Bienvenue sur le blog créatif de Kazhnuz

Bonjour, et bienvenue sur Kazhnuz Space, mon blog créatif ! C'est ici que je poste toute mes créations, qu'elles soient graphiques, textuelles, voir vidéoludiques.

J'espère que vous passerez un bon moment sur ce blog, à lire mes petites bétises :)

La cellule fut envahie de lumière lorsque la porte s’ouvrit. Au fond se trouvait une couche, et dessus un adolescent allongé, qui observait de ses yeux d’un vert légèrement luisant ce qui se passait. Sa fourrure était d’un brun sombre, et ses cheveux noirs retombaient autour de son visage, ne laissant visible que son regard. Il était maigre, et semblait se concentrer, comme s’il tentait de se rappeler qui était la personne qui venait d’entrer le voir. C’était un jeune therion, nom générique pour tout les êtres attribut aux traits animal, quasi-humain si ce n’était quelques traits animaux tels que des oreilles et une queue, rappelant les attributs d’un canidé. Coyote, si les dossiers étaient exacte.

Aezoth Yartelnac regardait le jeune adolescent. Il lui avait été décrit comme bête féroce, qui aurait même mordu un des médecins qui avait tenté de le voir. Oh, non pas que l’elfe métis avait l’habitude de croire les figures d’autorité, mais elle savait bien les écouter pour ensuite juger ce qu’il en était. Elle trouvait de temps en temps quelques informations utile dans leur discours. Et là, c’était qu’un adolescent blessé et effrayé pouvait paraître sauvage et féroce dans ses tentatives de se défendre.

Saël Disirian était un des rescapé des émeutes provoqué par le groupuscule des Exorcistes d’Anubis il y a de cela quelques jours, lorsqu’ils avaient tenté de manifester contre leur éviction du pouvoir. Cette secte avait gagné le pouvoir il y a 30 ans, lorsqu’une peste mystérieuse c’était abattue sur la ville. La ville entière avait été mise en quarantaine par le reste des cités-états de la région, et la secte avait trouvé un moyen de lutter, en utilisant l’énergie spirituelle des défunts contre cette maladie. Cela avait provoqué énormément de remous, puisque cela leur retirait toute chose de revenir en tant que fantôme, et donc aussi leur chance d’accéder à l’après-vie. Pour les habitants de la cité, c’était utiliser les âmes de leurs proche comme du carburant. Pour une noble cause, certes, mais pour eux la perte était toujours aussi dure.

Au bout de quinze ans, la peste avait diminuée, après avoir réduit énormément la population. Mais les Exorcistes avaient continué, terrifié à l’idée d’un retour de la peste. Il y a quelques mois, le peuple s’était révolté et avait chassé les exorcistes du pouvoir et les avait attaqué. Si tout le monde avait vu cela à l’époque contre une révolte d’un peuple ingrat contre ceux qui les avaient sauvé, cela avait changé après les émeutes d’il y a quelques jours. Une centaine d’adolescent, anciennement exorciste avaient utilisé un étrange pouvoir, qui s’était retourné contre eux.

La plupart en était mort sur le coup, le reste se retrouvant en sang sur le sol au bout de quelques pas, incapable de bouger et agités de spasme. Saël était l’un des seuls survivant de désastre.

Et désormais, Aezoth désirait des réponses.

Et ses seules chances de réponses résidaient dans un adolescent terrifié et affaibli. « Féroce », donc. Les personnes dirigeant la secte avaient affirmé ne rien connaître de cette histoire et de ne pas comprendre ce qui s’était passé. Les autorités aussi. Elles ne tireraient rien d’eux. Cependant, un enfant pouvait toujours finir par dire les informations. S’il comprenait que c’était mieux pour tout le monde que ce soit connu, c’était gagné. Mais elle savait que ce serait plus difficile. L’ado plissait des yeux. Il allait bientôt se rappeler d’elle.

Elle le vit quitter précipitamment sa position allongée pour s’asseoir sur le lit. Ah, il avait compris qui il était.

— Vou-vous ! s’écria-t-il, sa voix prise à la fois par la peur et l’indignation. C’est vous qui avez attaqué quand la police nous a encerclé !

