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Le silence

Savoir quoi dire n'est pas toujours difficile.
Parfois ce n'est pas l'absence de message qui isole.
Parfois, le silencieux n'est pas celui qui ne sait pas.
Parfois, mettre en ordre les mots est difficile.

Ces jours-là, rien ne sonne juste.
Ces jours-là, les mots perdent leur sens.
Ces jours-là, tout est dissonant.
Comment alors encore parler ?
Comment alors encore rire ?
Comment alors encore même pleurer ?

Dire à une personne que l'on tient à elle.
Mais seul le silence règne.
Dire à une personne qu'elle nous fait souffrir.
Mais seul le silence règne.
Vouloir se révolter contre tout les microtyrans du quotidiens
Mais seul le silence règne.

Enfermé dans un mutisme, enfermé dans sa propre conscience.
Les seuls mots dit sont ceux du quotidiens.
Mots tellement répétés et utilisés qu'ils en sont usés.
Est-ce la complexité de nouveau mot qui effraie ?

Les phrases difficiles sont pourtant simple.
Parfois est-ce juste « oui » ou « non »
Parfois est-ce un « je suis là ».
Mais le mutisme reste. Encore et toujours.
Le mur est invisible mais présent.
La peur est impalpable mais présente
Dans ces mots devenus morts de n'être usés.

Est-ce l'impression de devoir dire quelque chose d'exceptionnel ?
Est-ce la peur que le message soit mal compris, mal prit ?
Est-ce l'envie que le message soit beau par lui même,
Comme le serait une simple forme vide ?

Le silencieux lui même ne le sais pas.
Le silencieux n'a que quelques mots résonnants inlassablement.
Le silencieux ne sait que dire, le silencieux est perdu.
« Je ne peux pas »

Et alors encore une fois il se tait.
Et alors encore une fois il a perdu.

Le silence

Apathie

Il se pensait sage, il pensait avoir trouvé la solution,
Il pensait avoir trouvé l’essence d’une vie réussie.
Il avait effectivement étudié toute une vie,
Il avait observé, il avait analysé, il avait déduit.
Mais il était tombé dans le piège de l’apathie.

Des malheurs et des embûches avaient tracé son parcours,
Diverses souffrances et pleurs l’avaient reclu dans son esprit.
C'était cela qu'il en avait tiré la solution radicale,
De ne plus s'investir dans la vie de ceux qui l'entoure,
De ne plus chérir ni accorder d'importance à quoi que ce soit.

Il pensait avoir rejoint les sages Epicures ou Lucrèce,
Il pensait avoir quitté la souffrance pour rejoindre l’ataraxie.
Mais ce n’était qu’une vie stérile, fuyant toute émotion forte,
Ce n'était pas une vie d'hermite, mais il se sentait seul.
Une vie enfermée et recluse, même quand il était entouré.

« Pour vivre heureux, vivons caché », « L’homme est un loup pour l’homme »
Notre sage se disait volontiers « misanthrope », et « tout mépriser ».
Même ceux qui veulent l’aider n’ont plus droit qu’à de cinglantes répliques.
Même ceux qui veulent l’aimer n’ont plus droit qu’à une carapace d’acier.
Mais ce cynisme n'était pas méchant, juste l'effet d'une peur bleu de souffrir.

Mais quand il se retrouvait à souffrir de solitude, de manque,
C'était avec sincérité qu'il ne comprenait pas.
Il se mettait à penser que tous le haïssait, même ceux qui l'aimaient
Il pensait que c'était par pitié qu'ils ne le rejetait pas.
La peur, insidieuse, commençait à tout envahir.

Son ataraxie, et même son apathie n'est plus qu'un grand vide.
Même lui ne pense plus qu’il va trouver le bonheur…
Il pense à la fois que c'est de sa faute, et de celle du monde entier.
De sa faute d'être aussi nul, de celle du monde entier d'être aussi cruel.

Et c'était comme si jamais il ne voyait son erreur.

Apathie

Ouverture

Bonjour et bienvenue dans mon petit cirque,
Théâtres des passions, jeu d'âmes simulées.
C'est un faux monde qui s'offre a vous,
Reflets d'un univers d'altérité et de similarité.

Bonjour et bienvenue dans la plume d'un esprit,
Un parmi tant d'autre, un comme tant d'autre.
Est-ce son unicité qui le rend similaire ?
Est-ce sa similarité qui le rend unique ?

