas vers les autres pour aller parler, j’aimerais un peu expliquer ce qui s’est passé cette année, mais aussi les précédantes. Je ne sais pas si c’est vraiment intéressant, cela dit x)

Déjà, je vais commencer sur le point très évident : je suis quelqu’un d’anxieux, stressé, et manquant essentiellement de confiance en moi. J’ai une tendance à me voir comme quelque chose de négatif pour les autres, et j’ai facilement tendance à voir tout les signes que non, je ne le serais pas, comme une preuve de la gentillesse d’autrui, et non d'une quelconque valeur de ma personne. Cela n’excuse pas le fait que je n’ai pas fait assez d’effort pour m’en dépétrer, c’est juste je pense l’origine objective de ces éléments.

À côté de cela, j'ai choisi de devenir enseignant parce que c'est un métier qui comptait beaucoup pour moi. Je crois que l'éducation est une des choses les plus importante qui soit, et qu'en tant qu'éducateur, on peut aider les élèves à devenir la personne qu'ils voudraient être. Cependant, c’est un métier qui peut être une sacré source de stress : un mauvais cours à une influence sur les élèves. Quand je publie un texte tout pourri, je ne cause de tors à personne. Quand je fais un cours super naze… j’ai bien plus l’impression que si. C’est l’effet secondaire de vouloir faire quelque chose d’important. Du coup, j’ai un peu dansé toute l’année sur un « j’ai envie de faire ce métier » avec un « j’en suis pas capable, je tiendrais pas ». Le résultat en est également une prophétie auto-réalisatrice, puisque quand on arrive en classe pour faire cours avec l’idée qu’on va faire de la merde, le cours se passe généralement pas hyper bien. Résultat, ça fait que j’ai eut pas mal de doute toute l’année. J’ai finalement décidé de quand même tenté le coup, pour ne pas avoir de regret.

Sur le plan social, le résultat en est un cercle vicieux : je ne fais pas de pas vers les autres, donc j’ai moins d’interactions sociales, donc je me mésestime plus, donc je fais encore moins de pas vers les autres… Comment le résoudre ? J’essaie de trouver un moyen. Peut-être que je pense trop, et que je devrais me lancer plus ? Je ne sais pas.

En bref, cette année a été un peu complexe, et les années précédantes également. Evidemment, plusieurs évenements survenu ont aussi influencé tout cela. Maintenant, je me retrouve à une forme de croisée des chemins. J’ai un logement et un emploi à trouver, une nouvelle vie à me construire. Après la vie d’étudiant en philosophie ouvertement bi et plutôt sociable, celles d’étudiant en science de l’éducation bien plus renfermé, c’est une nouvelle vie qui commence. J’ai décidé de profiter de cela pour essayer de reprendre un peu ma vie en main, sur le plan émotionnel. Essayer de me confrontrer à mes problèmes de confiance en moi, d’anxiété, au lieu de toujours chercher des pirouettes plus ou moins ingénieuses pour esquiver le problème. :V Ces dernières années, après quelques mauvaises expériences et surtout le décès de mon père, je suis retombé encore plus qu’avant dans mon travers de m’éloigner des autres, de vivre ma vie dans mon coin et d’éviter d’accorder de l’importance à tout ce qui est social/émotionnel pour me concentrer sur mes points forts : la théorie. C’était genre pas l’idée du siècle. Cependant, j’avoue que je sais pas encore vraiment quoi faire. Y’a une partie de moi qui espère encore trouver le tuto internet sur comment se comporter avec les autres, des théories du « aller parler à quelqu’un » x)

Sur d’autres plan, j’ai repris l’écriture d’Antichton, que j’ai nommé Erratum comme mon ancien projet, ainsi que de quelques autres projets de nouvelles que j’avais en stock depuis longtemps. Pour ce premier, je vais essayer de publier bientôt les fiches des 21 personnages membres de la « classe » d’apprenti gardiens que suivra l’histoire. (je cherche encore un bon terme mieux que « classe », puisqu’ils sont plus trop des élèves, et je cherche un terme plus cool que « caserne » qui sonne pas assez « fantasy » pour moi x) ). J’ai également commencé un redesign de mon espace perso internet, et repris un peu la gratte et la musique (j’avais plus touché à ma gratte depuis le décès de mon père). J’en dirais plus sur tout ces aspects créatifs dans un autre journal, quand j’aurais plus à dire x)

En bref, c’est de nouveaux chemins qui se déploient. Et des fichus rendez-vous chez Pôle Emploi, ce qui est un peu moins fun que la métaphore précédente, pour être honnête.

