Kazhnuz

Il se sentait puissant, il se sentait grand. Il regardait avec amusement ce qu’il voyait comme une plèbe incapable et insignifiante, qui courait après une vie fragile et ennuyante. Il se sentait supérieur à eut, empli d’une force qu’ils ne pouvaient imaginer. Il avait obtenu la force et le pouvoir, il avait fait un pacte avec une entité ancienne.

Avec cette force, il pouvait modifier le réel, il pouvait créer d’autres réalité avec la force de la corruption, du paradoxe. Tous les mondes n’étaient que paradoxe, incohérences permanentes qui ne demandaient qu’à être l’origine de tout ce qu’un esprit pouvait imaginer. Ex contradictione sequitur quodlibet. De la contradiction, on peut déduire ce qu’on veut.

Et lui, il était celui qui pouvait déduire de toutes les contradictions du monde ce qu’il voulait.

Derrière son masque, personne ne pouvait savoir qui il était, ce qu’il voulait, quel était son objectif. Il se complaisait dans son mystère entretenu. Était-il un grand de ce monde ? Les accusations se multipliaient, presque toutes les personnes importantes avaient été accusées à un moment où à l’autre d’être ce nouvel Apôtre de la Corruption. Mais était-ce aussi quelqu’un de normal, qui avait une véritable raison de se venger du monde ? Un quidam, mais un quidam dont la vie expliquait ce comportement ? Un oublié du monde, une victime des injustices de la société. Mais jamais aucune preuve ne venait, jamais il ne laissait assez d’indice pour que les gens sachent.

Il continuait le combat sans cesse, depuis déjà des dizaines d’années. Les armées étaient impuissante à l’arrêter. Il jouait, ne détruisait jamais ses ennemis totalement, tel un chat qui jouait avec sa nourriture. Il les laissait se regrouper, se reconstruire avant de retourner les détruire. Le monde était éternellement au bord de la destruction, mais jamais ne sombrait dans la destruction totale. Et ce n’était qu’un jeu pour lui.

Cependant, un jour, une partie du dieu maudit, entité sans âge qui lui fournissait ses pouvoirs, commença à s’impatienter. Même si cette divinité n’était qu’un chaos incohérant de fragment de pensée, elle ressentait le besoin de s’étendre, et même s’il lui était difficile d’avoir le moindre souvenir, elle savait qu’il avait offert une partie d’elle à quelqu’un. Tav savait qu’un monde devait lui être livrer, et que cela prenait de plus en plus de temps. Trop de temps.

Il ressentit un sentiment, un sentiment plein et entier, chose qui lui semblait impossible depuis le temps. Mais c’était un sentiment de trahison, le sentiment qu’on s’était moqué de lui.

Tav était furieux.

Son apôtre était lui livrer un nouveau monde, mais ne faisait que jouer avec ses nouveaux pouvoirs. Il libérait ses ennemis, faisait exprès des erreurs stratégies pour profiter de sa puissance infinie. C’est ainsi qu’un jour, subitement, lors d’une bataille – une parmi tant d’autre – le guerrier invincible se mit à hurler. Ses cri inhumains de souffrance déchiraient les oreilles de ceux qui les entendaient. Les effroyables hurlement n’étaient semblable à rien de connu, et ce fut qu’après un moment qu’ils cessèrent.

Et que le guerrier tomba, raide mort.

Les soldat, surpris par ce qui leur semblait être une intervention divine, se rendirent au niveau de l’être masqué. Ils découvrirent le visage de celui qui les avait attaqué

Ce n’était pas une personne connue. Ce n’était pas quelqu’un qui avait eut une vie difficile d’après les documents qu’ils découvrirent sur lui. Ce n’était pas quelqu’un atteint d’une quelconque maladie mentale, explication préférée face à l’horreur que peut atteindre la nature humaine. Juste un être humain parmi tant d’autre. Un homme qui aurait pu sembler lambda. Une personne plutôt apprécié, mais pas outre mesure, qui avait une vie sociale normale, qui mangeait équilibré et disait bonjour à ses voisins. Quelqu’un qui n’était ni pauvre, ni spécialement riche.

Derrière le masque ne se trouvait qu’un être qui avait eut des fantasmes de puissance, et eut accès au pouvoir nécessaire pour les mettre en œuvre. Et qui avait joué avec les humains tel un enfant qui brûle des fourmis, tel un adulte qui se plaît à insulter et rabaisser des enfants. Un orgueilleux qui, furieux que la vie ne lui offrait pas assez tout ce qu’il voulait et considérait comme lui étant dû, une femme, la gloire, la célébrité, la fortune éternelle, était décidé à se venger sur tous.