Bonjour et bienvenue dans mon petit monde.
Ici la nuit est blanche et les jours sont noirs.
On y parle de souffrance, de mort, de vie et de joie.
Les rires des enfants et leurs cris sur les mines

Bienvenue dans un monde impur, sans extrêmes ni milieu
Si vous voyez tout en rose, quittez ces lieux.
Si vous voyez tout en noir, quittez ces lieux.

Bienvenue dans l'antre de celui qui aime choquer,
Qui aimer exagérer exprès pour voir les gens réagir,
Qui adore voir les gens pour un rien s'exciter,
J'aime voir dans les regards le dégout et le mépris.

Peut-être suis-je un esprits tordu, incapable de faire le bien,
Mais vous savez, ne me cherchez pas d'excuse, ce n'est pas la peine.
Je ne mérite pas que l'on essaie de rattraper tout ce que j'écris ici,
Parce que je fais tout cela simplement pour le plaisir.

Par delà moi, on va vers les folies banales.
Par delà moi, on va vers les petits souffrances.
Par delà moi, des âmes errantes, perdues sans grandioses.
Par delà moi, plus de justice mais quelques rares réconforts.

Je ne suis qu'une autre porte des enfers,
Mais d'un enfer minuscules, banal, et perdu entre d'autres.
L'enfer que vous voyez toujours ou bien sans cesse ignorez.
L'enfer et le paradis sont partout, regardez tout autour de vous.

Si vous n'aimez pas que des gens soient différents de vous
Si vous ne voyez que des « Autres » qui vous dégouttent dans ceux qui aiment faire penser.
Alors vous ne vivrez que dans une bulle.

Ouverture

Memento Mori

Tu fuis, tu fuis dans la nuit, tu espères survivre,
Tu fuis et tu crains la mort comme tout ceux de ton espèce
Le divertissement ne suffit plus à te protéger de l'angoisse.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ce que tu feras ne te protégeras, rien ne te fera survivre.
Comme un programme, tu rencontrera une fois, tu arrêteras de fonctionner,
Ta vie ce sera accomplie, plus rien ne marchera en ton corps.
Tu vivant tu passeras à l'inerte, et seul tes os resteront...

Souviens toi que tu vis, souviens toi que tu ressens,
Souviens-toi que tu souffres, souviens-toi que tu jouis,
Souviens-toi que tu as peur, souviens-toi que tu espères.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ta fuite en avant ne te protégeras,
Ton destin fut scellé au moment même ou tu fut conçus.
Simple mélange d'ADN mais mécanique complexe et donc fragile...
Tout se brise, ta vie fera de même. Le jour arrivera, tu le sais.

La vie elle même est le cancer qui te ronge.
Même en pleine forme elle t'aura.
Ne fuis plus, petit enfant, abandonne toi au désespoir.
C'est ce que moi, la grande faucheuse attend de toi.

Memento Mori, comme disait les latins,
Souviens-toi de cette fin qui te sera prochaine,
Tu ne sais pas quand, mais elle arrivera, soit en certains.
Quitte le divertissement et rejoint un monastique désespoir.

Cela fait déjà quelques mois, que tu t'es enfermé,
Ne sortant plus par simple peur d'un accident.
Tu te sens tellement en sécurité, sauf évidemment,
Quand chaque semaine, tu dois aller chercher de la nourriture.

Un simple télétravail, tes clients ne voient jamais ta tête,
C'est vrai, quoi, ils pourraient être de cruels assassins.
Ta paranoïa t'as perdu, tu n'est plus que l'ours dans sa caverne,
Mais qui ne sort qu'à contrecoeur, pour aller chercher pitance.

Mais un jour en te levant, une étrange faiblesse t'avais prit.
Peut être que ta nourriture si sûre n'était pas assez,
Tu t'étais condamné à petit feu, et aujourd'hui je viens.
Moi la grande faucheuse, recueillir ton âme.

Memento Mori, c'est en me fuyant que tu m'as rejoint.

Memento Mori

Quelle importance ?

Quelle importance, les idioties dites par des politiciens ?
Quelle importance, les insultes arriérées de quelques esprits étriqués ?
Quelle importance, les vieux fous qui nous pense jeunes imbéciles ?

Quelle importance, quelques des inscription sur les murs ? Quelle importance, les disputes parce que machin a médit sur truc ?
Quelle importance, les attaques parce que je suis bizarre ?

