Kazhnuz

La ville de Rectus se réveillait ce matin avec colère. Dans la nuit, une atteinte aux symboles de la ville avait été fait. Un vandalisme honteux, une attaque qui n’aurait jamais dû être. Tous les poteaux, mats de panneaux et de lampadaires avaient été tordu, et noué. Les dégâts semblaient s’étendre sur toute la métropole. Plus un seul cylindre de métal n’était droit. Même le grand mat, symbole de la droiture de la ville, avait été touché par le mal mystérieux. Ce monument innovant vendu à un prix tout à fait concurrentiel par une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques dirigée par un ami du maire de l’époque, avec tous les lampadaires et poteaux de la ville.

Avant l’arrivée de ce mat, la ville n’avait jamais eu de symbole ou de monument. Cela coûtait trop cher. Non pas que la ville manquait spécialement d’argent, mais elle avait de bien meilleures utilisations. Mais lorsque la proposition avait été faite, il était vendu avec le reste, donc pourquoi se priver ? Depuis, le phallique monument était devenu un incontournable de la vie. Il était la fierté des habitants, malgré les mesquines moqueries des métèques à la métropole. A Noël, ils le décoraient même, avec des guirlandes. Si on exceptait le manque de piquants, de bois, d’odeur de pin et de vert, il pourrait presque passer pour un vrai sapin.

Cependant, cette attaque avait fait atteinte à cette pensée. Le maire déclara que c’était la droiture d’esprit même de la ville qui avait été nouée multiple fois comme ces mats pourtant forgés dans de l’acier. Que c’était la pensée rectiligne dont le maire était le garant – lui qui était maire après son père, son tonton rigolo, son grand-père, son arrière grand-père, et bien d’autres générations avant lui – qui avait été bistournée. La ville avait toujours fait pareil, pensé pareil, poussé sur une route droite depuis sa fondation. C’était le sentier vers le futur qui avait été rendu sinueux avec ces quelques tonnes de métal. Les psychologistes les plus renommés dirent que c’était même une émasculation symbolique de la ville.

L’occultiste du coin déclara que c’était une onde éléctro-magnétique, lié à une espèce extra-terrestre, qui avait tout tordu dans le but d’envoyer un message : que la course vers les étoiles étaient interdites à l’humanité. En nouant tout ce qui montait vers le ciel, ils avaient signifié que c’était le voyage spatial qui serait sinueux, et qu’ils feraient tout pour que les hommes n’aient pas une ascension rectiligne vers l’espace.

D’autres théories furent avancées : conspiration secrète, problème atmosphérique, ou « les jeunes ». Mais l’enquête sur ces énigmatiques torsions, sur ce noueux attentat, n’avançait pas. Les profils se succédaient, et nul ne semblait vouloir ni pouvoir effectuer de pareils actes. Des battut furent effectué. Pourtant, le coupable était simple à trouver : il suffisait que ce soit une personne ayant la capacité de tordre des centaines de barre d’acier de plusieurs dizaines de centimètre de diamètre en une seule nuit. Avec un tel profil, trouver le coupable ne pouvait qu’être simple ! Mais ce fut en vain.

Cependant, à l’insu de tous, reposait dans les archives d’une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques des documents sur la production de mars 1965. Elle indiquait un défaut de fabrication sur toute la production, et un débat sur comment réussir à écouler ce stock.

Uther était prêt. Il avait vérifié tout son équipement, de quoi survivre, de quoi réussir à fuir si le danger devenait trop important. Des vêtements lisses, antidérapant, avec une forte capacité de protection. Des chaussures confortable pour avancer d'un pas ferme et décidé. Aucun ne devait réussir à agripper à lui, et toute substance sortant de leur bouche devait pouvoir être lavée vite. Uther pensa à sa famille, à sa femme, à ses enfants, pour se donner du courage. Il se devait de réussir cette épreuve.

