Kazhnuz

Le kazhnuz familier (Kazhnuzis Familiaris), aussi appelé kazhnuz commun, katos (une qualification un peu abusivé lié à une espece apparentée) ou kazh-noisette est un animal paisible des campagnes ligériennes. Longtemps qualifié de cryptide par les spécialiste, un spécimen a cependant été découvert en Janvier 1993, nous permettant ainsi d’étudier ses habitudes et son mode de vie.

Animal à la longue crinière, il se remarque souvent par le fait qu’il arbore des couleurs vives, le rendant visible de loin. Son régime alimentaire est composé en grande partie de végétaux, de céréales et de nourriture épicée, mais également de fromage. En fait, on peut même élaborer des pièges pour le capturer, en utilisant du fromage (bien fort si possible).

Sédentaire et peu sociable, le kazhnuz vit en grande partie dans sa tanière, où à des habitudes pour le moins étranges. Parmi celles-ci, nous avons pu remarquer une tendance à créer des histoires diverses et variés, et l’élaboration d’habillage graphique. Certains de ses rituels cruels consistent à faire souffrir des personnages fictifs, pour ensuite déplorer leur souffrance. Certains zoologistes ont affirmé l’avoir aperçu faire des dessins, mais cette affirmation n’a que peu de soutiens dans les milieux scientifique. Il peut également se lancer dans des discours philosophiques plein d'entrain sur des sujets difficilement compréhensible, sur des sujets tel que le logiciel libre, l'éducation, la narration ou les animaux mignons.

Pour déterminer avec certitude si un kazhnuz s’est installé chez vous, il y a quelques signes qui ne trompent pas : Disparition progressive de votre fromage, apparition soudaine du système d’exploitation Linux sur vos ordinateurs. Vous retrouverez également des histoires gribouillé de manière illisible sur des papiers qui traîneront un peu partout – et qu’il se plaint toujours de ne plus trouver.

Pour éviter ce genre de désagrément, il est possible de l’amadouer avec des plats épicés. Avec cela, vous pouvez même le domestiquer facilement (la menace de lui couper les cheveux marchant également pour le rendre obéissant - enfin, vous pouvez le menacer de lui couper pas mal d'autres trucs et ça marchera, mais c'est pas très gentil-gentil, hein). Il s’entendra alors bien avec vos animaux et vos enfant (par contre il peut finir par leur donner des leçons de mathématiques ou d’histoire).

Celia avançait avec difficulté dans les vallées. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle était au fond de cette vallée, se dirigeant vers le monastère qu’on lui avait indiqué. « Au bout de la vallée, Après la statue ». L’ancienne aventurière avançait parmi les roches et les herbes hautes, faisant attention aux serpents et autres dangers de la montagne. L’ascension était pénible et difficile.

Arrivée au bout de la vallée, elle comprit qu’elle n’était pas très loin de son objectif. Une immense statue de roc brut, qui montait jusqu’au flanc des deux montagnes qui entourait la voyageuse, se dressait devant elle. Ce qu’elle représentait était pourtant simple : Juste une femme, qui portant un grand châle. Une figure presque fantomatique, peut-être une déesse ancienne ou une incarnation de la nature. Mais même si cette représentation ne surprenait en rien, cette statue la surplombait comme jamais une statue ne l’avait faite.

Quel âge avait cette colossale femme de roche ? Celia n’en avait aucune idée, mais les plantes et l’érosion semblait indiqué un age très ancien. Célia se prit à se demander comment cette statue avait pu voir le jour. Était-ce creusé dans le roc, avaient-ils amené ici la matière première ou avait-elle était creusé à partir de la vallée ? Elle n’avait ni les moyens, ni les connaissances de savoir à coup sûr les réponses. Mais cela n’empêchait pas les questions de venir et de se bousculer dans sa tête. Était-ce ne serait-ce que possible pour un peuple ancien de construire une telle chose ? Sur combien de temps ?

Toute la journée, Célia fit des hypothèses sur cette femme, cherchant à percer le mystère de cette statue.

