Kazhnuz

Celia avançait avec difficulté dans les vallées. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle était au fond de cette vallée, se dirigeant vers le monastère qu’on lui avait indiqué. « Au bout de la vallée, Après la statue ». L’ancienne aventurière avançait parmi les roches et les herbes hautes, faisant attention aux serpents et autres dangers de la montagne. L’ascension était pénible et difficile.

Arrivée au bout de la vallée, elle comprit qu’elle n’était pas très loin de son objectif. Une immense statue de roc brut, qui montait jusqu’au flanc des deux montagnes qui entourait la voyageuse, se dressait devant elle. Ce qu’elle représentait était pourtant simple : Juste une femme, qui portant un grand châle. Une figure presque fantomatique, peut-être une déesse ancienne ou une incarnation de la nature. Mais même si cette représentation ne surprenait en rien, cette statue la surplombait comme jamais une statue ne l’avait faite.

Quel âge avait cette colossale femme de roche ? Celia n’en avait aucune idée, mais les plantes et l’érosion semblait indiqué un age très ancien. Célia se prit à se demander comment cette statue avait pu voir le jour. Était-ce creusé dans le roc, avaient-ils amené ici la matière première ou avait-elle était creusé à partir de la vallée ? Elle n’avait ni les moyens, ni les connaissances de savoir à coup sûr les réponses. Mais cela n’empêchait pas les questions de venir et de se bousculer dans sa tête. Était-ce ne serait-ce que possible pour un peuple ancien de construire une telle chose ? Sur combien de temps ?

Toute la journée, Célia fit des hypothèses sur cette femme, cherchant à percer le mystère de cette statue.

Était-ce le travail de tout un peuple, rendant hommage à une cheffe qui les avaient protégés d’un clan ennemi ou d’une menace quelconque ? Sur des générations, ils avaient creusé la montagne ou un mégalithe pour créer cette statue, mué par leur envie de rendre un hommage postume. Était-ce la représentation d’oracles, de femmes mystiques en communion avec les esprits qui avaient livré à leur peuple des secrets cachés et des prédictions qui les avaient sauvés ? Un monument à ces femmes désormais anonymes, mais qui resteraient vivante grâce à cette création de roche brute. Une manière pour elle de ne pas tomber dans l’oubli.

Était-elle plus ancienne ou plus récente que le monastère ? Avait-elle veillé sur les moines, telle une mère de toutes celles et ceux qui priaient ici. Était-celle dont ils imploraient la protection, quand les sombres nuages de la fatalité semblaient s’abattre sur eux ? Était-ce à elle qu’ils attribuaient les guérisons miraculeuses, les coups de chances et les instants de bonheurs ? Était-ce elle que de jeunes couples en besoin d’enfant venaient voir, telle les déesses de la fécondité de jadis ?

La nuit tombait. Celia devait quitter ce colosse, cette statue, cette déesse ancienne, cette incarnation de la nature, cette cheffe, cet oracle, cette mère du monastère, cette divinité de la fécondité. Elle se sépara d’elle comme d’une vieille amie, se promettant d’y retourner pour la voir le plus régulièrement possible.

Elle n’était pas plus avancée qu’avant ses réflexions sur la vérité sur cette statue. Mais peu importait. Cette statue était désormais pour elle l’entrée vers un nouveau pas de sa vie, et sa compagne d’un moment de rêverie et d’imagination. La véritable histoire importait peu face à ce que lui avait fait vivre la simple vision et les questions que cette statue géante.

Judith déglutit en se connectant à l’unité centrale. Le mécanisme de gestion de la planète demandait le sacrifice d’une personne, qui acceptait d’être relié jusqu’à la fin de sa vie à la machine pour en être le cœur conscient, le maillon humain qui empêchait la planète d’être contrôlée uniquement par la froide logique de la machine. Elle obtenait l’omniscience, l’omnipotence et l’omniprésence à l’échelle de la planète, mais abandonnait à jamais une vie normale. Cependant, peu de gens acceptaient un tel sort, et seule les personnes certifiées comme bonne pouvait l’accepter. Et Judith ne l’avait fait que pour éviter à une amie de le subir.