Il allait devoir traverser l’espace où ils grouillaient. Où ils pouvaient la voir. Où ils se rapprocheraient sûrement d’elle. Ce n’était pas qu’il les détestait. C’était plus une capacité peu courante à les voirs comme ils étaient. Leurs grands yeux vides et globuleux qui la fixait si il s’approchait, comme s’ils se préparaient à faire quelque chose. Les bruits bizarres quand ils s’approchaient de lui. Les substances indéfinies – et qu’il ne souhaitait surtout pas définir – qui pouvaient s’en échapper. Ils étaient de l’autre côtés. Il les voyait comme les création du diable qu'ils étaient

Il se maudissait. Tout cela à cause d’une erreur bête, tout cela à cause d’un oubli. Il n'avait pas fait attention, et avait laissé un document important. Et pour le chercher maintenant, il devait aller dans la salle ou ça grouillait, dans la salle avec les sons étranges.Lorsque l’informaticien avait accepté ce post, il savait qu’il devrait faire quasiment tous les bâtiments de la ville. Tout ce que possédait la commune contenait des ordinateurs, et tous demandaient souvent d’être réparés. Il se devait d’intervenir partout ou il y avait des pannes, quel que soit l’endroit, même dans les pires lieux, les plus dangereux.

Et même dans cette antichambre de l’enfer, cet antre délabré né du pêché et qui abritait des êtres vils et répugnants. Des êtres dégoulinant, bruyant, qui s’attaquaient les uns les autres. Des êtres sournois, capable de torturer juste par jeu. Les cris et les bruits étaient audibles de l’autre côté de la porte. Il allait falloir y aller, traverser tout ça.

Il hésitait. Devait-elle y aller véritablement ? N’y avait-il pas une autre solution ? Il savait qu’il avait absolument besoin de ce dossier. Que sans lui, il ne pouvait pas avoir les informations nécessaires pour modifier les pilotes. Fichue technologie, qui le trahissait au pire moment ! Encore une fois, les machines montraient qu’elles n’étaient pas digne de confiance. Mais il pouvait peut-être travailler sur autre chose, le temps que ça se calme ? Trouver un autre truc à faire, et le faire lentement pour repousser l’échéance ?

Uther se ressaisit. Il devait être fort. Rendre fièrs sa famille, sa femme et ses enfants. Vaincre l’adversité. Que valait-il si il abandonnait face à la difficulté ? Que valait-il, si il n’affrontait pas la peur, l’horreur. Ce n’était pas parce que ça grouillait de ces créatures qu’il devait abandonner. Il devait affronter sa peur, réussir à passer le fouillis. Il devait voir cela comme une épreuve. Et faire attention à ne pas marcher sur un. Ce serait le pire. Il inspira et expira lentement.

Il était prêt.

Uther devait aller chercher le dossier contenant toutes les données sur les ordinateurs. Et pour cela, il devait traverser la salle de jeu de la crèche, infestée par la plus vile créature : les enfants des autres.

#Inktober2017 - Day 13. Teeming

Procedente igitur mox tempore cum adventicium nihil inveniretur, relicta ora maritima in Lycaoniam adnexam Isauriae se contulerunt ibique densis intersaepientes itinera praetenturis provincialium et viatorum opibus pascebantur.

Quam quidem partem accusationis admiratus sum et moleste tuli potissimum esse Atratino datam. Neque enim decebat neque aetas illa postulabat neque, id quod animadvertere poteratis, pudor patiebatur optimi adulescentis in tali illum oratione versari. Vellem aliquis ex vobis robustioribus hunc male dicendi locum suscepisset; aliquanto liberius et fortius et magis more nostro refutaremus istam male dicendi licentiam. Tecum, Atratine, agam lenius, quod et pudor tuus moderatur orationi meae et meum erga te parentemque tuum beneficium tueri debeo.

  • Quod si rectum statuerimus vel concedere amicis,
  • Dum haec in oriente aguntur, Arelate hiemem agens
  • Quae dum ita struuntur, indicatum est apud Tyrum
  • Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis
  • Post haec indumentum regale quaerebatur et

Ideoque fertur neminem aliquando ob haec vel similia poenae addictum oblato de more elogio revocari iussisse, quod inexorabiles quoque principes factitarunt. et exitiale hoc vitium, quod in aliis non numquam intepescit, in illo aetatis progressu effervescebat, obstinatum eius propositum accendente adulatorum cohorte.

Siquis enim militarium vel honoratorum aut nobilis inter suos rumore tenus esset insimulatus fovisse partes hostiles, iniecto onere catenarum in modum beluae trahebatur et inimico urgente vel nullo, quasi sufficiente hoc solo, quod nominatus esset aut delatus aut postulatus, capite vel multatione bonorum aut insulari solitudine damnabatur.

Isdem diebus Apollinaris Domitiani gener, paulo ante agens palatii Caesaris curam, ad Mesopotamiam missus a socero per militares numeros immodice scrutabatur, an quaedam altiora meditantis iam Galli secreta susceperint scripta, qui conpertis Antiochiae gestis per minorem Armeniam lapsus Constantinopolim petit exindeque per protectores retractus artissime tenebatur.