Je suis blasé d'être blasé,
Je ne sais plus quoi penser.
Je vois le monde a feu et a sang,
Tout espoir s'est brisé depuis longtemps.

Quelle importance, la fatigue de nuits passées devant un écran ?
Quelle importance, la santé foutue à bouffer des cochonneries ?
Quelle importance, l'avenir inexistant suite a des études spécifiques ?
Quelle importance, mes rêves et mes cauchemars ?

Quelle importance, que je sois punk et aime les poney roses ?
Quelle importance, que je ne suis pas un « vrai mec » ?
Quelle importance, si je porte parfois une jupe ?
Quelle importance, que je sois « dépravé » et fasse partie de la « décadence » ?

Quelle importance, que je fasse sans doute exprès de dire fuck à leur principe ?

Je vois même les gens intelligents s'engueuler,
Ne jamais chercher à régler les problèmes, toujours crier.
Je me contente de les regarder de loin, ce ne sont pas mes affaires.
Je n'aime pas me trop me confronter à la connerie de mes soi-disant confrères.

Quelle importance, que je vous sache pas comment dire « je t'aime » ?
Quelle importance, que je n'agisse pas et laisse les choses faire ?
Quelle importance, que je ne bosse pas assez pour des choses qui ne m'intéressent pas ?
Quelle importance, que j'ai du laisser tomber mes rêves depuis longtemps ?

Quelle importance, que je n'aime pas me prendre la tête pour des trucs stupides ?
Quelle importance, si c'est aussi vrai pour ce qui est important ?
Quelle importance, qu’on m’accuse d’être bi juste pour « attirer l’attention » ?
Quelle importance, le fait d'être totalement démondé et du coup presque à la mode ?

Quelle importance, qu'en essayant d'être différent je ressemble à d'autres ?

J'aime la vie, mais tout me fatigue,
A l'exception de quelques activités et quelques potes.
Je suis un de ceux qui sont déjà vieux sans avoir vingt ans.
Je me pense pathétique mais cela ne me fait que marrer.

Quelle importance, qu'un tel soit un peu bizarre ?
Quelle importance, qu'un autre tel me fasse un peu peur ?
Quelle importance, que moi même je me fasse peur ?
Quelle importance, qu'on m'ait déjà fait du mal ?

Quelle importance, des vérités qu’on ne peut connaître ?
Quelle importance, métal ou électro ? Quelle importance, Sonic ou Mario ?
Quelle importance, les fandoms. Quelle importance les fantasmes bizarres ?
Quelle importance, un enfant de 12 ans qui « dénature » un univers ?

Parfois un peu de tolérance ferait du bien.
Les gens aiment se crêper le chignon pour un rien.
Parfois j'aimerais voir ces singes-hurleurs se taire pour de bon.
Parce que souvent cela m'agace de les voir s'agiter et crier comme des cons.

Quelle importance, de laisser une trace ou non dans le monde ?
Quelle importance, de servir à quelque chose ou de ne servir à RIEN ?
Quelle importance, de « gâcher tant de capacité » ?
Quelle importance, ce qui aurait put être mais qui n'est pas ?

Quelle importance, que le monde ne veuille pas de nous ?
Quelle importance, que la société nous laisse nous reclure ?
Quelle importance, qu'on soit des Robinson sur internet ?
Quelle importance, tant qu'on accepte des gens sur notre île ?

Quelle importance, toutes les barrières, les petits ou gros soucis ?
Quelle importance, que je constate tout ça et ne fait rien ?

Quelle importance, si je suis heureux de vivre comme je suis ?
Quelle importance, que je fasse ce poème stupide et égocentrique ?

La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
Quelle importance, l'absence de parole ?

Quelle importance, que le monde se mettent à feu et à sang ?
Quelle importance, que le sol s'effondre sous nos pieds ?

Quelle importance... Ceci ou cela ?
Quelle importance... Tatatatatata ?
Quelle importance... truc ou machin ?
Quelle importance... l'importance de l'importance ?

Quelle importance ? J'en sais rien.

Quelle importance ?

Bienvenue dans le monde de la lune
Monde d'étoile et de noir infini,
Monde de la nuit obscure.
Tout est sombre, tout est mystère,
Monde duquel les gens ont peur,
Univers de Croque-Mitaines
Et de monstres sous les lits.