Elle était allongé sur le lit où elle passerait le reste de sa vie. Sachant que les personnes connectées recevaient des soins qui leur permettait d’atteindre plus de cent ans, elle allait passer dans les quatre-vingt ans accrochée à cette machine. Elle avait peur, mais elle était contente d’épargner à son amie de subir cela. Elle avait déjà pour but de tenter de passer quand même sa vie autour de son amie, telle un ange gardien. Par amour.

Sans un mot, les médecins l’accrochèrent.

Un bruit de cliquetis.

Judith sentit le flot des informations et des données se déverser dans sa tête, directement dans son esprit. Elle était reliée à la machine, elle s’était unie avec le réseaux. La sensation n’était pas un simple accès aux données sur l’univers numérique : elle faisait un avec la planète. Elle voyait chaque personne. Elle sentait sa personnalité se dilaté, mais faisait tout pour conserver son identité. C’était important. Elle devenait fractale. C’était comme si chaque fragment d’elle prenait une forme d’autonomie pour se concentrer sur une partie du monde. Elle était à chaque instant consciente de toute les Judith qui se rependaient sur toute le monde. Elle était partout à la fois, mais tout en restant unique.

Elle était désormais unie à la machine.

C’était une lutte pour conserver sa personnalité. Elle se sentait déchirée de toute part. Elle se sentait perdue dans l’immensité des informations. Elle en savait trop. Il fallait qu’elle trouve un moyen de continuer à exister pour ne pas être emportée à jamais dans le flot de données. Était-ce que subissaient tous ceux et celles sacrifiés à la machine ? Parmi les données qui faisaient désormais partie de ses pensées, il y avait les personnalités de tous ses prédécesseurs. Elle serrait les dents intérieurement : elle voulait rester elle-même.

Cependant, c’était comme si une question pernicieuse faisait désormais parti de son esprit : pourquoi résister, pourquoi lutter ? En effet, ne serait-ce pas plus simple, plus agréable de ne faire qu’un avec la machine. Judith se sentait prête à abandonner.

Cependant, elle ne voulait pas. Elle était Judith, elle était la fille de Clamin et Eveline, elle était l’ainée d’une fratrie, elle était amoureuse de Sarah. Elle avait sacrifié sa vie corporelle pour sauver cette dernière. Elle aimait les fruits sucrés et jouer au sports de ballons. Elle détestait les cours de grammaire mais adorait les math. Judith était une personne, et résisterait. Elle organisa toute les Judith, pour que toujours elles se souviennent d’elle. C’était sa personnalité, c’était son identité qui se propageait dans la machine. Si elle devait se dilater à travers toute la machine, elle ferait en sorte de ne pas se diluer dedans. Ses pensées seraient répétée à travers toute la mécanique virtuelle. Telle un écho qui s’assurait que son esprit ne se perdrait pas, goutte d’eau dans l’océan. Si elle devait tomber dans l’océan, elle ferait en sorte d’être elle aussi un océan entier.

Elle se concentra sur Sarah. Elle était en train de déprimer dans sa chambre, se fustigeant de sa lâcheté. Si elle n’avait pas fuit lorsqu’elle avait été désignée, Judith serait encore une humaine. Elle n’avait même pas pu assister à son intronisation, prise par la honte. Judith se concentra. L’ordinateur de Sarah. Un fichier texte qui apparaissait. Trois mots et un symbole.

« Je suis là ♥ »

#Inktober2017 - Day 26. United

Un vieux téléphone Nokia pété. Un vieux souvenir du lycée. Retrouvé dans une caisse en cherchant un câble Ethernet. Je ne sais pas depuis combien de temps je l’ai vu. Il ne marche pas, et même d’un point de vue technique c’est un vieil appareil sous une antique version de Symbian, un système tellement ancien qu’il doit être vérolé de toute partie. Des ordinateurs cassé. Rien a en faire à présent. Mais offerts par des amis. Offerts par mon père. Une carte de transport périmée qui ne marche qu’à Rennes. Mon vieux sac cassé que j’avais en cours là-bas. Pourquoi garder tout cela ? Je suis incapable de jeter quoi que ce soit dans tout cela.