Était-ce le travail de tout un peuple, rendant hommage à une cheffe qui les avaient protégés d’un clan ennemi ou d’une menace quelconque ? Sur des générations, ils avaient creusé la montagne ou un mégalithe pour créer cette statue, mué par leur envie de rendre un hommage postume. Était-ce la représentation d’oracles, de femmes mystiques en communion avec les esprits qui avaient livré à leur peuple des secrets cachés et des prédictions qui les avaient sauvés ? Un monument à ces femmes désormais anonymes, mais qui resteraient vivante grâce à cette création de roche brute. Une manière pour elle de ne pas tomber dans l’oubli.

Était-elle plus ancienne ou plus récente que le monastère ? Avait-elle veillé sur les moines, telle une mère de toutes celles et ceux qui priaient ici. Était-celle dont ils imploraient la protection, quand les sombres nuages de la fatalité semblaient s’abattre sur eux ? Était-ce à elle qu’ils attribuaient les guérisons miraculeuses, les coups de chances et les instants de bonheurs ? Était-ce elle que de jeunes couples en besoin d’enfant venaient voir, telle les déesses de la fécondité de jadis ?

La nuit tombait. Celia devait quitter ce colosse, cette statue, cette déesse ancienne, cette incarnation de la nature, cette cheffe, cet oracle, cette mère du monastère, cette divinité de la fécondité. Elle se sépara d’elle comme d’une vieille amie, se promettant d’y retourner pour la voir le plus régulièrement possible.

Elle n’était pas plus avancée qu’avant ses réflexions sur la vérité sur cette statue. Mais peu importait. Cette statue était désormais pour elle l’entrée vers un nouveau pas de sa vie, et sa compagne d’un moment de rêverie et d’imagination. La véritable histoire importait peu face à ce que lui avait fait vivre la simple vision et les questions que cette statue géante.

#Inktober2017 - Day 10. Gigantic

100TC - 14. Smile

Le ciel était orangé comme son habitude dans les cieux de Manco Capac, et l’étoile Cuzco était visible dans le ciel, un immense disque rouge. L’air était comme toujours frais sur la planète. Même en étant la plus proche des planètes de la zone habitable de l’étoile, Manco Capac était la plus fraîche.

Mais l’air frais était aussi ce qui faisait son charme. Ainsi que ses grands espaces à explorer, à découvrir, à habiter. Cette planète, à l’origine vierge de vie, était un nouveau terrain d’aventure, d’exploration. Et cette fois, se disait Tiso, ce ne serait pas aux dépens d’autres peuples. Aucune des planètes de Cuzco n’était habité. Cependant, à une année lumière se trouvait une étoile autour de laquelle il y avait des traces de vie. La petite planète avait été assez rapide à terraformer, et était l’une des premières communautés extra-terrestres qui avaient été formées grâce au projet Dandelion.

Tiso vivait dans un village fermier dans les plaines qui entouraient la capitale Quri Kancha, sur le continent de Vilcabamba. Ils étaient la première génération arrivée sur la planète, il y a de cela six ans. Le jeune homme se souvenait encore du jour de l’atterissage, après quelques années d’orbite durant la terraformation. Ça avait été une grande fête improvisée sur le train d’atterissage, et qui avait durée plusieurs jours. À la fin de la fête, un discours des différents chefs religieux, politiques et culturels présent dans le voyage avait annoncé ce qui était le nouvel espoir du projet Dandelion : Ils étaient sur une nouvelle terre, qu’ils allaient devoir construire ensemble. Ils avaient le droit à un nouveau départ, à une nouvelle possibilité de faire les choses d’une nouvelle manière.

Même si tout n’était pas blanc, ce projet de construire ensemble une planète, une civilisation, était ce qui faisait sourire les habitants du vaisseau Manco Capac. Ils n’étaient pas bien nombreux : à peine quelques millions, sans compter les enfants, qu’ils soient en stases ou non. Était-ce assez ? Ils étaient sûrs que oui.

Depuis, l’espace s’étendait. Ils construisaient de nouveaux villages autour de la ville, et déjà des bateaux étaient lancés pour découvrir les nouveaux continents, et commencer à y vivre. Les animaux s’acclimataient généralement bien. Petit à petit, ce nouveau monde se construisait. Il n’était pas comme l’ancien : De nouvelles expérimentations de sociétés s’y faisaient, des cultures pouvaient y prospérer plus facilement que sur Terre, et les premiers éléments d’une culture commune continuaient à se former.