Sans titre

La cellule fut envahie de lumière lorsque la porte s’ouvrit. Au fond se trouvait une couche, et dessus un adolescent allongé, qui observait de ses yeux d’un vert légèrement luisant ce qui se passait. Sa fourrure était d’un brun sombre, et ses cheveux noirs retombaient autour de son visage, ne laissant visible que son regard. Il était maigre, et semblait se concentrer, comme s’il tentait de se rappeler qui était la personne qui venait d’entrer le voir. C’était un jeune therion, nom générique pour tout les êtres attribut aux traits animal, quasi-humain si ce n’était quelques traits animaux tels que des oreilles et une queue, rappelant les attributs d’un canidé. Coyote, si les dossiers étaient exacte.

Aezoth Yartelnac regardait le jeune adolescent. Il lui avait été décrit comme bête féroce, qui aurait même mordu un des médecins qui avait tenté de le voir. Oh, non pas que l’elfe métis avait l’habitude de croire les figures d’autorité, mais elle savait bien les écouter pour ensuite juger ce qu’il en était. Elle trouvait de temps en temps quelques informations utile dans leur discours. Et là, c’était qu’un adolescent blessé et effrayé pouvait paraître sauvage et féroce dans ses tentatives de se défendre.

Saël Disirian était un des rescapé des émeutes provoqué par le groupuscule des Exorcistes d’Anubis il y a de cela quelques jours, lorsqu’ils avaient tenté de manifester contre leur éviction du pouvoir. Cette secte avait gagné le pouvoir il y a 30 ans, lorsqu’une peste mystérieuse c’était abattue sur la ville. La ville entière avait été mise en quarantaine par le reste des cités-états de la région, et la secte avait trouvé un moyen de lutter, en utilisant l’énergie spirituelle des défunts contre cette maladie. Cela avait provoqué énormément de remous, puisque cela leur retirait toute chose de revenir en tant que fantôme, et donc aussi leur chance d’accéder à l’après-vie. Pour les habitants de la cité, c’était utiliser les âmes de leurs proche comme du carburant. Pour une noble cause, certes, mais pour eux la perte était toujours aussi dure.

Au bout de quinze ans, la peste avait diminuée, après avoir réduit énormément la population. Mais les Exorcistes avaient continué, terrifié à l’idée d’un retour de la peste. Il y a quelques mois, le peuple s’était révolté et avait chassé les exorcistes du pouvoir et les avait attaqué. Si tout le monde avait vu cela à l’époque contre une révolte d’un peuple ingrat contre ceux qui les avaient sauvé, cela avait changé après les émeutes d’il y a quelques jours. Une centaine d’adolescent, anciennement exorciste avaient utilisé un étrange pouvoir, qui s’était retourné contre eux.

La plupart en était mort sur le coup, le reste se retrouvant en sang sur le sol au bout de quelques pas, incapable de bouger et agités de spasme. Saël était l’un des seuls survivant de désastre.

Et désormais, Aezoth désirait des réponses.

Et ses seules chances de réponses résidaient dans un adolescent terrifié et affaibli. « Féroce », donc. Les personnes dirigeant la secte avaient affirmé ne rien connaître de cette histoire et de ne pas comprendre ce qui s’était passé. Les autorités aussi. Elles ne tireraient rien d’eux. Cependant, un enfant pouvait toujours finir par dire les informations. S’il comprenait que c’était mieux pour tout le monde que ce soit connu, c’était gagné. Mais elle savait que ce serait plus difficile. L’ado plissait des yeux. Il allait bientôt se rappeler d’elle.

Elle le vit quitter précipitamment sa position allongée pour s’asseoir sur le lit. Ah, il avait compris qui il était.

— Vou-vous ! s’écria-t-il, sa voix prise à la fois par la peur et l’indignation. C’est vous qui avez attaqué quand la police nous a encerclé !

Le jeune coyote se souvenait d’elle. Il ne l’avait pas très bien vue, mais maintenant il était sûr. Il se souvenait de l’attaque. Saël n’avait pas participé à la manifestation pour reprendre leur ancien rôle, mais pour faire voir au monde entier les purges qui avait commencé. L’adolescent avait déjà été attaqué plusieurs fois dans des rues. Pourtant, même s’il avait détesté ce qu’il avait eut à faire, il fallait bien que quelqu’un le fasse.

C’était la terreur face à sa puissance qui l’avait fait déclencher le pouvoir ancien.

— Sortez ! Partez ! Je ne veux pas vous voir !

Sa voix craquait sous les cris. L’elfe devina qu’il ne fallait pas qu’elle reste, et se retira rapidement, le laissa seul.

Dans le couloir, le gardien l’attendait avec un air goguenard.

— Je voulais l’avait bien dit qu’il se comporte comme une bête féroce, s’amusa-t-il. Je serais vous, je l’aiderais pas à être exilé ce voleur d’âme. La perpétuité lui conviendra mieux, ça lui apprendra la vie. Franchement vous devriez même pas mettre vos nez dans ces affaires.

— Oh, peut-être, répondit avec calme l’arcaniste. Il n’empêche que je suppose que vous ne vous posez pas de question sur cet incident, ni sur la possibilité qu’il en existe qui maitrise la force inconnue qu’ils ont tenté d’employer, et qui aimerait peut-être l’utiliser ?