Ces objets n’ont plus aucune utilité objective. Ils prennent la poussière et ne sont regardé que lorsque je me sens mélancolique. Ai-je peur de passer à autre chose dans certains cas, de me dire que ces parties de ma vie soit finies ? Oui et non. Ils sont une partie de moi. Une piste vers le passé. Un souvenir d’une époque de ma vie, des tickets de métro d’un voyage à Paris, des souvenirs de mes ex, de mes amis que j’ai perdu à cause de l’éloignement, de mes conneries ou d’une faucheuse de merde… Et beaucoup de souvenirs de mon père, des photos, des écrits de souvenirs que j’ai avec lui. Tout ces objets, du plus au moins cher, sont ces pistes. Des pistes vers des fragments de vie et de temps qui existent quelque part en moi, qui existe quelque part dans le lieu ou je vis. Vers ce qui a été, vers ce qui aurait pû être. Ils sont le rappel qu’il existe quelque chose avant aujourd’hui, ils sont les souvenirs de tous ces instants, toutes ces personnes qui ont participé à me construire.

Le passé est un chemin, et ces objets en sont la piste.

Je commence à prendre la route sur ce chemin sinueux. Chaque étape est une nouvelle période de ma vie. Le collège, le lycée, la faq, l’ESPE. Différent établissement scolaire, différentes villes, différents groupes d’amis. Des amours. Des erreurs. Des ruptures. Des douleurs. Ne pas se voir sur la liste des admissibles à un concours. Des pertes. Une soirée ou je me suis mis mal. Le deuil. La dépression, cette ombre qui nous ronge et attend toujours de revenir. Une engueulade pour me remettre les idées au clair. Un concert d’un groupe de lycée. Une amie qui m’accompagne quand je suis allé me faire percer l’oreille. Cette soirée ou on s’est maté des vieux nanars. Des moments intimes, d'égarements, où l'on s'oublie et baisse nos barrières. Des longues discussions par SMS ou par messagerie instantanée, des amitiés qui existent et durent malgré les kilomètres, malgré mes phases de silence. Des jeux dans des escalators avec mon frère tandis que mes parents travaillaient pour un festival de science-fiction. Des rencontre qui n’ont pas duré, mais dont le souvenir lui a duré. Ma famille, mes amis, ceux que je ne peux plus revoir, ceux que j’ai peur de revoir, ceux que je ne veux pas revoir.

Chacune des étapes est une nouvelle rencontre, un nouveau souvenir qui sommeillait et qui se réveille brutalement. Comme si, plongé dans le présent, on en avait jusqu’à oublié d’où on venait. Certaines étapes sont des pièges, des souvenirs trop mauvais pour être revisité. Des boites de pandore que je n’ouvrirais pas. Je me hâte alors dans les bois, vers d’autres souvenirs plus petit mais qui ne piégeront pas. D’autres étapes sont douloureuse parce qu’elles rappellent les erreurs, les fautes. Ce que je n’aurais pas dû faire. Alors là la question se pose : y aller, ou refuser d’y aller ? Parfois, nous voulons fuir les souvenirs qui nous font honte, ceux où on se dit qu'à un moment, on a été une mauvaise personne. Mais ces souvenirs sont important, parce qu'ils faut les comprendre pour ne pas recommencer ces fautes. Il faut alors respirer un grand coup, et ouvrir la porte de l’étape.

Mais la piste de la mémoire peut elle-même devenir un piège. Nous pouvons alors nous complaire de marcher et remarcher toujours dans ces sentiers mnémonique. Nous pouvons nous perdre alors dans ce labyrinthe au murs de miel qu’est la nostalgie. On continue de vivre dans la piste de la mémoire, perdant l’autre piste, toute aussi importante : celle du présent. Il faut savoir entrer dans le passer pour le comprendre, mais en sortir pour pouvoir vivre.

Je range ces objets dans leur boite. Ils en ressortiront, mais pour l’instant, il est l’heure d’être dans le présent.