Le jeune coyote se souvenait d’elle. Il ne l’avait pas très bien vue, mais maintenant il était sûr. Il se souvenait de l’attaque. Saël n’avait pas participé à la manifestation pour reprendre leur ancien rôle, mais pour faire voir au monde entier les purges qui avait commencé. L’adolescent avait déjà été attaqué plusieurs fois dans des rues. Pourtant, même s’il avait détesté ce qu’il avait eut à faire, il fallait bien que quelqu’un le fasse.

C’était la terreur face à sa puissance qui l’avait fait déclencher le pouvoir ancien.

— Sortez ! Partez ! Je ne veux pas vous voir !

Sa voix craquait sous les cris. L’elfe devina qu’il ne fallait pas qu’elle reste, et se retira rapidement, le laissa seul.

Dans le couloir, le gardien l’attendait avec un air goguenard.

— Je voulais l’avait bien dit qu’il se comporte comme une bête féroce, s’amusa-t-il. Je serais vous, je l’aiderais pas à être exilé ce voleur d’âme. La perpétuité lui conviendra mieux, ça lui apprendra la vie. Franchement vous devriez même pas mettre vos nez dans ces affaires.

— Oh, peut-être, répondit avec calme l’arcaniste. Il n’empêche que je suppose que vous ne vous posez pas de question sur cet incident, ni sur la possibilité qu’il en existe qui maitrise la force inconnue qu’ils ont tenté d’employer, et qui aimerait peut-être l’utiliser ?

Le gardien ne dit rien, et Aezoth en profita.

— Des personnes ont tenté des expériences malsaines sur ses enfants, et ont tenté de leur fournir un bizarre étrange. Je veux aussi savoir pourquoi tous leurs exorcistes sont des therions.

Le gardien haussa les épaules. Aezoth devina que dans sa tête, les therions acceptaient n’importe quel job. Elle décida de ne pas continuer cette discussion stérile. De toute façon, elle avait eut l’autorité sur cette affaire, et le gardien de cette prison n’avait pas envie de s’attirer la colère de l’autre type de gardien, ceux de cette planète. L’elfe prit congé, et rentra chez elle.

Elle devait trouver la solution.

Les jours suivants furent une succession d’échec avec le jeune therion.

Il refusait de parler et se contenter de fixer d’un air méfiant l’elfe, assis et recroquevillé sur son lit. Il mangeait peu, il parlait peu, et semblait s’enfermer dans un mutisme. Impossible de savoir ce qu’il voulait, ce qu’il pensait, ni même pourquoi il agissait comme cela. Est-ce le fait d’avoir frôlé la mort, le fait d’être enfermé, le fait de voir une personne qu’il voyait comme un ennemi venir régulièrement le voir ?

Aezoth tenta de lui expliquer pourquoi elle était ici. Le but de sa mission, l’importance de savoir ce qu’avait subit Saël. Même sa propre santé, les risques que son corps dégénère ne semblait pas suffisant pour qu’il délie son silence. En cela, elle voyait que Saël était un adolescent normal : elle ne savait pas s’il ne serait-ce que l’écoutait où pas. L’hostilité du jeune coyote se sentait rien qu’en entrant dans la pièce.

L’elfe se sentait mal. Elle n’avait pas envie de laisser un gamin mourir parce que celui-ci était trop borné pour l’écouter. Mais elle ne pouvait pas non plus le forcer. Cependant, les gens importants de la cité s’impatientait. Si elle ne réussissait pas à le faire sortir de cette ville, elle devinait que les conséquences seraient grave. La paranoïa montait, et les habitants commençait à croire – non sans l’aide de discours construit dans ce but – que l’ado mort de trouille au fond d’une cellule était une arme destinée à être utilisée contre eux.

Mais ce ne fut pas son seul échec. Il semblerait qu’une partie des personnes importante de la ville n’avait aucun rapport effectivement avec les agissement d’Anubis. Et même les chefs semblaient bel et bien ignorant des origines du drame. La conclusion commençait dangereusement à se rapprocher de l’existence de personnes extérieure ayant tenté d’utiliser les exorcistes d’Anubis pour tester quelque chose… mais quoi ?

