Kazhnuz

Le soleil commençait à peine à se lever, et avec ce nouveau jour débutait également une nouvelle quête. Notre héroïne se dirigeait vers le plus grand des trésors avec une discrétion toute aussi grande. Elle désirait un Saint-Grall : les fruits les plus juteux, dont le nectar était tel l’ambroisie des dieux anciens. Camille commençait sa quête quotidienne : Faire son petit déjeuner.

Cependant, il lui fallait être des plus prudents. Les grands maîtres du donjon dormaient encore. Là était tout le sel. Elle devait traverser les grandes crevasses du couloir, sautant sur les dalles qui tenaient en équilibre au-dessus d’un précipice sans fond, sans faire le moindre bruit. Mais elle n’avait pas peur : elle se savait capable d’un tel exploit, capable de réussir une telle quête, capable d’accomplir sa destinée. De bond leste en bond leste, la petite fille devenue grande héroïne effectua sa périlleuse manœuvre, dirigée par l’envie d’avoir accès à son juteux trésor. Ce furent de véritable kilomètre de corridor obscur, traversant le château.

Cependant, ce ne fut pas sa plus grande difficulté. En effet, devant la pièce du trésor se trouvait un énorme canidé, un chien-loup à la mâchoire terrible, au cri rugissant, et à la terrible habitude de piquer les mouchoirs chaussons : Le teckel de la famille. Heureusement, pour l’instant, la créature démoniaque était encore dans les bras de Morphée. L’aventurière commença à tenter de passer à côté, mais la créature commençait à ouvrir les yeux et bailler. Diable, que faire face à un tel coup du sort, une telle attaque ironique d’un destin toujours prompt à se moquer des pauvres hères qui tentaient d’échapper à sa cruelle griffe ?

Mais une idée vint subitement désarmer la destinée. L’héroïne s’élança vers la porte-fenêtre et l’ouvrit brutalement. Le canin, voyant ce mouvement brusque, eut immédiatement l’idée de fondre vers le jardin, se retrouvant alors emprisonné à l’extérieur, comme une andouille. La voie était libre. Le chien alla faire ses besoins, la première chose importante à faire chaque matin, puis revint atteindre avec un air un peu idiot devant la porte-fenêtre.

Mais une dernière épreuve l’attendait. Les fruits étaient en haut de l’armoire, des kilomètres au-dessus du sol. Alors commença la terrible ascension des meubles, pour accéder à la corbeille de fruits. Chaque prise n’était pas aussi stable que le voudrait la petite aventurière, mais pour la gloire et pour les fruits, pour leur sucre et leur pulpe juteuse. Elle grimpa difficile sur la table, et tendit la main, s’approchant de son Graal. Elle attrapa la corbeille, mais manqua de perdre l’équilibre. Elle élança d’un coup son bras pour se rattraper à l’armoire, tenant bien contre elle la corbeille avec les précieux fruits. Elle descendit ensuite avec prudence, s’asseyant sur le plan de travail avant de bondir vers le sol.

L’héroïne, se dirigea avec son trophée d’un pas fier vers la table de la salle à manger. Camille aimait énormément avoir des fruits pour son petit-déjeuner, et encore plus jouer. Sa quête était accomplie, mais moult autres l’attendaient encore dans sa vie.

Dans la voiture, l’enfant dort, épuisé. Il a été retrouvé.

C’est la fin d’un cauchemar.

C’était une simple visite dans une forêt, ce qui aurait dû être un moment de joie à visiter un endroit où ils allaient rarement. Une simple promenade en famille. L’enfant avait suivit d’un peu plus loin ses parents, répondant « oui oui » à chaque fois qu’ils lui disaient de ne pas trop s’éloigner. Mais s’était perdu. Il avait prit un autre chemin derrière leur dos, qu’il pensait être un raccourci, pour arriver devant eux. Mais il s’était perdu.