Depuis Manco Capac, les scientifiques commençaient à réfléchir à comment ils allaient observer, voir entrer en communication avec les formes de vie sur les planètes du soleil voisin. Ils ne voulaient pas répéter les horreurs du passé – surtout quand bien des habitants de la planète étaient descendants de victimes de la colonisation. Ils ne voulaient pas non plus être les « méchants aliens envahisseurs » des films de science-fiction.

Il y avait parfois des conflits. Certains se demandaient comment les choses se passaient, sur la lointaine terre-mère. Les récoltes n’étaient pas toujours faciles, et il fallait apprivoiser cette nouvelle terre : Quelle plante pouvaient pousser ici, comment allait être le climat ? Parfois, des pluies catastrophiques détruisaient tout. Ils découvraient à leur dépend que la zone était sismique.

Cependant, ils reconstruisaient. Ils avançaient et tentaient d’améliorer les choses.

Parce qu’ils avaient un but. Parce qu’ils avaient un projet. Parce qu’ils avaient un avenir.

Et à travers l’espace, se disait Tiso, des centaines de petites graines d’humanités avaient été plantés. Chacune permettant à des cultures différentes de revivre, chacune permettant à de nouveaux modèles de se former. La diversité de l’espèce humaine se diffusait à travers le cosmos. Des planètes inhabitées se retrouvaient habités. Des premières rencontres se faisaient quand une planète non-habitée était voisine d’une autre habitée – il fallait espérer désormais qu’elles se passent bien, et que les fautes du passé ne soient pas répétées. On était dans le début d'une nouvelle ère. Comme tout changement de cette envergure, il était à la fois effrayant et excitant. Tout était possible. Les meilleurs futurs comme les pires dystopies. Cependant, les habitants de Manco Capac avaient décidé de sourire. Parce qu'ils espéraient un futur meilleur.

On avait soufflé sur le pissenlit, et ses graines s’en allaient se disperser à travers l’espace.

14. Smile

Attaque d'arachides sur la ville de Washington D.C.

On croyait que ce genre de phénomène n'arrivait que dans les mauvaises parodies de films Hollywoodiens. Mais cela c'est passé ce matin. Les habitants de la ville se sont réveillés à l'aube sous les pleurs et les cris des enfants. Que se passait-il ? Rien de moins que le pire cauchemar qui pouvait arriver pour tous les allergiques aux arachides de la capitale des States. En effet, la ville où réside le président des États-Unis a été attaquée par une cacahuète géante. la surprise est générale. Pourtant, un pareil événement était arrivé dans la cité de New-York, où le quartier de Manhattan avait été attaqué par un monstre géant en guimauve en l'année 1984.

Nous ne connaissons pas encore précisément les intentions de l'envahisseur, si ce n'est des conjectures qui nous laisse à penser que cette arachide voudrait libérer ses semblables. Cette hypothèse semble être confirmée par la libération des paquets de cacahuètes dans maints supermarchés. Sommes-nous à la veille de tomber sous le joug arachidien ? En effet, le président Obama est décédé pendant l'attaque : les États Unis se retrouvent sans président. La cacahuète a déjà dans son camp les membres du Tea Party, qui arguent que c'est toujours mieux qu'un président noir.

L'ONU à décrété l'État d'Urgence. Chaque nation va préparer une attaque à l'encontre de la créature, pour libérer la ville. Mais les deux premières attaques, mené par la France et par la Chine ont échouées : Les vingt tonnes de cuisses de grenouilles sont tombé sur Boston et le missile « made in China » s'est disloqué. Le Mexique voisin, bien que ne faisant pas parti du conseil de sécurité, a décrété qu'il interviendrait sans attendre, avec une armée de Chihuahua mexicain, qui bien que souvent moqués, compteraient en fait parmi les espèces les plus dangereuses. Quant au Royaume Uni, ils préparent un ampli de deux virgule vingt et uns gigawatt qui servirait à utiliser comme arme la chanson God Save the Queen.