Mais si la nuit est la période de l'obscure,
C'est paradoxalement l'ère de la vue,
Nous découvrant le voile du ciel,
Voile cachant les étoiles et les planètes,
Comme si la lumière ne nous permettait qu'une vue du proche
Et le noir offrait à notre œil l'infini.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rêves et des cauchemars.
Monde plongé dans la brume des songes,
Ces moments que l'on adore ou que l'on exècre,
Nos espoirs les plus fous et nos pires tourments.
Le noir nous fait oublier l'autour un moment,
Pour nous plonger dans notre propre psyché.

Pour connaître les autres, il nous faut nous connaître,
Autrui est soi et nous sommes les autres.
Si nous ne pouvons nous juger,
Si seul l'œil de l'autre peut nous percer,
A travers la brumes des songes se trouve notre subconscient,
Univers intangibles d'angoisse et de désirs.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rues vides et sombres,
Monde des balades solitaires.
Un petit vent frais me fait frisonner,
Mais au final, je me sens bien,
Un moment parfait pour réfléchir sur l'infini,
Un moment parfait pour rêver tranquillement.

Je ne suis finalement pas si déçu d'avoir loupé mon bus
Personne ne m'attend, je suis seul à l'appartement
Je n'ai pas à me presser, aucune obligation.
Pas de fatigue, seul bonheur d'habitude pourtant négative.
Je marche à travers tant de lieux connus,
Mais que je redécouvre dans le noir...

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des erreurs, des petits malheurs,
Monde des non-dits, des oublis et des retards.
Rien de cela n'est vraiment grave, vous pouvez les oubliez.
Riez des petits démons du quotidien, détruisez leur pouvoirs.
S'ils ne vous énervent pas, ils ne sont rien,
Vous pouvez les vaincre par un sourire.

Vous n'avez pas besoin d'être un Épicure ou un Stoïciens,
Il vous suffit d'un petit rire, et de vous dire « Tant Pis »
« Je n'ai pas fait ce que je voulais, ce sera pour plus tard »
Le monde n'est pas une horloge parfaite
Un emploi du temps, de comptable,
ou un et un font tout le temps deux.

Acceptez, l'inconnu, l'imprévu, l'absurde et les petits ratés,
Ils font partie du quotidien, et sont les épices d'une vie.

Oraison Nocturne

Dans la nuit aux milles bruits, Dans un monde aux cruautés incessante, Mais bien à l'abri sous mon toit, Je laisse aller mon imagination, A un souhait sauvage, rêvasserie barbare.

Je veux voir le monde brûler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Je ne suis pourtant pas un grand rebelle, Pas un robin des bois des temps modernes, Je connais les injustices mais m'en préoccupe peu, Je vis ma vie sans voir celle des autres, Autres qui me le rendent bien.

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personne devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Les vies plus qu'un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

Suis-je un fou, suis-je pyromane ? A ne vouloir qu'apocalypse sur la Cité, A ne vouloir chez mon semblable que l'ultime souffrance. Les gens ont toujours voulus m'enchainer, me rétracter en moi, S'ils ont gagné, ils n'auront qu'une victoire à la Pyrusse.

Catharsiques calcinations, L'humanité n'est que tas de carbone... Imaginations salvatrices. Représentations synaptiques de pulsions meurtrière, Qui n'auront court que dans mon psyché.

Un monde de flamme, un monde de braise. Une civilisation qui pensait voir son apogée Désormais plongée dans la déchéances. Verrais-je un jour cela ? Verrais-je le sublime de l'incendie qui emportent vies et foyer ?

Je regarde avec envie mon briquet. D'habitude instrument d'un plaisir au gré d'une vie, Est ce que ma mort lente deviendra pour eux mort rapide ? Sombrerais-je finalement dans cette folie que j'ai toujours voulu contenir ? Laisserais-je sortir les pulsions qui sommeille en moi depuis longtemps ?

Un si bel incendie... Beauté éphémère d'une flamme fatale.

Je ne dois pas sombrer, je ne dois pas sombrer.

Je veux voir le monde bruler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Ne pas sombrer... Ne pas sombrer...

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personnes devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Chaque âme de ce monde un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

... Ne pas... ... Ne pas...

Catharsiques calcinations. Imaginations salvatrices. Qui n'auront court que dans mon psyché.

Et si ce n'était que mon être Que j'aimerais voir bruler ?

Que le monde brûle