Pour cette question, la réponse vint rapidement. Aezoth avait du mal à obtenir les dossiers des analyses médicales faites sur le jeune coyote. Elle dut lutter contre la bureaucratie, et user de toute son autorité de gardienne, allant même jusqu’à menacer la ville de lui faire retirer toute protection en cas d’attaque massive sur la ville – de quoi intéresser tout les voisins de la cité état. Et lorsqu’elle les obtint, les résultats furent plus alarmant pour l’ado que pour la ville. La vague d’énergie qui l’avait traversée avait tenté d’amplifié une grande partie de ses capacités physiques. Une « rage berserk ». Une ancienne capacité des berserk, sous-espèce aujourd’hui disparue, et qui était supposée leur offrir une puissance de combat incroyable. Un renforcer des capacités physiques. Cependant, il y avait un prix à l’abus de ce pouvoir : leur système nerveux et musculaire était petit à petit endommagé par cet usage, et la baisse progressive de leur espérance de vie.

Et le jeune corps frêle de Saël n’avait pas supporté le choc, et l’avait blessé. Elle devinait que sans soin médicaux, c’était la survie même du garçon qui était mise en péril. Elle allait donc devoir faire quelque chose. Le convaincre d’accepter de partir avec elle – et accessoirement ensuite de l’aider à mener l’enquête pour savoir qui cherchait à monter dans cette ville une armée de guerrier berserk. Et dans quel but.

Durant les jours suivant, Saël se fit de plus en plus fermé face aux questions de l’elfe. Ce fut cependant un incident qui lui offrit un moyen de se rapprocher de lui.

Des gardes furent obligé eux aussi de l’interroger, ordonné par les autorités qui espéraient que le jeune adolescent à moitié blessé et utilisé comme de la chair à canon aurait une idée de qui pouvait bien être la personne à l’origine de tout ce drame. Aezoth les vit attraper le bras du jeune adolescent qui poussa un glapissement de douleur. Son corps était visiblement toujours dans un mauvais état. Pour la première fois, elle vit Saël debout. Et elle compris pourquoi celui-ci avait toujours évité qu’elle le voit comme ça, même quand cela voulait dire devoir rester assis sur le sol.

Immédiatement, le jeune garçon perdit l’équilibre, tombant en avant. Ses jambes n’arrivaient plus à le porter.

Aezoth réagit aussitôt, et pointa vers le bras vers Saël. Elle était une arcaniste de la matière, elle pouvait influencer sur les connexion chimique dans les matériaux. Elle ne pouvait pas changer le plomb en or, mais elle pouvant modifier la structure du sol pour en faire une sorte de sable moelleux, qui allait amortir la chute de l’adolescent. Elle se précipita en même temps pour aller l’aider à se relever, poussant au passage les deux gardes, et leur passant un savon comme ils n’en avait sans doute rarement connu.

Elle exigea alors d’être présente lors de l’interrogatoire. Les deux gardes, penauds, ne semblèrent pas trouver d’objections à cette demande. Cependant, cet interrogatoire fut peu instructif. Si la langue du jeune coyote sembla se délier, il se contenta de dire qu’il ne savait rien. Si les gardes furent dubitatif, Aezoth consenti à donner – loin des oreilles du coyote – des renseignements venant de ses propres investigations, et le fait qu’elle soupçonnait un élément extérieur d’avoir manigancé tout cela.

Saël fut reconduit à sa cellule, et ce fut les informations d’Aezoth qui devinrent le premier sujet d’intérêt des hauts membres de la ville.

Les jours suivant, Saël commença à s’ouvrir à Aezoth.

Il commença par avouer qu’il avait faim. Obtenant ainsi des brioches – qu’Aezoth découvrit être l’aliment que Saël préférait dans la vie avec les sodas, le jeune coyote semblant être un grand amateur de nourriture sucrée – il fut d’humeur à en révéler plus sur lui même. Ainsi, l’elfe apprit que le jeune garçon rêvait d’apprendre la magie des esprits, voir de devenir un empathe – un mage des émotions. Il était une catastrophe niveau orientation, et qu’il aimait beaucoup la couleur bleu.

Cependant, après les bavardages commencèrent à venir les premières informations : Saël savait que ce qu’il avait tenté d’utiliser était une rage berserk. Tout les exorcistes de l’ordre avaient appris à la déclenché, mais il ne pensait pas qu’il y avait le moindre rapport entre les exorcismes et le berserk. Il ne pouvait imaginer que son ordre manigançait quelque chose : Ils avaient toujours sacrifié le fait d’avoir une vie simple pour protéger la ville de la maladie ! Aezoth constata que le jeune therion avait une confiance absolue en son ordre.