Il avait couru, les larmes aux yeux, tentant de retrouver son chemin. Il avait cru que courir l’aiderait à retrouver plus rapidement son chemin. Toutes les méthodes telles que chercher le nord grâce à la mousse des arbres. Il avait couru, appelé, crier. Mais seuls les écho de la forêt et les bruits des arbres lui avait répondu. Il avait subi la fatigue, épuisé par la peur, par sa propre course, et par le désespoir qui montait. Depuis combien de temps avait-il couru, perdu loin de ses parents ? 15 minutes, une heure, une demi-journée ? Il ne savait pas, le temps lui avait semblé infiniment long. Il s’en était voulu de mal avoir suivit, il s’en était voulu de ne pas avoir écouté les consignes de ses parents.

« Est-ce que je serais un jour retrouver ? Est-ce que je vais devoir rester ici à jamais, perdu loin de mes parents ? Comment vais-je manger ? Est-ce qu’il n’y a pas des grosses bêtes ici qui peuvent attaquer ? C’est quoi ce bruit ? Et celui-là ? »

Des sons qui avec la présence protectrice de ses parents lui aurait semblé être intéressants et intriguant lui avaient paru terrifiant, véritable dangers qui rodaient tapis entre les arbres et les buissons.

Ses parent conduisent la voiture, rassuré.

Ils l’avaient appelés, chacun de leur côté, avec leur téléphones pour se retrouver. Ils s’étaient maudits comme jamais dans leur vie. Ils avaient pensé à tout ce qu’ils auraient dû faire pour éviter cet incident. C’était inutile, mais ils n’étaient pas arrivé pas à s’en empêcher de toute la recherche. Ils s’en étaient voulu d’avoir fait reposer autant la responsabilité de ne pas se perdre sur lui, ils s’en était voulu de ne pas avoir fait plus attention.

Un moment inattention et leur enfant était parti. La peur les avait tiraillé : « Et s’il est blessé ? Il doit être terrifé à présent, tout seul dans les bois. A-t-il soif, a-t-il faim ? Il y a une rivière dans cette forêt, il peut se noyer dedans ! »

Tout les scénarios catastrophes leur était venu en tête, amplifiant leur panique.

Après un temps, ils avaient entendu ses cris. Ils avaient couru, et l’avaient retrouvé en pleur, blotti en boule, terrifié.

Ils aurait peut-être dû le rouspéter, mais en ce moment ils sont trop rassuré de l’avoir retrouver. Il est en vie. Leur fils est encore là, ils ne l’ont pas perdu. Et puis, à quoi bon le punir quand il avait déjà bien trop subit les conséquences de sa transgression ? Il comprendra la leçon.

Dans la voiture, l’enfant dort, épuisé par ces événements. Il a été retrouvé.

C’est la fin du cauchemar.

#Inktober2017 - Day 28. Found

Judith déglutit en se connectant à l’unité centrale. Le mécanisme de gestion de la planète demandait le sacrifice d’une personne, qui acceptait d’être relié jusqu’à la fin de sa vie à la machine pour en être le cœur conscient, le maillon humain qui empêchait la planète d’être contrôlée uniquement par la froide logique de la machine. Elle obtenait l’omniscience, l’omnipotence et l’omniprésence à l’échelle de la planète, mais abandonnait à jamais une vie normale. Cependant, peu de gens acceptaient un tel sort, et seule les personnes certifiées comme bonne pouvait l’accepter. Et Judith ne l’avait fait que pour éviter à une amie de le subir.

Elle était allongé sur le lit où elle passerait le reste de sa vie. Sachant que les personnes connectées recevaient des soins qui leur permettait d’atteindre plus de cent ans, elle allait passer dans les quatre-vingt ans accrochée à cette machine. Elle avait peur, mais elle était contente d’épargner à son amie de subir cela. Elle avait déjà pour but de tenter de passer quand même sa vie autour de son amie, telle un ange gardien. Par amour.