Le gardien ne dit rien, et Aezoth en profita.

— Des personnes ont tenté des expériences malsaines sur ses enfants, et ont tenté de leur fournir un bizarre étrange. Je veux aussi savoir pourquoi tous leurs exorcistes sont des therions.

Le gardien haussa les épaules. Aezoth devina que dans sa tête, les therions acceptaient n’importe quel job. Elle décida de ne pas continuer cette discussion stérile. De toute façon, elle avait eut l’autorité sur cette affaire, et le gardien de cette prison n’avait pas envie de s’attirer la colère de l’autre type de gardien, ceux de cette planète. L’elfe prit congé, et rentra chez elle.

Elle devait trouver la solution.

Les jours suivants furent une succession d’échec avec le jeune therion.

Il refusait de parler et se contenter de fixer d’un air méfiant l’elfe, assis et recroquevillé sur son lit. Il mangeait peu, il parlait peu, et semblait s’enfermer dans un mutisme. Impossible de savoir ce qu’il voulait, ce qu’il pensait, ni même pourquoi il agissait comme cela. Est-ce le fait d’avoir frôlé la mort, le fait d’être enfermé, le fait de voir une personne qu’il voyait comme un ennemi venir régulièrement le voir ?

Aezoth tenta de lui expliquer pourquoi elle était ici. Le but de sa mission, l’importance de savoir ce qu’avait subit Saël. Même sa propre santé, les risques que son corps dégénère ne semblait pas suffisant pour qu’il délie son silence. En cela, elle voyait que Saël était un adolescent normal : elle ne savait pas s’il ne serait-ce que l’écoutait où pas. L’hostilité du jeune coyote se sentait rien qu’en entrant dans la pièce.

L’elfe se sentait mal. Elle n’avait pas envie de laisser un gamin mourir parce que celui-ci était trop borné pour l’écouter. Mais elle ne pouvait pas non plus le forcer. Cependant, les gens importants de la cité s’impatientait. Si elle ne réussissait pas à le faire sortir de cette ville, elle devinait que les conséquences seraient grave. La paranoïa montait, et les habitants commençait à croire – non sans l’aide de discours construit dans ce but – que l’ado mort de trouille au fond d’une cellule était une arme destinée à être utilisée contre eux.

Mais ce ne fut pas son seul échec. Il semblerait qu’une partie des personnes importante de la ville n’avait aucun rapport effectivement avec les agissement d’Anubis. Et même les chefs semblaient bel et bien ignorant des origines du drame. La conclusion commençait dangereusement à se rapprocher de l’existence de personnes extérieure ayant tenté d’utiliser les exorcistes d’Anubis pour tester quelque chose… mais quoi ?

Pour cette question, la réponse vint rapidement. Aezoth avait du mal à obtenir les dossiers des analyses médicales faites sur le jeune coyote. Elle dut lutter contre la bureaucratie, et user de toute son autorité de gardienne, allant même jusqu’à menacer la ville de lui faire retirer toute protection en cas d’attaque massive sur la ville – de quoi intéresser tout les voisins de la cité état. Et lorsqu’elle les obtint, les résultats furent plus alarmant pour l’ado que pour la ville. La vague d’énergie qui l’avait traversée avait tenté d’amplifié une grande partie de ses capacités physiques. Une « rage berserk ». Une ancienne capacité des berserk, sous-espèce aujourd’hui disparue, et qui était supposée leur offrir une puissance de combat incroyable. Un renforcer des capacités physiques. Cependant, il y avait un prix à l’abus de ce pouvoir : leur système nerveux et musculaire était petit à petit endommagé par cet usage, et la baisse progressive de leur espérance de vie.

Et le jeune corps frêle de Saël n’avait pas supporté le choc, et l’avait blessé. Elle devinait que sans soin médicaux, c’était la survie même du garçon qui était mise en péril. Elle allait donc devoir faire quelque chose. Le convaincre d’accepter de partir avec elle – et accessoirement ensuite de l’aider à mener l’enquête pour savoir qui cherchait à monter dans cette ville une armée de guerrier berserk. Et dans quel but.

Durant les jours suivant, Saël se fit de plus en plus fermé face aux questions de l’elfe. Ce fut cependant un incident qui lui offrit un moyen de se rapprocher de lui.

Des gardes furent obligé eux aussi de l’interroger, ordonné par les autorités qui espéraient que le jeune adolescent à moitié blessé et utilisé comme de la chair à canon aurait une idée de qui pouvait bien être la personne à l’origine de tout ce drame. Aezoth les vit attraper le bras du jeune adolescent qui poussa un glapissement de douleur. Son corps était visiblement toujours dans un mauvais état. Pour la première fois, elle vit Saël debout. Et elle compris pourquoi celui-ci avait toujours évité qu’elle le voit comme ça, même quand cela voulait dire devoir rester assis sur le sol.