Cependant, ce fut cette confiance qui fit qu’il fut bouleversé lorsqu’il apprit à quel point la rage berserk mettait son corps en danger, et pour lui, et pour toute personne qui l’utilisait.

— Mais, ils ne feraient jamais ça !

Aeozth ne lui fit aucunement part des théories qu’elles commençait à développer. Quelqu’un, quelque part, qui avait manipuler les Exorcistes d’Anubis. Mais elle n’avait aucune idée de qui aurait pu faire ça. Ce n’était pas encore le moment. C’était le moment de lui indiquer qu’elle pouvait lui fournir de l’aide médicale. Le jeune coyote sembla songeur, et lui demanda ce qu’elle proposait.

— Oh, c’est simple, expliqua l’arcaniste. Les deux possibilités que t’offre la ville sont l’exil ou la perpétuité. Cependant, pour ce premier, il faut quelqu’un prêt à t’accueillir. Je peux t’amener chez moi, et te scolariser et te faire inscrire à un suivit médical. L’ordre des gardiens acceptera sans trop de soucis à payer tout ça et à te fournir une pension. De plus, ma mère est une mage des esprits, et je suis certain qu’un apprenti de plus ne lui déplairait pas. Ensuite, une fois que t’es majeur, tu seras libre de faire ce que tu veux.

Saël sembla songeur. C’était une nouvelle vie qui s’offrait à lui. Ces gardiens semblaient avoir pour but de protéger le monde. Il en avait entendu parler depuis des années, comme tout les enfants de la Contre-Terre, et se demandait bien ce qu’il pouvait avoir à découvrir dans cet ordre. Et la possibilité d’apprendre à maîtriser mieux la magie avec une maître lui offrait des possibilités nouvelles. Et surtout, il allait pouvoir en apprendre plus sur le monde… surtout si les gardiens voyageait à travers le monde !

— J’accepte ! répondit avec joie l’adolescent, souriant comme jamais Aezoth l’avait vu sourire. J’espère que je pourrais voir des gardiens, en rencontrer plus !

Aezoth fut contente de la réponse de Saël, mais s’inquiéta un peu de son enthousiasme envers les gardiens. Elle même songeait souvent à quitter l’ordre pour se retirer vers l’enseignement, et connaissant les soucis de la société des gardiens. L’elfe espérait qu’il pourrait se détacher de l’ordre des gardiens, et qu’il ne transférerait pas trop la loyauté qu’il avait envers Anubis aux gardiens Cependant, ce n’était pas le moment de penser à cela. Elle allait pouvoir dire que Saël acceptait l’exil, et qu’elle allait s’occuper désormais de lui.

Saël, lui, attendait patiemment sur le lit, mais avec un air plus enjoué que jamais. L’adolescent « féroce » ne le semblait désormais plus tellement, maintenant que la peur et la douleur était remplacé par une envie pleine de vivre.

#Inktober2017 - Day 31. Fierce

Ils avaient vaincu la maladie et la mort. Ils avaient atteint l’éternité. Ils s’étaient numérisés.

Le corps est faible, le corps est mortel, seul l’esprit compte. Ce nouveau dualisme avait été dans toutes les discussions avant le grand changement. Pouvait-on abandonner son corps pour devenir un pur être d’âme ? Est-ce que c’était une apothéose, l’atteinte d’un nouveau stade, ou l’abandon d’une partie de ce qui faisait d’eux des humains ?

Les débats étaient hargneux, mais ils n’avaient pas eut le choix. Une catastrophe imminente. Une flotte spatiale détruite, incapable d’évacuer la population. La numérisation de toute les consciences avait été vue comme la seule possibilité.

Un grand réseaux neuronal avait été battit, caché à un endroit où il ne pourrait pas être détruit par la météorite. Une campagne avait été faite pour préparer l’apothéose.

Et elle s’était produite, leur faisant tous atteindre cette nouvelle forme d'existence.

Désormais, ils étaient des êtres de pure conscience, des esprit détachés du monde physique. Ils pensaient que ce qu’il se passait dans l’univers importait peu, maintenant, ils faisaient parti des nuages. Ils ne s’étaient pas connecté au reste du monde. En effet, pourquoi parler aux autres machines quant ils avaient déjà de toute façon toute la population pour parler.