Juste un connard qui se plaisait être en position de force.

« Bienvenue dans Abraxia, la nouvelle capitale de la Grande Union Terrestre ! L’ensemble des douze gouvernements de notre future union planétaire ont construit cette ville pour être le symbole de notre nouveau idéal, notre tremplin vers l’avenir. Abraxia est la ville qui devint Utopia : Notre monde est encore loin d’être idéal, mais nous le construiront.

Nous savons ce que tu penses, cher nouvel habitant : comment pourrons-nous enfin retrouver la place qui nous est due ? Les anciennes colonies de la Terre se sont rebellé, malgré tout l’argent que nous avons dépensé pour leur fournir de l’air. Ils ont créé la guerre civile chez nous pour nous affaiblir, par jalousie de la prospérité de notre planète et haine de notre mode de vie, qui n’est pas autant atteint par la décadence des modifications mécaniques et biologiques de nos propres corps : nous ne vivons pas dans le mensonge, nous.

Comment pourrions nous à nouveaux monter dans l’échelle des planètes, et être enfin à la tête du système solaire comme nous le devrions ? Et surtout, comment toi, tu pourras monter dans la hiérarchie sociale à la place qui t’es due ?

Et bien, c’est par ce qu’il les a fait monter qu’ils tomberont. S’ils sont monté aussi haut, s’ils ont autant grimpé dans l’échelle des puissants, c’est par jalousie. Une âme bien construite sait reconnaître sa place, et même s’il se montre féroce et digne pour atteindre le haut de l’échelle, il est capable de reconnaître quand il a atteint sa place.

Le monde est une jungle, mais une jungle avec un ordre. L’homme est un loup pour l’homme, mais c’est dans l’ordre des choses. Tu dois te respecter, respecter le corps et l’âme avec lesquels tu es né. Ils sont le métal qui te constituent, ils sont ce qui te définis. Chaque homme peut être considéré comme étant fait d’or, d’argent et de fer. Ils sont ce qui te donnera la place que tu mérites. Tu dois travailler toujours plus pour prouver de quel métal tu es fait. Tous seront en concurrence avec toi, et si tu t’obstines à refuser de jouer le jeu, tu seras écrasé par ceux qui le jouent. Si les forts sont à leur place, c’est parce que eux et leurs ancêtres ont été plus fort. Si les sages sont à leur place, c’est parce que eux et leurs ancêtres ont été plus fort.

Cependant, ils sont pleins de jalousie, et refusent leur place naturelle, et ont été prêt à tricher pour ça. En effet, les extra-terriens ne sont que des manuels et des techniciens : c’est pour compenser leur bassesse d’âme qu’ils ont inventé des moyens d’être plus fort, en modifiant leurs corps, leur ADN, en se rajoutant des implants bioniques. Ils n’en ont pas naturellement les capacités : n’est-ce pas sur Terre que tout les grands penseurs du passé ont vécu ? Notre planète est les conditions de l’homme, elles permettent de naître ce qui est de plus grand chez lui : ceux qui pense bien. Les extra-terriens ne respectent plus le corps dans lequel ils sont nés, et font toujours plus pour être plus puissant, et atteindre cette place qui ne leur ait pas due. C’est comme cela qu’ils ont grimpé aussi haut et qu’ils peuvent désormais t’exploiter toi.

Mais l’heure de la vengeance à sonné ! Les extra-terriens sont tellement jaloux que déjà ils commencent à s’entre-déchirer. Ils font des luttes stériles pour le pouvoir. Tandis que nous, en faisant une compétition saine mais féroce, pour que chaque personne puisse monter dans la société jusqu’à la place qu’il mérite, nous prouveront notre puissance. C’est une Terre unie grâce à nos leader éclairés et à la morale inflexible et où chaque personne est à sa place grâce à la libre concurrence qui ira lutter pour nous rendre à tous notre place dans l’échelle de l’univers.

Prouve que c’est toi qui mériterais d’avoir les haut sièges, les places importante, ou accepte la tienne. Tu dois montrer de quel métal tu es fait. Ne sois pas jaloux des sages et des forts de notre monde, mais lutte pour nous permettre à tous de mettre a bas ceux qui se sont accaparé la place naturelle des terriens ! »

Tel était le discours de l’idéologie de la Grande Union Terrestre. Tel était le discours qu’on enseignait dans l’état aux jeunes adolescents. Il fallait leur montrer ce qu’était la vie. Leur faire accepter cette vision du monde, la vision du monde moderne. S’ils ne jouaient pas le jeu, ils seraient des naïfs voir, pire encore, des « parasites ». Ils seraient un poids pour la société. S’ils cherchaient à truquer le jeu et leurs corps, ils seraient des traîtres.

