Kazhnuz

Regarde moi

Regarde-moi

Tu le fais
Je suis là
Tu le sais
Tu m'écoute
Tu regarde
Et tu vois
Tous ces autres

Je suis là
Tu as peur
Je suis toi
Ton cauchemar

Et toujours
Murmurant
Devant toi
Tout les mots
Qui te suivent
Te poursuivent
Sans arrêt
Pour détruire
Qui tu es
Effacer
Toute ta vie

Regarde-moi
Regarde-moi

Toute ta vie
Regarde-moi
Tu as peur
Murmurant
Tous les mots
« Je suis toi »
Sans arrêt
Tu regardes
Devant toi
Ton cauchemar.

Tout ces autres
Te poursuivent
Toute ta vie
Regarde-moi

Regarde-moi
Sans arrêt
Qui es-tu ?
Tout ces autres
Tu le sais
Ton cauchemar
Tu as peur
Je suis toi

Tu m'écoute
Tu regarde
Tu m'écoute
Tu regarde
Tu m'écoute
Tu regarde

Murmurant
Tout les mots
Tu le sais

Murmurant
Ton cauchemar
Tu as peur

Regarde-moi
Regarde-moi
Regarde-moi
Regarde-moi

Je suis là
Pour détruire
Tous ces mots

Le silence
Devant toi
Tu as peur

Regarde-moi
Regarde-moi

Toute ta vie
Murmurant
Le silence
Tu as peur
Tu poursuis
Tu le fais

Effacer
Tous les autres
Pour détruire
Ton cauchemar

Tu le fais
Tu le fais
Tu le fais

Regarde-moi
Le silence

C'est fini
Tu l'as fait

Apathie

Il se pensait sage, il pensait avoir trouvé la solution,
Il pensait avoir trouvé l’essence d’une vie réussie.
Il avait effectivement étudié toute une vie,
Il avait observé, il avait analysé, il avait déduit.
Mais il était tombé dans le piège de l’apathie.

Des malheurs et des embûches avaient tracé son parcours,
Diverses souffrances et pleurs l’avaient reclu dans son esprit.
C'était cela qu'il en avait tiré la solution radicale,
De ne plus s'investir dans la vie de ceux qui l'entoure,
De ne plus chérir ni accorder d'importance à quoi que ce soit.

Il pensait avoir rejoint les sages Epicures ou Lucrèce,
Il pensait avoir quitté la souffrance pour rejoindre l’ataraxie.
Mais ce n’était qu’une vie stérile, fuyant toute émotion forte,
Ce n'était pas une vie d'hermite, mais il se sentait seul.
Une vie enfermée et recluse, même quand il était entouré.

« Pour vivre heureux, vivons caché », « L’homme est un loup pour l’homme »
Notre sage se disait volontiers « misanthrope », et « tout mépriser ».
Même ceux qui veulent l’aider n’ont plus droit qu’à de cinglantes répliques.
Même ceux qui veulent l’aimer n’ont plus droit qu’à une carapace d’acier.
Mais ce cynisme n'était pas méchant, juste l'effet d'une peur bleu de souffrir.

Mais quand il se retrouvait à souffrir de solitude, de manque,
C'était avec sincérité qu'il ne comprenait pas.
Il se mettait à penser que tous le haïssait, même ceux qui l'aimaient
Il pensait que c'était par pitié qu'ils ne le rejetait pas.
La peur, insidieuse, commençait à tout envahir.

Son ataraxie, et même son apathie n'est plus qu'un grand vide.
Même lui ne pense plus qu’il va trouver le bonheur…
Il pense à la fois que c'est de sa faute, et de celle du monde entier.
De sa faute d'être aussi nul, de celle du monde entier d'être aussi cruel.

Et c'était comme si jamais il ne voyait son erreur.

Apathie

Ouverture

Bonjour et bienvenue dans mon petit cirque,
Théâtres des passions, jeu d'âmes simulées.
C'est un faux monde qui s'offre a vous,
Reflets d'un univers d'altérité et de similarité.

Bonjour et bienvenue dans la plume d'un esprit,
Un parmi tant d'autre, un comme tant d'autre.
Est-ce son unicité qui le rend similaire ?
Est-ce sa similarité qui le rend unique ?

