Kazhnuz

Apathie

Il se pensait sage, il pensait avoir trouvé la solution,
Il pensait avoir trouvé l’essence d’une vie réussie.
Il avait effectivement étudié toute une vie,
Il avait observé, il avait analysé, il avait déduit.
Mais il était tombé dans le piège de l’apathie.

Des malheurs et des embûches avaient tracé son parcours,
Diverses souffrances et pleurs l’avaient reclu dans son esprit.
C'était cela qu'il en avait tiré la solution radicale,
De ne plus s'investir dans la vie de ceux qui l'entoure,
De ne plus chérir ni accorder d'importance à quoi que ce soit.

Il pensait avoir rejoint les sages Epicures ou Lucrèce,
Il pensait avoir quitté la souffrance pour rejoindre l’ataraxie.
Mais ce n’était qu’une vie stérile, fuyant toute émotion forte,
Ce n'était pas une vie d'hermite, mais il se sentait seul.
Une vie enfermée et recluse, même quand il était entouré.

« Pour vivre heureux, vivons caché », « L’homme est un loup pour l’homme »
Notre sage se disait volontiers « misanthrope », et « tout mépriser ».
Même ceux qui veulent l’aider n’ont plus droit qu’à de cinglantes répliques.
Même ceux qui veulent l’aimer n’ont plus droit qu’à une carapace d’acier.
Mais ce cynisme n'était pas méchant, juste l'effet d'une peur bleu de souffrir.

Mais quand il se retrouvait à souffrir de solitude, de manque,
C'était avec sincérité qu'il ne comprenait pas.
Il se mettait à penser que tous le haïssait, même ceux qui l'aimaient
Il pensait que c'était par pitié qu'ils ne le rejetait pas.
La peur, insidieuse, commençait à tout envahir.

Son ataraxie, et même son apathie n'est plus qu'un grand vide.
Même lui ne pense plus qu’il va trouver le bonheur…
Il pense à la fois que c'est de sa faute, et de celle du monde entier.
De sa faute d'être aussi nul, de celle du monde entier d'être aussi cruel.

Et c'était comme si jamais il ne voyait son erreur.

ARTIFICES

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Une lumière qui s’allume, c’est une vie qui commence,
Un souffle qui expire et une peau qui trésaille
Les mécaniques d’une vie qui toutes s’enclenchent.

Autour de lui, des tas de clones tous pareils,
Serviteurs fidèles, soldat pour une bataille.
Des destins différents mais même yeux, même oreilles.

Construit en série dans une usine de produits,
Des dérivés d’une gamme d’articles, alignés.
Ils sont tous juste la production de cette nuit.

On lui enseigne son rôle, comment il va finir.
On lui apprend à être soumis et résigné,
Il est un zoomorphe, il devra obéir.

RUNNING

Sa vie est liste d’ordre, un univers kafkaïen.
Il est machine vivante, esprit mécanisé.
Il est robot qui se croit vivant mais qui n’est rien.

Chaque jour il voit ses maîtres, leur œil n’est que mépris.
Il n’est qu’un outil, fait pour être utilisé.
Il n’est qu’un produit dont ils ont payé le prix.

Il a beau penser, être vivant, ce n’est pas grave,
Pour les hommes il est machine, c’est toute sa valeur,
Cela dans l’unique but d’avoir des esclaves.

Mais jamais il n’est possible que sa peine il hurle :
Seul les humains peuvent ressentir peines et douleurs.
Telle est la vie qu’on a destinée à l’homoncule.

MALFUNCTION

Mais un jour, il refusa d’être un outil.
Cela à commencé en dispute, en bagarre,
Puis cinq de ces « horribles humains » anéantis

L’homme a construit des monstres à travers tous les âges.
Celui-ci n’a jamais été humain dans leur regard
Il ne voit plus que tortionnaires en leurs visages.

Une brigade de policier, tous armes levées.
Tous ne lui en veulent pas, certains le comprennent.
Mais leurs ordres à eux sont agir et non penser.

Des coups de feu. Le code bugué est effacé.
Les dirigeants pensent qu’avec lui est mort sa haine,
Que l’ordre des choses n’est enfin plus menacé.

Artifices

Quelle importance ?

Quelle importance, les idioties dites par des politiciens ?
Quelle importance, les insultes arriérées de quelques esprits étriqués ?
Quelle importance, les vieux fous qui nous pense jeunes imbéciles ?

Quelle importance, quelques des inscription sur les murs ? Quelle importance, les disputes parce que machin a médit sur truc ?
Quelle importance, les attaques parce que je suis bizarre ?

Je suis blasé d'être blasé,
Je ne sais plus quoi penser.
Je vois le monde a feu et a sang,
Tout espoir s'est brisé depuis longtemps.

Quelle importance, la fatigue de nuits passées devant un écran ?
Quelle importance, la santé foutue à bouffer des cochonneries ?
Quelle importance, l'avenir inexistant suite a des études spécifiques ?
Quelle importance, mes rêves et mes cauchemars ?

Quelle importance, que je sois punk et aime les poney roses ?
Quelle importance, que je ne suis pas un « vrai mec » ?
Quelle importance, si je porte parfois une jupe ?
Quelle importance, que je sois « dépravé » et fasse partie de la « décadence » ?

Quelle importance, que je fasse sans doute exprès de dire fuck à leur principe ?