Immédiatement, le jeune garçon perdit l’équilibre, tombant en avant. Ses jambes n’arrivaient plus à le porter.

Aezoth réagit aussitôt, et pointa vers le bras vers Saël. Elle était une arcaniste de la matière, elle pouvait influencer sur les connexion chimique dans les matériaux. Elle ne pouvait pas changer le plomb en or, mais elle pouvant modifier la structure du sol pour en faire une sorte de sable moelleux, qui allait amortir la chute de l’adolescent. Elle se précipita en même temps pour aller l’aider à se relever, poussant au passage les deux gardes, et leur passant un savon comme ils n’en avait sans doute rarement connu.

Elle exigea alors d’être présente lors de l’interrogatoire. Les deux gardes, penauds, ne semblèrent pas trouver d’objections à cette demande. Cependant, cet interrogatoire fut peu instructif. Si la langue du jeune coyote sembla se délier, il se contenta de dire qu’il ne savait rien. Si les gardes furent dubitatif, Aezoth consenti à donner – loin des oreilles du coyote – des renseignements venant de ses propres investigations, et le fait qu’elle soupçonnait un élément extérieur d’avoir manigancé tout cela.

Saël fut reconduit à sa cellule, et ce fut les informations d’Aezoth qui devinrent le premier sujet d’intérêt des hauts membres de la ville.

Les jours suivant, Saël commença à s’ouvrir à Aezoth.

Il commença par avouer qu’il avait faim. Obtenant ainsi des brioches – qu’Aezoth découvrit être l’aliment que Saël préférait dans la vie avec les sodas, le jeune coyote semblant être un grand amateur de nourriture sucrée – il fut d’humeur à en révéler plus sur lui même. Ainsi, l’elfe apprit que le jeune garçon rêvait d’apprendre la magie des esprits, voir de devenir un empathe – un mage des émotions. Il était une catastrophe niveau orientation, et qu’il aimait beaucoup la couleur bleu.

Cependant, après les bavardages commencèrent à venir les premières informations : Saël savait que ce qu’il avait tenté d’utiliser était une rage berserk. Tout les exorcistes de l’ordre avaient appris à la déclenché, mais il ne pensait pas qu’il y avait le moindre rapport entre les exorcismes et le berserk. Il ne pouvait imaginer que son ordre manigançait quelque chose : Ils avaient toujours sacrifié le fait d’avoir une vie simple pour protéger la ville de la maladie ! Aezoth constata que le jeune therion avait une confiance absolue en son ordre.

Cependant, ce fut cette confiance qui fit qu’il fut bouleversé lorsqu’il apprit à quel point la rage berserk mettait son corps en danger, et pour lui, et pour toute personne qui l’utilisait.

— Mais, ils ne feraient jamais ça !

Aeozth ne lui fit aucunement part des théories qu’elles commençait à développer. Quelqu’un, quelque part, qui avait manipuler les Exorcistes d’Anubis. Mais elle n’avait aucune idée de qui aurait pu faire ça. Ce n’était pas encore le moment. C’était le moment de lui indiquer qu’elle pouvait lui fournir de l’aide médicale. Le jeune coyote sembla songeur, et lui demanda ce qu’elle proposait.

— Oh, c’est simple, expliqua l’arcaniste. Les deux possibilités que t’offre la ville sont l’exil ou la perpétuité. Cependant, pour ce premier, il faut quelqu’un prêt à t’accueillir. Je peux t’amener chez moi, et te scolariser et te faire inscrire à un suivit médical. L’ordre des gardiens acceptera sans trop de soucis à payer tout ça et à te fournir une pension. De plus, ma mère est une mage des esprits, et je suis certain qu’un apprenti de plus ne lui déplairait pas. Ensuite, une fois que t’es majeur, tu seras libre de faire ce que tu veux.

Saël sembla songeur. C’était une nouvelle vie qui s’offrait à lui. Ces gardiens semblaient avoir pour but de protéger le monde. Il en avait entendu parler depuis des années, comme tout les enfants de la Contre-Terre, et se demandait bien ce qu’il pouvait avoir à découvrir dans cet ordre. Et la possibilité d’apprendre à maîtriser mieux la magie avec une maître lui offrait des possibilités nouvelles. Et surtout, il allait pouvoir en apprendre plus sur le monde… surtout si les gardiens voyageait à travers le monde !

— J’accepte ! répondit avec joie l’adolescent, souriant comme jamais Aezoth l’avait vu sourire. J’espère que je pourrais voir des gardiens, en rencontrer plus !

Aezoth fut contente de la réponse de Saël, mais s’inquiéta un peu de son enthousiasme envers les gardiens. Elle même songeait souvent à quitter l’ordre pour se retirer vers l’enseignement, et connaissant les soucis de la société des gardiens. L’elfe espérait qu’il pourrait se détacher de l’ordre des gardiens, et qu’il ne transférerait pas trop la loyauté qu’il avait envers Anubis aux gardiens Cependant, ce n’était pas le moment de penser à cela. Elle allait pouvoir dire que Saël acceptait l’exil, et qu’elle allait s’occuper désormais de lui.