#Inktober2017 - Day 25. Trail

« Bienvenue dans Abraxia, la nouvelle capitale de la Grande Union Terrestre ! L’ensemble des douze gouvernements de notre future union planétaire ont construit cette ville pour être le symbole de notre nouveau idéal, notre tremplin vers l’avenir. Abraxia est la ville qui devint Utopia : Notre monde est encore loin d’être idéal, mais nous le construiront.

Nous savons ce que tu penses, cher nouvel habitant : comment pourrons-nous enfin retrouver la place qui nous est due ? Les anciennes colonies de la Terre se sont rebellé, malgré tout l’argent que nous avons dépensé pour leur fournir de l’air. Ils ont créé la guerre civile chez nous pour nous affaiblir, par jalousie de la prospérité de notre planète et haine de notre mode de vie, qui n’est pas autant atteint par la décadence des modifications mécaniques et biologiques de nos propres corps : nous ne vivons pas dans le mensonge, nous.

Comment pourrions nous à nouveaux monter dans l’échelle des planètes, et être enfin à la tête du système solaire comme nous le devrions ? Et surtout, comment toi, tu pourras monter dans la hiérarchie sociale à la place qui t’es due ?

Et bien, c’est par ce qu’il les a fait monter qu’ils tomberont. S’ils sont monté aussi haut, s’ils ont autant grimpé dans l’échelle des puissants, c’est par jalousie. Une âme bien construite sait reconnaître sa place, et même s’il se montre féroce et digne pour atteindre le haut de l’échelle, il est capable de reconnaître quand il a atteint sa place.

Le monde est une jungle, mais une jungle avec un ordre. L’homme est un loup pour l’homme, mais c’est dans l’ordre des choses. Tu dois te respecter, respecter le corps et l’âme avec lesquels tu es né. Ils sont le métal qui te constituent, ils sont ce qui te définis. Chaque homme peut être considéré comme étant fait d’or, d’argent et de fer. Ils sont ce qui te donnera la place que tu mérites. Tu dois travailler toujours plus pour prouver de quel métal tu es fait. Tous seront en concurrence avec toi, et si tu t’obstines à refuser de jouer le jeu, tu seras écrasé par ceux qui le jouent. Si les forts sont à leur place, c’est parce que eux et leurs ancêtres ont été plus fort. Si les sages sont à leur place, c’est parce que eux et leurs ancêtres ont été plus fort.

Cependant, ils sont pleins de jalousie, et refusent leur place naturelle, et ont été prêt à tricher pour ça. En effet, les extra-terriens ne sont que des manuels et des techniciens : c’est pour compenser leur bassesse d’âme qu’ils ont inventé des moyens d’être plus fort, en modifiant leurs corps, leur ADN, en se rajoutant des implants bioniques. Ils n’en ont pas naturellement les capacités : n’est-ce pas sur Terre que tout les grands penseurs du passé ont vécu ? Notre planète est les conditions de l’homme, elles permettent de naître ce qui est de plus grand chez lui : ceux qui pense bien. Les extra-terriens ne respectent plus le corps dans lequel ils sont nés, et font toujours plus pour être plus puissant, et atteindre cette place qui ne leur ait pas due. C’est comme cela qu’ils ont grimpé aussi haut et qu’ils peuvent désormais t’exploiter toi.

Mais l’heure de la vengeance à sonné ! Les extra-terriens sont tellement jaloux que déjà ils commencent à s’entre-déchirer. Ils font des luttes stériles pour le pouvoir. Tandis que nous, en faisant une compétition saine mais féroce, pour que chaque personne puisse monter dans la société jusqu’à la place qu’il mérite, nous prouveront notre puissance. C’est une Terre unie grâce à nos leader éclairés et à la morale inflexible et où chaque personne est à sa place grâce à la libre concurrence qui ira lutter pour nous rendre à tous notre place dans l’échelle de l’univers.