Ils voyaient les informations reliées entre elles, formant une immense toile d’araignée dans un espace avec tant de dimensions qu’ils n’auraient jamais pu pouvoir le comprendre. Mais ils avais accès désormais accès à tout le savoir, et avaient la possibilité de discuter et de s’élever à des niveaux philosophiques jamais atteint.

Désormais, chaque microseconde de leur temps était utilisable, et ce jusqu’à la fin des temps. Ils étaient immortels, et pourraient toujours découvrir de nouvelles possibilités. Ils n’étaient plus lié au bas monde physique et vivaient désormais au dessus du monde, dans les nuages du virtuel, du numérique. Le monde entier pouvait être détruit, ils survivraient.

Ils étaient des dieux.

Cependant, un jour, une catastrophe arriva.

Des informations disparurent. Ce n’était pas grand-chose, mais des mots qui manquaient, des défauts. Des données qui semblaient corrompues. Il y avait des bugs dans la machine. Les erreurs commencèrent à se multiplier. Des petits réseaux commençaient à se corrompre, comme un virus qui se déplaçait de donnée en donnée, les rendant fausse où simplement insensée. Quand elles ne disparaissaient pas totalement. De petits réseaux en petits réseaux ce furent rapidement des pans entier de leur univers numérique de pures consciences qui disparurent.

Mais ce n’était pas tout. Ils se sentaient affaibli. Comme si penser devenait de plus en plus lent. Comme si ce qui avait leur avait prit peut de temps à comprendre et assimilé devenait parfois affreusement long pour eux. Ils ralentissaient. Certaines pensées semblaient d’un seul coup changée, et d’autres semblaient incompréhensibles. Comme si l’information s’était mal copiée, comme s’il y avait eut une erreur dans la conservation de leur mémoire.

Parfois même leur compteur de temps sautait, comme s’ils avaient tous loupé quelques seconde. Comme si pendant ce temps, aucune personne dans cet univers n’avait existé. C’était des micro-coupures dans la machine : Pendant tout ce temps, rien ne s’était passé, seul le compteur, externe à la machine, avait continué à tourner.

Et puis, d’un coup, plus rien.

La machine qui contenait l’entièreté de la population d’une planète avait simplement planté, et n’arrivait plus à redémarrer.

« There is no such thing as “the cloud,” it’s just somebody else’s computer »

#Inktober2017 - Day 30. Cloud

Il se sentait puissant, il se sentait grand. Il regardait avec amusement ce qu’il voyait comme une plèbe incapable et insignifiante, qui courait après une vie fragile et ennuyante. Il se sentait supérieur à eut, empli d’une force qu’ils ne pouvaient imaginer. Il avait obtenu la force et le pouvoir, il avait fait un pacte avec une entité ancienne.

Avec cette force, il pouvait modifier le réel, il pouvait créer d’autres réalité avec la force de la corruption, du paradoxe. Tous les mondes n’étaient que paradoxe, incohérences permanentes qui ne demandaient qu’à être l’origine de tout ce qu’un esprit pouvait imaginer. Ex contradictione sequitur quodlibet. De la contradiction, on peut déduire ce qu’on veut.

Et lui, il était celui qui pouvait déduire de toutes les contradictions du monde ce qu’il voulait.

Derrière son masque, personne ne pouvait savoir qui il était, ce qu’il voulait, quel était son objectif. Il se complaisait dans son mystère entretenu. Était-il un grand de ce monde ? Les accusations se multipliaient, presque toutes les personnes importantes avaient été accusées à un moment où à l’autre d’être ce nouvel Apôtre de la Corruption. Mais était-ce aussi quelqu’un de normal, qui avait une véritable raison de se venger du monde ? Un quidam, mais un quidam dont la vie expliquait ce comportement ? Un oublié du monde, une victime des injustices de la société. Mais jamais aucune preuve ne venait, jamais il ne laissait assez d’indice pour que les gens sachent.

Il continuait le combat sans cesse, depuis déjà des dizaines d’années. Les armées étaient impuissante à l’arrêter. Il jouait, ne détruisait jamais ses ennemis totalement, tel un chat qui jouait avec sa nourriture. Il les laissait se regrouper, se reconstruire avant de retourner les détruire. Le monde était éternellement au bord de la destruction, mais jamais ne sombrait dans la destruction totale. Et ce n’était qu’un jeu pour lui.