Saël, lui, attendait patiemment sur le lit, mais avec un air plus enjoué que jamais. L’adolescent « féroce » ne le semblait désormais plus tellement, maintenant que la peur et la douleur était remplacé par une envie pleine de vivre.

#Inktober2017 - Day 31. Fierce

Ils avaient vaincu la maladie et la mort. Ils avaient atteint l’éternité. Ils s’étaient numérisés.

Le corps est faible, le corps est mortel, seul l’esprit compte. Ce nouveau dualisme avait été dans toutes les discussions avant le grand changement. Pouvait-on abandonner son corps pour devenir un pur être d’âme ? Est-ce que c’était une apothéose, l’atteinte d’un nouveau stade, ou l’abandon d’une partie de ce qui faisait d’eux des humains ?

Les débats étaient hargneux, mais ils n’avaient pas eut le choix. Une catastrophe imminente. Une flotte spatiale détruite, incapable d’évacuer la population. La numérisation de toute les consciences avait été vue comme la seule possibilité.

Un grand réseaux neuronal avait été battit, caché à un endroit où il ne pourrait pas être détruit par la météorite. Une campagne avait été faite pour préparer l’apothéose.

Et elle s’était produite, leur faisant tous atteindre cette nouvelle forme d'existence.

Désormais, ils étaient des êtres de pure conscience, des esprit détachés du monde physique. Ils pensaient que ce qu’il se passait dans l’univers importait peu, maintenant, ils faisaient parti des nuages. Ils ne s’étaient pas connecté au reste du monde. En effet, pourquoi parler aux autres machines quant ils avaient déjà de toute façon toute la population pour parler.

Ils voyaient les informations reliées entre elles, formant une immense toile d’araignée dans un espace avec tant de dimensions qu’ils n’auraient jamais pu pouvoir le comprendre. Mais ils avais accès désormais accès à tout le savoir, et avaient la possibilité de discuter et de s’élever à des niveaux philosophiques jamais atteint.

Désormais, chaque microseconde de leur temps était utilisable, et ce jusqu’à la fin des temps. Ils étaient immortels, et pourraient toujours découvrir de nouvelles possibilités. Ils n’étaient plus lié au bas monde physique et vivaient désormais au dessus du monde, dans les nuages du virtuel, du numérique. Le monde entier pouvait être détruit, ils survivraient.

Ils étaient des dieux.

Cependant, un jour, une catastrophe arriva.

Des informations disparurent. Ce n’était pas grand-chose, mais des mots qui manquaient, des défauts. Des données qui semblaient corrompues. Il y avait des bugs dans la machine. Les erreurs commencèrent à se multiplier. Des petits réseaux commençaient à se corrompre, comme un virus qui se déplaçait de donnée en donnée, les rendant fausse où simplement insensée. Quand elles ne disparaissaient pas totalement. De petits réseaux en petits réseaux ce furent rapidement des pans entier de leur univers numérique de pures consciences qui disparurent.

Mais ce n’était pas tout. Ils se sentaient affaibli. Comme si penser devenait de plus en plus lent. Comme si ce qui avait leur avait prit peut de temps à comprendre et assimilé devenait parfois affreusement long pour eux. Ils ralentissaient. Certaines pensées semblaient d’un seul coup changée, et d’autres semblaient incompréhensibles. Comme si l’information s’était mal copiée, comme s’il y avait eut une erreur dans la conservation de leur mémoire.

Parfois même leur compteur de temps sautait, comme s’ils avaient tous loupé quelques seconde. Comme si pendant ce temps, aucune personne dans cet univers n’avait existé. C’était des micro-coupures dans la machine : Pendant tout ce temps, rien ne s’était passé, seul le compteur, externe à la machine, avait continué à tourner.

Et puis, d’un coup, plus rien.

La machine qui contenait l’entièreté de la population d’une planète avait simplement planté, et n’arrivait plus à redémarrer.

« There is no such thing as “the cloud,” it’s just somebody else’s computer »

#Inktober2017 - Day 30. Cloud

Il se sentait puissant, il se sentait grand. Il regardait avec amusement ce qu’il voyait comme une plèbe incapable et insignifiante, qui courait après une vie fragile et ennuyante. Il se sentait supérieur à eut, empli d’une force qu’ils ne pouvaient imaginer. Il avait obtenu la force et le pouvoir, il avait fait un pacte avec une entité ancienne.

Avec cette force, il pouvait modifier le réel, il pouvait créer d’autres réalité avec la force de la corruption, du paradoxe. Tous les mondes n’étaient que paradoxe, incohérences permanentes qui ne demandaient qu’à être l’origine de tout ce qu’un esprit pouvait imaginer. Ex contradictione sequitur quodlibet. De la contradiction, on peut déduire ce qu’on veut.