Prouve que c’est toi qui mériterais d’avoir les haut sièges, les places importante, ou accepte la tienne. Tu dois montrer de quel métal tu es fait. Ne sois pas jaloux des sages et des forts de notre monde, mais lutte pour nous permettre à tous de mettre a bas ceux qui se sont accaparé la place naturelle des terriens ! »

Tel était le discours de l’idéologie de la Grande Union Terrestre. Tel était le discours qu’on enseignait dans l’état aux jeunes adolescents. Il fallait leur montrer ce qu’était la vie. Leur faire accepter cette vision du monde, la vision du monde moderne. S’ils ne jouaient pas le jeu, ils seraient des naïfs voir, pire encore, des « parasites ». Ils seraient un poids pour la société. S’ils cherchaient à truquer le jeu et leurs corps, ils seraient des traîtres.

Ils seraient une menace.

Telle était la morale qu’on enseignait dans la Grande Union Terrestre.

#Inktober2017 - Day 23. Climb

Le soleil commençait à peine à se lever, et avec ce nouveau jour débutait également une nouvelle quête. Notre héroïne se dirigeait vers le plus grand des trésors avec une discrétion toute aussi grande. Elle désirait un Saint-Grall : les fruits les plus juteux, dont le nectar était tel l’ambroisie des dieux anciens. Camille commençait sa quête quotidienne : Faire son petit déjeuner.

Cependant, il lui fallait être des plus prudents. Les grands maîtres du donjon dormaient encore. Là était tout le sel. Elle devait traverser les grandes crevasses du couloir, sautant sur les dalles qui tenaient en équilibre au-dessus d’un précipice sans fond, sans faire le moindre bruit. Mais elle n’avait pas peur : elle se savait capable d’un tel exploit, capable de réussir une telle quête, capable d’accomplir sa destinée. De bond leste en bond leste, la petite fille devenue grande héroïne effectua sa périlleuse manœuvre, dirigée par l’envie d’avoir accès à son juteux trésor. Ce furent de véritable kilomètre de corridor obscur, traversant le château.

Cependant, ce ne fut pas sa plus grande difficulté. En effet, devant la pièce du trésor se trouvait un énorme canidé, un chien-loup à la mâchoire terrible, au cri rugissant, et à la terrible habitude de piquer les mouchoirs chaussons : Le teckel de la famille. Heureusement, pour l’instant, la créature démoniaque était encore dans les bras de Morphée. L’aventurière commença à tenter de passer à côté, mais la créature commençait à ouvrir les yeux et bailler. Diable, que faire face à un tel coup du sort, une telle attaque ironique d’un destin toujours prompt à se moquer des pauvres hères qui tentaient d’échapper à sa cruelle griffe ?

Mais une idée vint subitement désarmer la destinée. L’héroïne s’élança vers la porte-fenêtre et l’ouvrit brutalement. Le canin, voyant ce mouvement brusque, eut immédiatement l’idée de fondre vers le jardin, se retrouvant alors emprisonné à l’extérieur, comme une andouille. La voie était libre. Le chien alla faire ses besoins, la première chose importante à faire chaque matin, puis revint atteindre avec un air un peu idiot devant la porte-fenêtre.

Mais une dernière épreuve l’attendait. Les fruits étaient en haut de l’armoire, des kilomètres au-dessus du sol. Alors commença la terrible ascension des meubles, pour accéder à la corbeille de fruits. Chaque prise n’était pas aussi stable que le voudrait la petite aventurière, mais pour la gloire et pour les fruits, pour leur sucre et leur pulpe juteuse. Elle grimpa difficile sur la table, et tendit la main, s’approchant de son Graal. Elle attrapa la corbeille, mais manqua de perdre l’équilibre. Elle élança d’un coup son bras pour se rattraper à l’armoire, tenant bien contre elle la corbeille avec les précieux fruits. Elle descendit ensuite avec prudence, s’asseyant sur le plan de travail avant de bondir vers le sol.

L’héroïne, se dirigea avec son trophée d’un pas fier vers la table de la salle à manger. Camille aimait énormément avoir des fruits pour son petit-déjeuner, et encore plus jouer. Sa quête était accomplie, mais moult autres l’attendaient encore dans sa vie.

#Inktober2017 - Day 19. Juicy

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