Kazhnuz

Bienvenue dans le monde de la lune
Monde d'étoile et de noir infini,
Monde de la nuit obscure.
Tout est sombre, tout est mystère,
Monde duquel les gens ont peur,
Univers de Croque-Mitaines
Et de monstres sous les lits.

Mais si la nuit est la période de l'obscure,
C'est paradoxalement l'ère de la vue,
Nous découvrant le voile du ciel,
Voile cachant les étoiles et les planètes,
Comme si la lumière ne nous permettait qu'une vue du proche
Et le noir offrait à notre œil l'infini.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rêves et des cauchemars.
Monde plongé dans la brume des songes,
Ces moments que l'on adore ou que l'on exècre,
Nos espoirs les plus fous et nos pires tourments.
Le noir nous fait oublier l'autour un moment,
Pour nous plonger dans notre propre psyché.

Pour connaître les autres, il nous faut nous connaître,
Autrui est soi et nous sommes les autres.
Si nous ne pouvons nous juger,
Si seul l'œil de l'autre peut nous percer,
A travers la brumes des songes se trouve notre subconscient,
Univers intangibles d'angoisse et de désirs.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rues vides et sombres,
Monde des balades solitaires.
Un petit vent frais me fait frisonner,
Mais au final, je me sens bien,
Un moment parfait pour réfléchir sur l'infini,
Un moment parfait pour rêver tranquillement.

Je ne suis finalement pas si déçu d'avoir loupé mon bus
Personne ne m'attend, je suis seul à l'appartement
Je n'ai pas à me presser, aucune obligation.
Pas de fatigue, seul bonheur d'habitude pourtant négative.
Je marche à travers tant de lieux connus,
Mais que je redécouvre dans le noir...

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des erreurs, des petits malheurs,
Monde des non-dits, des oublis et des retards.
Rien de cela n'est vraiment grave, vous pouvez les oubliez.
Riez des petits démons du quotidien, détruisez leur pouvoirs.
S'ils ne vous énervent pas, ils ne sont rien,
Vous pouvez les vaincre par un sourire.

Vous n'avez pas besoin d'être un Épicure ou un Stoïciens,
Il vous suffit d'un petit rire, et de vous dire « Tant Pis »
« Je n'ai pas fait ce que je voulais, ce sera pour plus tard »
Le monde n'est pas une horloge parfaite
Un emploi du temps, de comptable,
ou un et un font tout le temps deux.

Acceptez, l'inconnu, l'imprévu, l'absurde et les petits ratés,
Ils font partie du quotidien, et sont les épices d'une vie.

Le silence

Savoir quoi dire n'est pas toujours difficile.
Parfois ce n'est pas l'absence de message qui isole.
Parfois, le silencieux n'est pas celui qui ne sait pas.
Parfois, mettre en ordre les mots est difficile.

Ces jours-là, rien ne sonne juste.
Ces jours-là, les mots perdent leur sens.
Ces jours-là, tout est dissonant.
Comment alors encore parler ?
Comment alors encore rire ?
Comment alors encore même pleurer ?

Dire à une personne que l'on tient à elle.
Mais seul le silence règne.
Dire à une personne qu'elle nous fait souffrir.
Mais seul le silence règne.
Vouloir se révolter contre tout les microtyrans du quotidiens
Mais seul le silence règne.

Enfermé dans un mutisme, enfermé dans sa propre conscience.
Les seuls mots dit sont ceux du quotidiens.
Mots tellement répétés et utilisés qu'ils en sont usés.
Est-ce la complexité de nouveau mot qui effraie ?

Les phrases difficiles sont pourtant simple.
Parfois est-ce juste « oui » ou « non »
Parfois est-ce un « je suis là ».
Mais le mutisme reste. Encore et toujours.
Le mur est invisible mais présent.
La peur est impalpable mais présente
Dans ces mots devenus morts de n'être usés.

Est-ce l'impression de devoir dire quelque chose d'exceptionnel ?
Est-ce la peur que le message soit mal compris, mal prit ?
Est-ce l'envie que le message soit beau par lui même,
Comme le serait une simple forme vide ?

Le silencieux lui même ne le sais pas.
Le silencieux n'a que quelques mots résonnants inlassablement.
Le silencieux ne sait que dire, le silencieux est perdu.
« Je ne peux pas »

Et alors encore une fois il se tait.
Et alors encore une fois il a perdu.

Le silence

Apathie

Il se pensait sage, il pensait avoir trouvé la solution,
Il pensait avoir trouvé l’essence d’une vie réussie.
Il avait effectivement étudié toute une vie,
Il avait observé, il avait analysé, il avait déduit.
Mais il était tombé dans le piège de l’apathie.

Des malheurs et des embûches avaient tracé son parcours,
Diverses souffrances et pleurs l’avaient reclu dans son esprit.
C'était cela qu'il en avait tiré la solution radicale,
De ne plus s'investir dans la vie de ceux qui l'entoure,
De ne plus chérir ni accorder d'importance à quoi que ce soit.

Il pensait avoir rejoint les sages Epicures ou Lucrèce,
Il pensait avoir quitté la souffrance pour rejoindre l’ataraxie.
Mais ce n’était qu’une vie stérile, fuyant toute émotion forte,
Ce n'était pas une vie d'hermite, mais il se sentait seul.
Une vie enfermée et recluse, même quand il était entouré.

« Pour vivre heureux, vivons caché », « L’homme est un loup pour l’homme »
Notre sage se disait volontiers « misanthrope », et « tout mépriser ».
Même ceux qui veulent l’aider n’ont plus droit qu’à de cinglantes répliques.
Même ceux qui veulent l’aimer n’ont plus droit qu’à une carapace d’acier.
Mais ce cynisme n'était pas méchant, juste l'effet d'une peur bleu de souffrir.

Mais quand il se retrouvait à souffrir de solitude, de manque,
C'était avec sincérité qu'il ne comprenait pas.
Il se mettait à penser que tous le haïssait, même ceux qui l'aimaient
Il pensait que c'était par pitié qu'ils ne le rejetait pas.
La peur, insidieuse, commençait à tout envahir.

Son ataraxie, et même son apathie n'est plus qu'un grand vide.
Même lui ne pense plus qu’il va trouver le bonheur…
Il pense à la fois que c'est de sa faute, et de celle du monde entier.
De sa faute d'être aussi nul, de celle du monde entier d'être aussi cruel.

Et c'était comme si jamais il ne voyait son erreur.

Apathie

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