Sans un mot, les médecins l’accrochèrent.

Un bruit de cliquetis.

Judith sentit le flot des informations et des données se déverser dans sa tête, directement dans son esprit. Elle était reliée à la machine, elle s’était unie avec le réseaux. La sensation n’était pas un simple accès aux données sur l’univers numérique : elle faisait un avec la planète. Elle voyait chaque personne. Elle sentait sa personnalité se dilaté, mais faisait tout pour conserver son identité. C’était important. Elle devenait fractale. C’était comme si chaque fragment d’elle prenait une forme d’autonomie pour se concentrer sur une partie du monde. Elle était à chaque instant consciente de toute les Judith qui se rependaient sur toute le monde. Elle était partout à la fois, mais tout en restant unique.

Elle était désormais unie à la machine.

C’était une lutte pour conserver sa personnalité. Elle se sentait déchirée de toute part. Elle se sentait perdue dans l’immensité des informations. Elle en savait trop. Il fallait qu’elle trouve un moyen de continuer à exister pour ne pas être emportée à jamais dans le flot de données. Était-ce que subissaient tous ceux et celles sacrifiés à la machine ? Parmi les données qui faisaient désormais partie de ses pensées, il y avait les personnalités de tous ses prédécesseurs. Elle serrait les dents intérieurement : elle voulait rester elle-même.

Cependant, c’était comme si une question pernicieuse faisait désormais parti de son esprit : pourquoi résister, pourquoi lutter ? En effet, ne serait-ce pas plus simple, plus agréable de ne faire qu’un avec la machine. Judith se sentait prête à abandonner.

Cependant, elle ne voulait pas. Elle était Judith, elle était la fille de Clamin et Eveline, elle était l’ainée d’une fratrie, elle était amoureuse de Sarah. Elle avait sacrifié sa vie corporelle pour sauver cette dernière. Elle aimait les fruits sucrés et jouer au sports de ballons. Elle détestait les cours de grammaire mais adorait les math. Judith était une personne, et résisterait. Elle organisa toute les Judith, pour que toujours elles se souviennent d’elle. C’était sa personnalité, c’était son identité qui se propageait dans la machine. Si elle devait se dilater à travers toute la machine, elle ferait en sorte de ne pas se diluer dedans. Ses pensées seraient répétée à travers toute la mécanique virtuelle. Telle un écho qui s’assurait que son esprit ne se perdrait pas, goutte d’eau dans l’océan. Si elle devait tomber dans l’océan, elle ferait en sorte d’être elle aussi un océan entier.

Elle se concentra sur Sarah. Elle était en train de déprimer dans sa chambre, se fustigeant de sa lâcheté. Si elle n’avait pas fuit lorsqu’elle avait été désignée, Judith serait encore une humaine. Elle n’avait même pas pu assister à son intronisation, prise par la honte. Judith se concentra. L’ordinateur de Sarah. Un fichier texte qui apparaissait. Trois mots et un symbole.

« Je suis là ♥ »

#Inktober2017 - Day 26. United

« Les gardiens, comme vous savez, sont les garants d’un bon équilibre entre les deux mondes. Depuis la mort de Merlin et la fondation par cinq de ses disciples de l’Ordre, ils se sont occupé de baisser les ingérences de la magie sur Terre, et les ingérences des états terrestre sur la Contre-Terre, jusqu’à ce que notre existence deviennent un secret pour les terriens. Ils sont la barrière contre la prédiction la plus funeste qui a été faite : La guerre entre les deux mondes. »

Tobias s’approchait silencieusement dans la nuit, se remémorant les cours qu’il avait à l’université. Il portait encore son uniforme. Ses longs cheveux encadraient son visage à l’air particulièrement calme, éclairé cependant par ses yeux, qui luisaient légèrement comme à chaque fois qu’un être vivant utilisant la magie. Rien ses manières ne montrait la fureur qui l’habitait.