Cependant, un jour, une partie du dieu maudit, entité sans âge qui lui fournissait ses pouvoirs, commença à s’impatienter. Même si cette divinité n’était qu’un chaos incohérant de fragment de pensée, elle ressentait le besoin de s’étendre, et même s’il lui était difficile d’avoir le moindre souvenir, elle savait qu’il avait offert une partie d’elle à quelqu’un. Tav savait qu’un monde devait lui être livrer, et que cela prenait de plus en plus de temps. Trop de temps.

Il ressentit un sentiment, un sentiment plein et entier, chose qui lui semblait impossible depuis le temps. Mais c’était un sentiment de trahison, le sentiment qu’on s’était moqué de lui.

Tav était furieux.

Son apôtre était lui livrer un nouveau monde, mais ne faisait que jouer avec ses nouveaux pouvoirs. Il libérait ses ennemis, faisait exprès des erreurs stratégies pour profiter de sa puissance infinie. C’est ainsi qu’un jour, subitement, lors d’une bataille – une parmi tant d’autre – le guerrier invincible se mit à hurler. Ses cri inhumains de souffrance déchiraient les oreilles de ceux qui les entendaient. Les effroyables hurlement n’étaient semblable à rien de connu, et ce fut qu’après un moment qu’ils cessèrent.

Et que le guerrier tomba, raide mort.

Les soldat, surpris par ce qui leur semblait être une intervention divine, se rendirent au niveau de l’être masqué. Ils découvrirent le visage de celui qui les avait attaqué

Ce n’était pas une personne connue. Ce n’était pas quelqu’un qui avait eut une vie difficile d’après les documents qu’ils découvrirent sur lui. Ce n’était pas quelqu’un atteint d’une quelconque maladie mentale, explication préférée face à l’horreur que peut atteindre la nature humaine. Juste un être humain parmi tant d’autre. Un homme qui aurait pu sembler lambda. Une personne plutôt apprécié, mais pas outre mesure, qui avait une vie sociale normale, qui mangeait équilibré et disait bonjour à ses voisins. Quelqu’un qui n’était ni pauvre, ni spécialement riche.

Derrière le masque ne se trouvait qu’un être qui avait eut des fantasmes de puissance, et eut accès au pouvoir nécessaire pour les mettre en œuvre. Et qui avait joué avec les humains tel un enfant qui brûle des fourmis, tel un adulte qui se plaît à insulter et rabaisser des enfants. Un orgueilleux qui, furieux que la vie ne lui offrait pas assez tout ce qu’il voulait et considérait comme lui étant dû, une femme, la gloire, la célébrité, la fortune éternelle, était décidé à se venger sur tous.

Juste un connard qui se plaisait être en position de force.

#Inktober2017 - Day 29. Masked

Qu'est-ce qu'un Kazhnuz ?

Le kazhnuz familier (Kazhnuzis Familiaris) est un animal paisible des campagnes ligériennes. Longtemps qualifié de cryptide par les spécialiste, un spécimen a cependant été découvert en Janvier 1993, nous permettant ainsi d’étudier ses habitudes et son mode de vie.

Sédentaire et peu sociable, le kazhnuz vit en grande partie dans sa tanière, où à des habitudes pour le moins étranges. Parmi celles-ci, nous avons pu remarquer une tendance à créer des histoires diverses et variés, et l’élaboration d’habillage graphique. Certains de ses rituels cruels consistent à faire souffrir des personnages fictifs, pour ensuite déplorer leur souffrance. Certains zoologistes ont affirmé l’avoir aperçu faire des dessins, mais cette affirmation n’a que peu de soutiens dans les milieux scientifique. Il peut également se lancer dans des discours philosophiques plein d'entrain sur des sujets difficilement compréhensible, sur des sujets tel que le logiciel libre, l'éducation, la narration ou les animaux mignons.

Pour déterminer avec certitude si un kazhnuz s’est installé chez vous, il y a quelques signes qui ne trompent pas : Disparition progressive de votre fromage, apparition soudaine du système d’exploitation Linux sur vos ordinateurs. Vous retrouverez également des histoires gribouillé de manière illisible sur des papiers qui traîneront un peu partout – et qu’il se plaint toujours de ne plus trouver.

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