Premier article

Devant toi, une infinité de lignes, qui fondent à travers l’espace, vers un horizon obscur. Des lignes qui s’entrecroisent, se séparent. Chaque ligne est un univers, et tu sais qu’à l’intérieur de chacune de ces lignes se trouve une infinité de fils de vie, chacun commençant et se terminant en un point d’une des lignes de monde. Chacun se divisant à chaque ramification d’univers. Une même personne, dispersées sur une infinité de temporalités et de possibilités.

Devant toi, des mondes exactement comme le tien, qui semblent étrangement identique à celui d’où tu viens. Quelques petits détails qui diffèrent… où peut-être pas ? Un monde qui pourrait être le tiens, mais qui ne l’est pourtant pas. Cette personne, existait-elle ? Cette action, est-ce qu’il s’est véritablement déroulée comme cela ? Comment est-ce qu’à bien pu se passer cet événement du passé dont on ne sait pas grand-chose ? Chaque fragment d’action qui diffère suffit à créer un univers qui est différent de celui d’où tu viens.

Devant toi, une infinité de futur possible, de présent possible et même de passé possible. Une infinité d’uchronie. Où un événement aurait pu faire sombrer le monde vers quelque chose de différent. Vers un autre monde. Et si l’Empire Romain avait pu trouver une structure stable lui permettant de continuer à exister ? Et si Hitler était mort dans sa première tentative ratée de Putsch ? Et si les grandes révolutions ne s’étaient jamais passée ? Et si l’URSS n’était pas tombée ? Et si Christophe Colomb avait coulé ? Et si…

Devant toi, une infinité de futur possible, par rapport à ton présent. De quoi sera fait demain ? Quels sont les facteurs, dans l’infinité d’événement que vit le monde aujourd’hui qui influeront de ce que sera le monde dans lequel tu continueras ta vie, dans lequel les enfants qui naissent aujourd’hui vivront ? Est-ce que tout est joué d’avance, ou est-ce que la contingence et ses accidents, dans leur infini ironie, propulseront ton univers vers un futur que nul n’aurait pu deviner ? Est-ce que lorsque tout semblera aller pour le mieux, un coup du sort, un crime, un coup d’état, l’action terrible de ceux qui veulent imposer leur puissance feront naître un sombre destin ? Est-ce que lorsque tout semblera aller pour le pire, un coup de chance, une découverte, des idées, l’espoir de chacune des destinées qui constitue ce monde feront naître un futur plus radieux ?

Devant toi, une infinité de mondes aux règles toutes différentes. Des mondes qui ne fonctionnent pas selon les mêmes lois que le notre. Univers qui pourraient sembler imaginaire, mais qu’un pacte te fait accepter quand tu les lis. Magie, mystique, divinités… tu acceptes tout cela, combien même ils ne te semblent pas être présent dans ton monde, à condition que le monde reste cohérent. Tu suspends ton incrédulité et tu acceptes l’étrange implicite que contient cette histoire : quelque part, au milieu des infinies possibilités du multivers, pourrait se cacher le monde qui t’es décrit. Un fin fond d’un des mondes possibles, se trouverait la fantasy, les créatures mythiques et les orques. Ces épopées épiques seraient celles de mondes qui existent, quelque part à travers cette infinité des fils des Moires des mondes.

Écrivains et lecteurs, voici la mer dont vous êtes les navigateurs, voici les cieux que vous traversez avec vos aéronefs de verbes. Voici les terres que vous explorez, terres d’hypothèses où chaque possibilité peut exister, où vous pouvez découvrir chacune des ramifications des questions que vous vous posez, qui s’étendent pour former des lieux, des intrigues et des êtres.

Oyez ce discours, celui d’un de ces nombreux passeurs. Mais vous en êtes aussi un, à chaque fois que vous vous imaginez comment quelque chose a ou aurait pu se passer, à chaque fois que vous vous questionnez, à chaque fois que vous vous poser la simple question « et si ? », à chaque fois que vous imaginez comment le monde pourrait être. Toute histoire est avant tout une question. Une question qui fait naître un univers. Qu’il te paraisse possible où non, il existe quelque part, dans cette infinité de probabilité. À chacun de ces instants, tu es navigateur, tu es explorateur.

Soyez tous bienvenus dans le véritable multivers, celui de la pensée et des histoires. Maintenant, c’est à vous d’écrire la suite de cette histoire.

De ces histoires.

De vos histoires.

1. Introduction

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