Ils seraient une menace.

Telle était la morale qu’on enseignait dans la Grande Union Terrestre.

#Inktober2017 - Day 23. Climb

La ville de Rectus se réveillait ce matin avec colère. Dans la nuit, une atteinte aux symboles de la ville avait été fait. Un vandalisme honteux, une attaque qui n’aurait jamais dû être. Tous les poteaux, mats de panneaux et de lampadaires avaient été tordu, et noué. Les dégâts semblaient s’étendre sur toute la métropole. Plus un seul cylindre de métal n’était droit. Même le grand mat, symbole de la droiture de la ville, avait été touché par le mal mystérieux. Ce monument innovant vendu à un prix tout à fait concurrentiel par une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques dirigée par un ami du maire de l’époque, avec tous les lampadaires et poteaux de la ville.

Avant l’arrivée de ce mat, la ville n’avait jamais eu de symbole ou de monument. Cela coûtait trop cher. Non pas que la ville manquait spécialement d’argent, mais elle avait de bien meilleures utilisations. Mais lorsque la proposition avait été faite, il était vendu avec le reste, donc pourquoi se priver ? Depuis, le phallique monument était devenu un incontournable de la vie. Il était la fierté des habitants, malgré les mesquines moqueries des métèques à la métropole. A Noël, ils le décoraient même, avec des guirlandes. Si on exceptait le manque de piquants, de bois, d’odeur de pin et de vert, il pourrait presque passer pour un vrai sapin.

Cependant, cette attaque avait fait atteinte à cette pensée. Le maire déclara que c’était la droiture d’esprit même de la ville qui avait été nouée multiple fois comme ces mats pourtant forgés dans de l’acier. Que c’était la pensée rectiligne dont le maire était le garant – lui qui était maire après son père, son tonton rigolo, son grand-père, son arrière grand-père, et bien d’autres générations avant lui – qui avait été bistournée. La ville avait toujours fait pareil, pensé pareil, poussé sur une route droite depuis sa fondation. C’était le sentier vers le futur qui avait été rendu sinueux avec ces quelques tonnes de métal. Les psychologistes les plus renommés dirent que c’était même une émasculation symbolique de la ville.

L’occultiste du coin déclara que c’était une onde éléctro-magnétique, lié à une espèce extra-terrestre, qui avait tout tordu dans le but d’envoyer un message : que la course vers les étoiles étaient interdites à l’humanité. En nouant tout ce qui montait vers le ciel, ils avaient signifié que c’était le voyage spatial qui serait sinueux, et qu’ils feraient tout pour que les hommes n’aient pas une ascension rectiligne vers l’espace.

D’autres théories furent avancées : conspiration secrète, problème atmosphérique, ou « les jeunes ». Mais l’enquête sur ces énigmatiques torsions, sur ce noueux attentat, n’avançait pas. Les profils se succédaient, et nul ne semblait vouloir ni pouvoir effectuer de pareils actes. Des battut furent effectué. Pourtant, le coupable était simple à trouver : il suffisait que ce soit une personne ayant la capacité de tordre des centaines de barre d’acier de plusieurs dizaines de centimètre de diamètre en une seule nuit. Avec un tel profil, trouver le coupable ne pouvait qu’être simple ! Mais ce fut en vain.

Cependant, à l’insu de tous, reposait dans les archives d’une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques des documents sur la production de mars 1965. Elle indiquait un défaut de fabrication sur toute la production, et un débat sur comment réussir à écouler ce stock.

#Inktober2017 - Day 8. Crooked

Quand j’étais petit, j’ai régulièrement fait ce même cauchemar. Je courais, j’essayais d’éviter quelque chose, mais je ne faisais qu’allez de moins en moins vite. La lenteur me prenait, et j’avais l’impression que tout ce que je voyais au loin, tous les moyens de fuite étaient inaccessibles. Peut-être était-ce pour cela que je n’aimais pas trop courir, peut-être était-ce juste de la paresse.

Cependant, la vitesse gardait quelque chose d’attirant, malgré les faibles capacités de mes jambes. Être rapide, ce n’était pas simplement être dans une grosse voiture et jouer de l’accélérateur, non. Ce n’était non plus un intérêt pour les sportifs, qui à travers entraînements intensifs et produits chimiques avaient fait de leur vitesse leur métier. C’était rendre accessible ce qui était trop loin. C’était également la souplesse et la fluidité. Ce n’était pas temps la vitesse d’une fusée Ariane que ces mouvements souples et rapides qui en devenaient presque invisibles. Était-ce une attirance personnelle, où faisait-ce partie de ces nombreux fantasmes de l’enfance ?

