Kazhnuz

Memento Mori

Tu fuis, tu fuis dans la nuit, tu espères survivre,
Tu fuis et tu crains la mort comme tout ceux de ton espèce
Le divertissement ne suffit plus à te protéger de l'angoisse.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ce que tu feras ne te protégeras, rien ne te fera survivre.
Comme un programme, tu rencontrera une fois, tu arrêteras de fonctionner,
Ta vie ce sera accomplie, plus rien ne marchera en ton corps.
Tu vivant tu passeras à l'inerte, et seul tes os resteront...

Souviens toi que tu vis, souviens toi que tu ressens,
Souviens-toi que tu souffres, souviens-toi que tu jouis,
Souviens-toi que tu as peur, souviens-toi que tu espères.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ta fuite en avant ne te protégeras,
Ton destin fut scellé au moment même ou tu fut conçus.
Simple mélange d'ADN mais mécanique complexe et donc fragile...
Tout se brise, ta vie fera de même. Le jour arrivera, tu le sais.

La vie elle même est le cancer qui te ronge.
Même en pleine forme elle t'aura.
Ne fuis plus, petit enfant, abandonne toi au désespoir.
C'est ce que moi, la grande faucheuse attend de toi.

Memento Mori, comme disait les latins,
Souviens-toi de cette fin qui te sera prochaine,
Tu ne sais pas quand, mais elle arrivera, soit en certains.
Quitte le divertissement et rejoint un monastique désespoir.

Cela fait déjà quelques mois, que tu t'es enfermé,
Ne sortant plus par simple peur d'un accident.
Tu te sens tellement en sécurité, sauf évidemment,
Quand chaque semaine, tu dois aller chercher de la nourriture.

Un simple télétravail, tes clients ne voient jamais ta tête,
C'est vrai, quoi, ils pourraient être de cruels assassins.
Ta paranoïa t'as perdu, tu n'est plus que l'ours dans sa caverne,
Mais qui ne sort qu'à contrecoeur, pour aller chercher pitance.

Mais un jour en te levant, une étrange faiblesse t'avais prit.
Peut être que ta nourriture si sûre n'était pas assez,
Tu t'étais condamné à petit feu, et aujourd'hui je viens.
Moi la grande faucheuse, recueillir ton âme.

Memento Mori, c'est en me fuyant que tu m'as rejoint.

Ouverture

Bonjour et bienvenue dans mon petit cirque,
Théâtres des passions, jeu d'âmes simulées.
C'est un faux monde qui s'offre a vous,
Reflets d'un univers d'altérité et de similarité.

Bonjour et bienvenue dans la plume d'un esprit,
Un parmi tant d'autre, un comme tant d'autre.
Est-ce son unicité qui le rend similaire ?
Est-ce sa similarité qui le rend unique ?

Bonjour et bienvenue dans mon petit monde.
Ici la nuit est blanche et les jours sont noirs.
On y parle de souffrance, de mort, de vie et de joie.
Les rires des enfants et leurs cris sur les mines

Bienvenue dans un monde impur, sans extrêmes ni milieu
Si vous voyez tout en rose, quittez ces lieux.
Si vous voyez tout en noir, quittez ces lieux.

Bienvenue dans l'antre de celui qui aime choquer,
Qui aimer exagérer exprès pour voir les gens réagir,
Qui adore voir les gens pour un rien s'exciter,
J'aime voir dans les regards le dégout et le mépris.

Peut-être suis-je un esprits tordu, incapable de faire le bien,
Mais vous savez, ne me cherchez pas d'excuse, ce n'est pas la peine.
Je ne mérite pas que l'on essaie de rattraper tout ce que j'écris ici,
Parce que je fais tout cela simplement pour le plaisir.

Par delà moi, on va vers les folies banales.
Par delà moi, on va vers les petits souffrances.
Par delà moi, des âmes errantes, perdues sans grandioses.
Par delà moi, plus de justice mais quelques rares réconforts.

Je ne suis qu'une autre porte des enfers,
Mais d'un enfer minuscules, banal, et perdu entre d'autres.
L'enfer que vous voyez toujours ou bien sans cesse ignorez.
L'enfer et le paradis sont partout, regardez tout autour de vous.

Si vous n'aimez pas que des gens soient différents de vous
Si vous ne voyez que des « Autres » qui vous dégouttent dans ceux qui aiment faire penser.
Alors vous ne vivrez que dans une bulle.

Ouverture

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