Bonjour et bienvenue dans mon petit monde.
Ici la nuit est blanche et les jours sont noirs.
On y parle de souffrance, de mort, de vie et de joie.
Les rires des enfants et leurs cris sur les mines

Bienvenue dans un monde impur, sans extrêmes ni milieu
Si vous voyez tout en rose, quittez ces lieux.
Si vous voyez tout en noir, quittez ces lieux.

Bienvenue dans l'antre de celui qui aime choquer,
Qui aimer exagérer exprès pour voir les gens réagir,
Qui adore voir les gens pour un rien s'exciter,
J'aime voir dans les regards le dégout et le mépris.

Peut-être suis-je un esprits tordu, incapable de faire le bien,
Mais vous savez, ne me cherchez pas d'excuse, ce n'est pas la peine.
Je ne mérite pas que l'on essaie de rattraper tout ce que j'écris ici,
Parce que je fais tout cela simplement pour le plaisir.

Par delà moi, on va vers les folies banales.
Par delà moi, on va vers les petits souffrances.
Par delà moi, des âmes errantes, perdues sans grandioses.
Par delà moi, plus de justice mais quelques rares réconforts.

Je ne suis qu'une autre porte des enfers,
Mais d'un enfer minuscules, banal, et perdu entre d'autres.
L'enfer que vous voyez toujours ou bien sans cesse ignorez.
L'enfer et le paradis sont partout, regardez tout autour de vous.

Si vous n'aimez pas que des gens soient différents de vous
Si vous ne voyez que des « Autres » qui vous dégouttent dans ceux qui aiment faire penser.
Alors vous ne vivrez que dans une bulle.

Ouverture

Memento Mori

Tu fuis, tu fuis dans la nuit, tu espères survivre,
Tu fuis et tu crains la mort comme tout ceux de ton espèce
Le divertissement ne suffit plus à te protéger de l'angoisse.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ce que tu feras ne te protégeras, rien ne te fera survivre.
Comme un programme, tu rencontrera une fois, tu arrêteras de fonctionner,
Ta vie ce sera accomplie, plus rien ne marchera en ton corps.
Tu vivant tu passeras à l'inerte, et seul tes os resteront...

Souviens toi que tu vis, souviens toi que tu ressens,
Souviens-toi que tu souffres, souviens-toi que tu jouis,
Souviens-toi que tu as peur, souviens-toi que tu espères.
Memento Mori, souviens toi que tu vas mourir.

Rien de ta fuite en avant ne te protégeras,
Ton destin fut scellé au moment même ou tu fut conçus.
Simple mélange d'ADN mais mécanique complexe et donc fragile...
Tout se brise, ta vie fera de même. Le jour arrivera, tu le sais.

La vie elle même est le cancer qui te ronge.
Même en pleine forme elle t'aura.
Ne fuis plus, petit enfant, abandonne toi au désespoir.
C'est ce que moi, la grande faucheuse attend de toi.

Memento Mori, comme disait les latins,
Souviens-toi de cette fin qui te sera prochaine,
Tu ne sais pas quand, mais elle arrivera, soit en certains.
Quitte le divertissement et rejoint un monastique désespoir.

Cela fait déjà quelques mois, que tu t'es enfermé,
Ne sortant plus par simple peur d'un accident.
Tu te sens tellement en sécurité, sauf évidemment,
Quand chaque semaine, tu dois aller chercher de la nourriture.

Un simple télétravail, tes clients ne voient jamais ta tête,
C'est vrai, quoi, ils pourraient être de cruels assassins.
Ta paranoïa t'as perdu, tu n'est plus que l'ours dans sa caverne,
Mais qui ne sort qu'à contrecoeur, pour aller chercher pitance.

Mais un jour en te levant, une étrange faiblesse t'avais prit.
Peut être que ta nourriture si sûre n'était pas assez,
Tu t'étais condamné à petit feu, et aujourd'hui je viens.
Moi la grande faucheuse, recueillir ton âme.

Memento Mori, c'est en me fuyant que tu m'as rejoint.

Memento Mori

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