En France, le combat est rude entre les Syndicats et l'Élysée. Le président Sarkozy a décrété que « La menace des cacahuètes ne passera pas sur notre territoire. Les Français travaillent et ont donc le droit à la sécurité. Ils nous faut vaincre cette menace. Mais cela demande un effort. Une taxe sur la cacahuète sera voté d'ici la semaine prochaine. » tandis que les Syndicats déclament leur slogan dans une grande manifestation à Paris. « Les Arachides ne sont pas des Arachnides ». « Soit chère et tais-toi. » se battent contre les « Remontons les bretelles aux apéritifs ». Un blocus des usines de Petit Filou à commencé, ce qui pourrait provoquer une pénurie (voir reportage page neuf : « Yoplait cache des cacahuète ? »).

En Amérique du Sud, le Pérou et la Bolivie sont déjà tombé sous des dictatures militaires anti-cacahuète. « C'est arrivé à Washington, pourquoi cela n'arriverais pas à Lima ? » demande Henri Arachphobe, français de 34 ans expatrié au Pérou. Toute le monde semblent donc en émoi face à cette nouvelle menace, particulièrement effrayante. Le pape s'est même prononcé : « La cacahuète est la cause des maux. Vivez sainement et manger cinq fruit et légume par jour pour atteindre le paradis » Mais ne nous y trompons pas. C'est pour les Etats Unis que le danger est le plus imminent. Et cette menace semble encore plus grande que celle des gilets jaunes fluorescent pour les collégiens.Martin Étang, reporter à la revue Mouton Bleu.

Attaque d'arachides sur la ville de Washington D.C.

Engrenage

Un champ de bataille. Vide de toute vie. Mais pas de toute trace de vie. Des corps gisent sur l'herbe grasse. Ils sont déjà froid. L'herbe est tacheté de sang. Une hirondelle vole dans le ciel. Elle est horrifié par ce macabre spectacle.

C'est un mensonge. Elle chante pour le vainqueur qui va ramener la paix. Nous avons marqué une victoire mémorable. Nous avons vu nos courageux soldats se faire assassiner par les sauvages Autres. Oser dire que chaque camp est l'autre est une horrible propagande.

Regardez les, regardez la complainte de celui qui ne veut voir son fratricide, regardez la haine que ces gens vous dans les petites différences qu'ils voient dans un reflet, différence qui deviennent imperfections, imperfections qui deviennent tares.

« Je sais que tu penses qu'ils sont pareil. Tu ne vaux pas mieux qu'eux. Ils ont commis des crimes de guerre. Tu ne veux pas me croire ? Pourtant, tu l'a vu aussi bien que moi. Le champs de bataille. La mort. Les corps abandonné, car les Autres nous empêches de récupéré nos morts. Nous ne faisons que justice, en les empêchant d'offrir sépulture à leur misérable race. »

- Ils sont comme nous.
- Ils n'ont rien de commun avec nous.
- Ils sont notre visage dans le miroir.
- Ils sont notre opposé, notre négatif.
- Ils sont né comme nous, et ils mourront comme nous.
- Ils mourront dans la lâcheté, et nous dans la gloire.
- Ils possèdent une vie comme la notre, aussi précieuse.
- Ils seront tous condamné à mort pour crime contre l'humanité.
- Ils sont humains, comme nous.
- Ils ont dénié leur humanité en nous trahissant.
- Ils ont la raison, tout comme nous.
- Ils n'en ont pas, sinon ils n'aurait pas dénié notre gouvernement.
- Ils n'ont que remis en question des points de notre culture.
- Si tu n'es des nôtres, tu es alors des leurs.

Tourne, cycle amer de la haine, tourne à jamais...

« La roue tourne et t'emporte, tu ne peux réfléchir, maintenant méfies-toi, celui là te regarde, cet Autre qui t'en veux, cet Autre que tu déteste, il est toi tu es lui, cette horreur terrible, par lui vois l'enfer, la souffrance éternelle, elle est en son âme, image dans ton miroir, miroir de ton psyché, tue et dit de les tuer, fuit cette peur de toi même, fuis ce toi que tu ne peux voir que dans ses yeux.

Et ainsi à jamais, l'engrenage tournera. »

Et l'engrenage tourna.
Brisez-le de vos masses.
En nôtre nom sauvez les.
En leurs nom sauvez vous.

Ils n'ont pas tout perdu.
Vous n'avez pas tout perdu.
Evitez le malheur.
Réparez notre inéluctable échec.

Engrenage

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