Et lui, il était celui qui pouvait déduire de toutes les contradictions du monde ce qu’il voulait.

Derrière son masque, personne ne pouvait savoir qui il était, ce qu’il voulait, quel était son objectif. Il se complaisait dans son mystère entretenu. Était-il un grand de ce monde ? Les accusations se multipliaient, presque toutes les personnes importantes avaient été accusées à un moment où à l’autre d’être ce nouvel Apôtre de la Corruption. Mais était-ce aussi quelqu’un de normal, qui avait une véritable raison de se venger du monde ? Un quidam, mais un quidam dont la vie expliquait ce comportement ? Un oublié du monde, une victime des injustices de la société. Mais jamais aucune preuve ne venait, jamais il ne laissait assez d’indice pour que les gens sachent.

Il continuait le combat sans cesse, depuis déjà des dizaines d’années. Les armées étaient impuissante à l’arrêter. Il jouait, ne détruisait jamais ses ennemis totalement, tel un chat qui jouait avec sa nourriture. Il les laissait se regrouper, se reconstruire avant de retourner les détruire. Le monde était éternellement au bord de la destruction, mais jamais ne sombrait dans la destruction totale. Et ce n’était qu’un jeu pour lui.

Cependant, un jour, une partie du dieu maudit, entité sans âge qui lui fournissait ses pouvoirs, commença à s’impatienter. Même si cette divinité n’était qu’un chaos incohérant de fragment de pensée, elle ressentait le besoin de s’étendre, et même s’il lui était difficile d’avoir le moindre souvenir, elle savait qu’il avait offert une partie d’elle à quelqu’un. Tav savait qu’un monde devait lui être livrer, et que cela prenait de plus en plus de temps. Trop de temps.

Il ressentit un sentiment, un sentiment plein et entier, chose qui lui semblait impossible depuis le temps. Mais c’était un sentiment de trahison, le sentiment qu’on s’était moqué de lui.

Tav était furieux.

Son apôtre était lui livrer un nouveau monde, mais ne faisait que jouer avec ses nouveaux pouvoirs. Il libérait ses ennemis, faisait exprès des erreurs stratégies pour profiter de sa puissance infinie. C’est ainsi qu’un jour, subitement, lors d’une bataille – une parmi tant d’autre – le guerrier invincible se mit à hurler. Ses cri inhumains de souffrance déchiraient les oreilles de ceux qui les entendaient. Les effroyables hurlement n’étaient semblable à rien de connu, et ce fut qu’après un moment qu’ils cessèrent.

Et que le guerrier tomba, raide mort.

Les soldat, surpris par ce qui leur semblait être une intervention divine, se rendirent au niveau de l’être masqué. Ils découvrirent le visage de celui qui les avait attaqué

Ce n’était pas une personne connue. Ce n’était pas quelqu’un qui avait eut une vie difficile d’après les documents qu’ils découvrirent sur lui. Ce n’était pas quelqu’un atteint d’une quelconque maladie mentale, explication préférée face à l’horreur que peut atteindre la nature humaine. Juste un être humain parmi tant d’autre. Un homme qui aurait pu sembler lambda. Une personne plutôt apprécié, mais pas outre mesure, qui avait une vie sociale normale, qui mangeait équilibré et disait bonjour à ses voisins. Quelqu’un qui n’était ni pauvre, ni spécialement riche.

Derrière le masque ne se trouvait qu’un être qui avait eut des fantasmes de puissance, et eut accès au pouvoir nécessaire pour les mettre en œuvre. Et qui avait joué avec les humains tel un enfant qui brûle des fourmis, tel un adulte qui se plaît à insulter et rabaisser des enfants. Un orgueilleux qui, furieux que la vie ne lui offrait pas assez tout ce qu’il voulait et considérait comme lui étant dû, une femme, la gloire, la célébrité, la fortune éternelle, était décidé à se venger sur tous.

Juste un connard qui se plaisait être en position de force.

#Inktober2017 - Day 29. Masked

Dans la voiture, l’enfant dort, épuisé. Il a été retrouvé.

C’est la fin d’un cauchemar.

C’était une simple visite dans une forêt, ce qui aurait dû être un moment de joie à visiter un endroit où ils allaient rarement. Une simple promenade en famille. L’enfant avait suivit d’un peu plus loin ses parents, répondant « oui oui » à chaque fois qu’ils lui disaient de ne pas trop s’éloigner. Mais s’était perdu. Il avait prit un autre chemin derrière leur dos, qu’il pensait être un raccourci, pour arriver devant eux. Mais il s’était perdu.