À l’origine, tout indiquait Tobias comme un futur rat de bibliothèque, entrant dans l’Académie, et étudiant les arts magiques. Tout, sauf un de ses désirs : améliorer le monde. Tobias aurait aimé être l’un des engrenages d’un mécanisme qui encouragerait le meilleurs, qui aiderait à produire un plus beau monde. Alors il s’était engagé chez les gardiens, était devenu plus fort et plus puissant. Il aurait voulu être l’une des clefs qui ouvraient la porte de la paix, il aurait voulu sauver des vies et aider des gens. Et c’est ce qu’il faisait. Tout aurait dû être pour le mieux.

Il glissait silencieusement dans les geôles. Infiltrer le bâtiment avait été un jeu d’enfant, il avait passé des jours à placer une malédiction en ces lieux pour réussir à endormir tout les gardes. Un véritable travail d’orfèvre fait en but de son attaque. Sa véritable mission allait pouvoir commencer : libérer ceux qui le suivaient. Jamais il n’aurait cru qu’il rentrerait dans la clandestinité. Il avait toujours été le premier de la classe. La personne sage et obéissante. Mais un jour il vit l’injustice profonde de son ordre. Une jeune femme de la Terre, qu’il ne connaissait absolument pas, ne voulu pas que son fils lui soit prit par son époux pour entrer dans l’ordre des gardiens sur la Contre-Terre. Quand celle-ci commença a évoquer la possibilité de révéler le secret, son époux monta alors tout un complot des plus terrible. L’homme enleva leur enfant, et disparu en emportant avec lui de la mémoire de sa femme tout souvenir de lui et leur enfant. Il fit croire au monde entier qu’elle avait perdu la raison et avait tué son époux et son enfant. Pour satisfaire les ambitions qu’il nourrissait envers son fils, cet homme avait détruit la vie de sa propre femme. Tobias avait remué ciel et terre pour qu’une sentence soit appliqué.

Mais le gardien était vu comme un héros, et toujours des excuses lui avaient été trouvées. Alors Tobias était allé plus loin, il avait quitté les gardiens. Si le secret entre les mondes était destiné à tuer et à détruire des vies, il fallait alors y mettre fin. Il avait commencé de manière légale. A faire porter son discours. Utiliser sa colère de manière rationnel. Mais petit à petit, tout était fait pour réduire au silence ceux qui ne voulaient pas du statu-quo. Alors son groupe entra dans la clandestinité.

Alors il se mit à combattre.

Arrivant devant les cellules, il récita son sortilège savamment préparé. Il avait passé des semaines à préparer cette évasion. Celles et ceux qui avaient décidé de le suivre avaient été capturé lors d’une bataille contre le magicien qui avait causé le début de toute cette histoire. Contre cet homme prêt à trahir sa propre femme et à détruire sa vie. Cependant, si Tobias avait surpassé son ennemi, tout cela avait été guet-apens, et ils avaient été capturé. Le rebelle avait dû attendre son heure dans l’ombre.

Mais désormais, ils fuyaient dans la nuit, loin de la prison et de ses gardes ronflants. La fureur de Tobias pourrait alors continué, tourné entièrement vers un objectif : arrêter à jamais les injustices et les horreurs faites au nom du secret de l’existence de la Contre-Terre.

#Inktober2017 - Day 18. Furious

Audren cherchait ses mots, mais rien ne lui venait en tête. Il savait qu’il devait dire quelque chose, mais n’osait pas. Un grand silence gêné régnait dans la salle de réunion des Gardiens.

À la base de toute cette histoire, un risque habituel, mais qui faisait toujours un choc quand il se produisait. Une nouvelle mission avait mal tourné. Une simple mission protégé un enfant tourmenté avec un poltergeist sur Terre. La bataille avait été rude, et l’enfant avait été blessé. Kenneth était enfoncé dans un fauteuil, un verre à la main. Il n’avais pas suffisamment bu pour être ivre, mais son état de déprime inquiétait tout de même Audren. Cela faisait quelques mois que les missions allaient mal, qu’il y avait des imprévus, et que le métier commençait à fatiguer Kenneth’. Et rien ne l’affectait plus que quand il y avait des innocents blessés lors d’une mission. Et plus ça continuait, plus il se sentait mal.