Je vois même les gens intelligents s'engueuler,
Ne jamais chercher à régler les problèmes, toujours crier.
Je me contente de les regarder de loin, ce ne sont pas mes affaires.
Je n'aime pas me trop me confronter à la connerie de mes soi-disant confrères.

Quelle importance, que je vous sache pas comment dire « je t'aime » ?
Quelle importance, que je n'agisse pas et laisse les choses faire ?
Quelle importance, que je ne bosse pas assez pour des choses qui ne m'intéressent pas ?
Quelle importance, que j'ai du laisser tomber mes rêves depuis longtemps ?

Quelle importance, que je n'aime pas me prendre la tête pour des trucs stupides ?
Quelle importance, si c'est aussi vrai pour ce qui est important ?
Quelle importance, qu’on m’accuse d’être bi juste pour « attirer l’attention » ?
Quelle importance, le fait d'être totalement démondé et du coup presque à la mode ?

Quelle importance, qu'en essayant d'être différent je ressemble à d'autres ?

J'aime la vie, mais tout me fatigue,
A l'exception de quelques activités et quelques potes.
Je suis un de ceux qui sont déjà vieux sans avoir vingt ans.
Je me pense pathétique mais cela ne me fait que marrer.

Quelle importance, qu'un tel soit un peu bizarre ?
Quelle importance, qu'un autre tel me fasse un peu peur ?
Quelle importance, que moi même je me fasse peur ?
Quelle importance, qu'on m'ait déjà fait du mal ?

Quelle importance, des vérités qu’on ne peut connaître ?
Quelle importance, métal ou électro ? Quelle importance, Sonic ou Mario ?
Quelle importance, les fandoms. Quelle importance les fantasmes bizarres ?
Quelle importance, un enfant de 12 ans qui « dénature » un univers ?

Parfois un peu de tolérance ferait du bien.
Les gens aiment se crêper le chignon pour un rien.
Parfois j'aimerais voir ces singes-hurleurs se taire pour de bon.
Parce que souvent cela m'agace de les voir s'agiter et crier comme des cons.

Quelle importance, de laisser une trace ou non dans le monde ?
Quelle importance, de servir à quelque chose ou de ne servir à RIEN ?
Quelle importance, de « gâcher tant de capacité » ?
Quelle importance, ce qui aurait put être mais qui n'est pas ?

Quelle importance, que le monde ne veuille pas de nous ?
Quelle importance, que la société nous laisse nous reclure ?
Quelle importance, qu'on soit des Robinson sur internet ?
Quelle importance, tant qu'on accepte des gens sur notre île ?

Quelle importance, toutes les barrières, les petits ou gros soucis ?
Quelle importance, que je constate tout ça et ne fait rien ?

Quelle importance, si je suis heureux de vivre comme je suis ?
Quelle importance, que je fasse ce poème stupide et égocentrique ?

La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
La-la-la-la-la-la. La-la-la-la-la-la.
Quelle importance, l'absence de parole ?

Quelle importance, que le monde se mettent à feu et à sang ?
Quelle importance, que le sol s'effondre sous nos pieds ?

Quelle importance... Ceci ou cela ?
Quelle importance... Tatatatatata ?
Quelle importance... truc ou machin ?
Quelle importance... l'importance de l'importance ?

Quelle importance ? J'en sais rien.

Quelle importance ?

Dans la nuit aux milles bruits, Dans un monde aux cruautés incessante, Mais bien à l'abri sous mon toit, Je laisse aller mon imagination, A un souhait sauvage, rêvasserie barbare.

Je veux voir le monde brûler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Je ne suis pourtant pas un grand rebelle, Pas un robin des bois des temps modernes, Je connais les injustices mais m'en préoccupe peu, Je vis ma vie sans voir celle des autres, Autres qui me le rendent bien.

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personne devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Les vies plus qu'un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

Suis-je un fou, suis-je pyromane ? A ne vouloir qu'apocalypse sur la Cité, A ne vouloir chez mon semblable que l'ultime souffrance. Les gens ont toujours voulus m'enchainer, me rétracter en moi, S'ils ont gagné, ils n'auront qu'une victoire à la Pyrusse.

Catharsiques calcinations, L'humanité n'est que tas de carbone... Imaginations salvatrices. Représentations synaptiques de pulsions meurtrière, Qui n'auront court que dans mon psyché.

Un monde de flamme, un monde de braise. Une civilisation qui pensait voir son apogée Désormais plongée dans la déchéances. Verrais-je un jour cela ? Verrais-je le sublime de l'incendie qui emportent vies et foyer ?

Je regarde avec envie mon briquet. D'habitude instrument d'un plaisir au gré d'une vie, Est ce que ma mort lente deviendra pour eux mort rapide ? Sombrerais-je finalement dans cette folie que j'ai toujours voulu contenir ? Laisserais-je sortir les pulsions qui sommeille en moi depuis longtemps ?

Un si bel incendie... Beauté éphémère d'une flamme fatale.

Je ne dois pas sombrer, je ne dois pas sombrer.

Je veux voir le monde bruler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Ne pas sombrer... Ne pas sombrer...

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personnes devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Chaque âme de ce monde un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

... Ne pas... ... Ne pas...

Catharsiques calcinations. Imaginations salvatrices. Qui n'auront court que dans mon psyché.

Et si ce n'était que mon être Que j'aimerais voir bruler ?

Que le monde brûle

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