Il avait couru, les larmes aux yeux, tentant de retrouver son chemin. Il avait cru que courir l’aiderait à retrouver plus rapidement son chemin. Toutes les méthodes telles que chercher le nord grâce à la mousse des arbres. Il avait couru, appelé, crier. Mais seuls les écho de la forêt et les bruits des arbres lui avait répondu. Il avait subi la fatigue, épuisé par la peur, par sa propre course, et par le désespoir qui montait. Depuis combien de temps avait-il couru, perdu loin de ses parents ? 15 minutes, une heure, une demi-journée ? Il ne savait pas, le temps lui avait semblé infiniment long. Il s’en était voulu de mal avoir suivit, il s’en était voulu de ne pas avoir écouté les consignes de ses parents.

« Est-ce que je serais un jour retrouver ? Est-ce que je vais devoir rester ici à jamais, perdu loin de mes parents ? Comment vais-je manger ? Est-ce qu’il n’y a pas des grosses bêtes ici qui peuvent attaquer ? C’est quoi ce bruit ? Et celui-là ? »

Des sons qui avec la présence protectrice de ses parents lui aurait semblé être intéressants et intriguant lui avaient paru terrifiant, véritable dangers qui rodaient tapis entre les arbres et les buissons.

Ses parent conduisent la voiture, rassuré.

Ils l’avaient appelés, chacun de leur côté, avec leur téléphones pour se retrouver. Ils s’étaient maudits comme jamais dans leur vie. Ils avaient pensé à tout ce qu’ils auraient dû faire pour éviter cet incident. C’était inutile, mais ils n’étaient pas arrivé pas à s’en empêcher de toute la recherche. Ils s’en étaient voulu d’avoir fait reposer autant la responsabilité de ne pas se perdre sur lui, ils s’en était voulu de ne pas avoir fait plus attention.

Un moment inattention et leur enfant était parti. La peur les avait tiraillé : « Et s’il est blessé ? Il doit être terrifé à présent, tout seul dans les bois. A-t-il soif, a-t-il faim ? Il y a une rivière dans cette forêt, il peut se noyer dedans ! »

Tout les scénarios catastrophes leur était venu en tête, amplifiant leur panique.

Après un temps, ils avaient entendu ses cris. Ils avaient couru, et l’avaient retrouvé en pleur, blotti en boule, terrifié.

Ils aurait peut-être dû le rouspéter, mais en ce moment ils sont trop rassuré de l’avoir retrouver. Il est en vie. Leur fils est encore là, ils ne l’ont pas perdu. Et puis, à quoi bon le punir quand il avait déjà bien trop subit les conséquences de sa transgression ? Il comprendra la leçon.

Dans la voiture, l’enfant dort, épuisé par ces événements. Il a été retrouvé.

C’est la fin du cauchemar.

#Inktober2017 - Day 28. Found

Édeline regardait le gouffre qui se trouvait devant elle. Un trou béant dans le sol. Une crevasse dont le fond n’était pas visible. Des kilomètres de diamètres, et une profondeur inconnue. Une brume emplissait le gigantesque cratère, rendant impossible toute mesure. Seule l’ombre, l’obscurité la plus totale semblait se trouver au bout de la chute. Les bords étaient abrupts et impossibles à escalader, dans un sens comme dans l’autre, et même avec une corde ou un appareil volant, les vents violents qui s’engouffraient feraient se percuter violemment contre les murs quelqu’un qui tenterait une descente.

Personne ne savait ce qui se trouvait au fond de ce gouffre, derrière toute cette brume.

Était-ce une vallée perdue comme dans les récits fantastiques ? Un monde isolé du reste de la terre ou se trouverait une vallée perdue ? Un monde où pouvait se trouver une ancienne civilisation, un ancien peuple, une ancienne espèce. Un monde où la terre de jadis pouvait perdurer en dessous de la brume, un monde ou un fragment de passer pouvait continuer à vivre, isoler du monde dans lequel Édeline vivait.

Était-ce une porte vers un quelconque monde fantastique, terre de magie et de possibilité inconnue ? En dessous de la brume se trouverait une autre terre, terre non pas de logique et de réalité scientifique, mais de sorcière et de dragon, de monstres et de dieux, de magie et de héros. Un monde qui serait dangereux mais fascinant, un monde qui offrirait toujours une part de mystère.

Où une porte plus sinistre, vers le royaume des morts, vers l’Hadès, porte ou les grands héros antiques devaient se rendre pour chercher chez les morts des conseils ou un être cher ? Cette brume était-elle le soupir des âmes, les plaintes des morts qui se matérialisaient, faisant oublier tout être qui y rentrait qu’il avait été vivant, telle des vapeurs de Léthé. Par delà cette brume l’on va dans la cité des pleurs ; par delà cette brume l’on va dans l’éternelle douleur ; par delà cette brume l’on va chez la race perdue.