— Connards de Patterson, on peut jamais compter sur ces exorcistes d’opérette… grommela juste le jeune gardien, toujours furieux du refus d’envoyer de l’aide par la famille de professionnels de la gestion des spectres.

Il soupira.

— Enfin, c’est moi qui ait bien merdé, sur ce coup… rajouta-t-il en regardant le plafond.

Kenneth ne continua cependant pas de parler de ce qui le tracassait. Il estimait en avoir trop dit et était déjà gêné d’avoir avoué avoir envie de tout quitter parce qu’il s’en sentait pas capable. Audren avait envie de lui répondre qu’il avait du talent, qu’il était doué et que ce n’était qu’une mauvaise phase. Que les crasses, cela arrivait à tout le monde, et que statistiquement ce mois était pas top pour tout le monde. Cependant, rien ne sortait. Il devinait pourtant ce qu’il devait lui dire, ce qui était pour lui la vérité. Mais il n’osait pas, et le silence s’installait.

On lui avait toujours dit que la timidité c’était mignon. Peut-être, mais il y avait des moments. Aller, il devait trouver quelque chose à dire. N’importe quoi d’utile. Mais peut-être que c’était déjà trop tard ? Le silence s’était installé depuis plusieurs minutes. Peut-être que s’il le disait maintenant, cela allait sonner faux et que Kenneth allait encore plus déprimer en pensant qu’on voulait le rassurer mais qu’au fond, ses amis pensaient aussi qu’il foirait tout. Peut-être qu’il valait mieux se taire. Non, c’était stupide. Mais peut-être que c’était bien trop tard, et qu’il se disait déjà que ce silence.

Audren s’était toujours dit qu’il était bon pour écouter, et que c’était une de ses qualités. En effet, il acceptait d’écouter ce que ses amis avait sur le cœur, cela ne le dérangeait pas. Mais dans ce genre de moment, il se disait que ce n’était rien. Il se sentait jaloux de ceux qui arrivaient à trouver les bons mots, les mots juste – sans se rendre compte qu’eux aussi se foiraient, disaient des choses qu’ils ne devaient pas dire.

Mais dans sa peur de dire le mauvais mot, il s’était à la fois persuadé que tout ce qu’il dirait serait mal, et que tout ce que dirait quelqu’un d’autre serait meilleur.

Il inspira. Il devait se lancer.

— Je-je pense que tu t'es bien débrouillé, bredouilla-t-il. Tu as été fort et talentueux, tu t'es bien battut contre le spectre alors que c'est pas ta spécialité. On peut pas demadner à un forgeron de forger, euh non, de faire du paillage de chaise. Enfin si, s'il est passionné de paillage de chaise, si, il peut totalement le faire, je lui interdit pas ! Mais s'il fait pas de paillage de chaise, on peut pas lui demander. Bref, je voulais dire que ça n'a jamais été ta spécialité ni la mienne l'exorciste, on sait pas faire ça. On aurait du avoir un Patteson assigné pour pouvoir faire la mission ! Enfin, pour les Patterson, c'est pas d'être des exorcistes qu'on peut leur demander mais d'être des gros péteux !

Génial, se disait-il. Il avait bafouillé, il en avait trop fait - ce qui risquait de le faire paraitre soit être un fanboy soit pas sincère, il s'était perdu dans sa métaphore, et il avait terminé sur une note de mauvais humour gênant.

Alors qu'il s'attendait au pire, Kenneth pouffa de rire, et lui dit simplement : "T'as raison".

#Inktober2017 - Day 7. Shy

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