Quand on est enfant, on court tout le temps. Il faut dire qu’on aime pas trop attendre. Courir, être rapide, c’est aussi le moyen de baisser la terrible, la funeste attente. On traîne des pieds pour éviter ce qu’on ne veut pas, mais on court vers ce que l’on veut. Même si ce n’était pas trop ce que je préférais, il m’arrivait de courir dans tous les sens quand j’attendais quelque chose. On nous dit d’attendre cinq minutes – c’est-à-dire une éternité. Mais nous, ce qu’on veut, c’est la suite. Mais ce n’était pas que de l’impatience. C’était aussi des sensations.

Dans la voiture, j’aimais par-dessus tout ouvrir la vitre. Je sentais le vent s’engouffrer, ébouriffer mes cheveux. D’un seul coup, je n’étais plus dans un véhicule incroyablement plus rapide que ma marche a pied, mais je faisais moi-même partie de cette sensation. Je regardais dehors, sur le côté de la route. J’imaginais quelqu’un avançait sur ces obstacles, ce jeu classique de l’enfance. Chaque élément du décor faisait alors partie de cette chorégraphie fantasmée, de ce ballet de mouvements imaginaires d’un personnage inexistant à travers des obstacles physiques. Un saut pour éviter un rocher, un tournoiement habile pour passer à travers une branche. Des flexions successives autour des poteaux qui défilaient à toute vitesse. À travers, ce jeu classique de l’enfance, c’était ce même attrait des mouvements rapides et souples, de la vitesse qui jouait.

Et le mieux, c’était d’avoir son propre véhicule. S’allonger sur une chaise de bureau – que dis-je, dans un fier et somptueux char – et courir pour se laisser emporter par l’inertie. On devenait d’un coup des fusées, capable de parcourir des distances incroyables, tels qu’un couloir et quelques salles. Se mettre sur un tourniquet, s’y accrocher pendant que des camarades le tournait. Dans ces moments, on était grisé par la vitesse. Dans ces moments, des sensations que l’on ne rencontrait pas dans la « vraie vie ».

Peut-être était-ce aussi ça : un des nombreux échappatoires que nos jeux et nos fantaisies nous offraient face à cette affliction qu’était le quotidien. Un de ces moments où il n’était plus question d’algèbre et de grammaire, de questions compliquées « réservées aux adultes » mais d’expériences et de plaisirs.

#Inktober2017 - Day 1. Swift

Procedente igitur mox tempore cum adventicium nihil inveniretur, relicta ora maritima in Lycaoniam adnexam Isauriae se contulerunt ibique densis intersaepientes itinera praetenturis provincialium et viatorum opibus pascebantur.

Quam quidem partem accusationis admiratus sum et moleste tuli potissimum esse Atratino datam. Neque enim decebat neque aetas illa postulabat neque, id quod animadvertere poteratis, pudor patiebatur optimi adulescentis in tali illum oratione versari. Vellem aliquis ex vobis robustioribus hunc male dicendi locum suscepisset; aliquanto liberius et fortius et magis more nostro refutaremus istam male dicendi licentiam. Tecum, Atratine, agam lenius, quod et pudor tuus moderatur orationi meae et meum erga te parentemque tuum beneficium tueri debeo.

  • Quod si rectum statuerimus vel concedere amicis,
  • Dum haec in oriente aguntur, Arelate hiemem agens
  • Quae dum ita struuntur, indicatum est apud Tyrum
  • Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis
  • Post haec indumentum regale quaerebatur et

Ideoque fertur neminem aliquando ob haec vel similia poenae addictum oblato de more elogio revocari iussisse, quod inexorabiles quoque principes factitarunt. et exitiale hoc vitium, quod in aliis non numquam intepescit, in illo aetatis progressu effervescebat, obstinatum eius propositum accendente adulatorum cohorte.

Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis inter suos rumore tenus esset insimulatus fovisse partes hostiles, iniecto onere catenarum in modum beluae trahebatur et inimico urgente vel nullo, quasi sufficiente hoc solo, quod nominatus esset aut delatus aut postulatus, capite vel multatione bonorum aut insulari solitudine damnabatur.

Isdem diebus Apollinaris Domitiani gener, paulo ante agens palatii Caesaris curam, ad Mesopotamiam missus a socero per militares numeros immodice scrutabatur, an quaedam altiora meditantis iam Galli secreta susceperint scripta, qui conpertis Antiochiae gestis per minorem Armeniam lapsus Constantinopolim petit exindeque per protectores retractus artissime tenebatur.

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