Mais au dessus de cette brume se trouvait la peur, la peur de tomber. Le vertige prit Édeline, qui se sentit tituber. La chute était longue, forcément mortelle. Il y avait quelque chose d’à la fois fascinant et terrifiant. Repoussant et attirant. Ce n’était pas qu’elle avait envie de tomber. C’était qu’il y avait quelque chose de fascinant, qui donnait envie de se rapprocher. Comme une sorte de magnétisme morbide de la chute, tel l’odeur de la plante carnivore attire les insecte vers leur funeste destin.

Mais toujours en arrière plan se trouvant cette peur continue, permanente de tomber. De faire un faux pas, de chuter vers une mort certaine. La peur de se jeter volontairement dans le vide. Toujours, le problème n’était pas la chute en elle-même – cette partie là est toujours assez inoffensive – mais le contact avec le sol.

Édeline fit un pas en arrière, et secoua la tête. Il était temps de revenir à la réalité, et de quitter cet endroit.

#Inktober2017 - Day 27. Deep

Judith déglutit en se connectant à l’unité centrale. Le mécanisme de gestion de la planète demandait le sacrifice d’une personne, qui acceptait d’être relié jusqu’à la fin de sa vie à la machine pour en être le cœur conscient, le maillon humain qui empêchait la planète d’être contrôlée uniquement par la froide logique de la machine. Elle obtenait l’omniscience, l’omnipotence et l’omniprésence à l’échelle de la planète, mais abandonnait à jamais une vie normale. Cependant, peu de gens acceptaient un tel sort, et seule les personnes certifiées comme bonne pouvait l’accepter. Et Judith ne l’avait fait que pour éviter à une amie de le subir.

Elle était allongé sur le lit où elle passerait le reste de sa vie. Sachant que les personnes connectées recevaient des soins qui leur permettait d’atteindre plus de cent ans, elle allait passer dans les quatre-vingt ans accrochée à cette machine. Elle avait peur, mais elle était contente d’épargner à son amie de subir cela. Elle avait déjà pour but de tenter de passer quand même sa vie autour de son amie, telle un ange gardien. Par amour.

Sans un mot, les médecins l’accrochèrent.

Un bruit de cliquetis.

Judith sentit le flot des informations et des données se déverser dans sa tête, directement dans son esprit. Elle était reliée à la machine, elle s’était unie avec le réseaux. La sensation n’était pas un simple accès aux données sur l’univers numérique : elle faisait un avec la planète. Elle voyait chaque personne. Elle sentait sa personnalité se dilaté, mais faisait tout pour conserver son identité. C’était important. Elle devenait fractale. C’était comme si chaque fragment d’elle prenait une forme d’autonomie pour se concentrer sur une partie du monde. Elle était à chaque instant consciente de toute les Judith qui se rependaient sur toute le monde. Elle était partout à la fois, mais tout en restant unique.

Elle était désormais unie à la machine.

C’était une lutte pour conserver sa personnalité. Elle se sentait déchirée de toute part. Elle se sentait perdue dans l’immensité des informations. Elle en savait trop. Il fallait qu’elle trouve un moyen de continuer à exister pour ne pas être emportée à jamais dans le flot de données. Était-ce que subissaient tous ceux et celles sacrifiés à la machine ? Parmi les données qui faisaient désormais partie de ses pensées, il y avait les personnalités de tous ses prédécesseurs. Elle serrait les dents intérieurement : elle voulait rester elle-même.

Cependant, c’était comme si une question pernicieuse faisait désormais parti de son esprit : pourquoi résister, pourquoi lutter ? En effet, ne serait-ce pas plus simple, plus agréable de ne faire qu’un avec la machine. Judith se sentait prête à abandonner.

Cependant, elle ne voulait pas. Elle était Judith, elle était la fille de Clamin et Eveline, elle était l’ainée d’une fratrie, elle était amoureuse de Sarah. Elle avait sacrifié sa vie corporelle pour sauver cette dernière. Elle aimait les fruits sucrés et jouer au sports de ballons. Elle détestait les cours de grammaire mais adorait les math. Judith était une personne, et résisterait. Elle organisa toute les Judith, pour que toujours elles se souviennent d’elle. C’était sa personnalité, c’était son identité qui se propageait dans la machine. Si elle devait se dilater à travers toute la machine, elle ferait en sorte de ne pas se diluer dedans. Ses pensées seraient répétée à travers toute la mécanique virtuelle. Telle un écho qui s’assurait que son esprit ne se perdrait pas, goutte d’eau dans l’océan. Si elle devait tomber dans l’océan, elle ferait en sorte d’être elle aussi un océan entier.

Elle se concentra sur Sarah. Elle était en train de déprimer dans sa chambre, se fustigeant de sa lâcheté. Si elle n’avait pas fuit lorsqu’elle avait été désignée, Judith serait encore une humaine. Elle n’avait même pas pu assister à son intronisation, prise par la honte. Judith se concentra. L’ordinateur de Sarah. Un fichier texte qui apparaissait. Trois mots et un symbole.

« Je suis là ♥ »

#Inktober2017 - Day 26. United

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