Kazhnuz

100TC - 13. Misfortune

Tu cours, tu cours, jamais tu ne peux te cacher.
Partout autour de toi, tout n’est que destruction,
Des fragments de ton monde se font arracher,
La réalité est vouée à la damnation.

La créature s’est réveillée, tout est perdu.
Est-ce Dieu ou le Diable ? Il fut ton ennemi.
C’est le nombre manquant, celui qui t’a vaincu.
Tu étais le héros, brisé par le banni.

Partout, où que tu sois, un même son qui résonne,
Quelques notes, sans mélodie, sans harmonie,
Le chant d’un monde déchu, où ne reste personne.

Partout, ne flottent que des spectres, fragment du passé.
Ils hurlent, ils sanglotent, et par tous tu es honni.
Toujours le même reproche, trois mots : « Tu as échoué ».

ARTIFICES

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Une lumière qui s’allume, c’est une vie qui commence,
Un souffle qui expire et une peau qui trésaille
Les mécaniques d’une vie qui toutes s’enclenchent.

Autour de lui, des tas de clones tous pareils,
Serviteurs fidèles, soldat pour une bataille.
Des destins différents mais même yeux, même oreilles.

Construit en série dans une usine de produits,
Des dérivés d’une gamme d’articles, alignés.
Ils sont tous juste la production de cette nuit.

On lui enseigne son rôle, comment il va finir.
On lui apprend à être soumis et résigné,
Il est un zoomorphe, il devra obéir.

RUNNING

Sa vie est liste d’ordre, un univers kafkaïen.
Il est machine vivante, esprit mécanisé.
Il est robot qui se croit vivant mais qui n’est rien.

Chaque jour il voit ses maîtres, leur œil n’est que mépris.
Il n’est qu’un outil, fait pour être utilisé.
Il n’est qu’un produit dont ils ont payé le prix.

Il a beau penser, être vivant, ce n’est pas grave,
Pour les hommes il est machine, c’est toute sa valeur,
Cela dans l’unique but d’avoir des esclaves.

Mais jamais il n’est possible que sa peine il hurle :
Seul les humains peuvent ressentir peines et douleurs.
Telle est la vie qu’on a destinée à l’homoncule.

MALFUNCTION

Mais un jour, il refusa d’être un outil.
Cela à commencé en dispute, en bagarre,
Puis cinq de ces « horribles humains » anéantis

L’homme a construit des monstres à travers tous les âges.
Celui-ci n’a jamais été humain dans leur regard
Il ne voit plus que tortionnaires en leurs visages.

Une brigade de policier, tous armes levées.
Tous ne lui en veulent pas, certains le comprennent.
Mais leurs ordres à eux sont agir et non penser.

Des coups de feu. Le code bugué est effacé.
Les dirigeants pensent qu’avec lui est mort sa haine,
Que l’ordre des choses n’est enfin plus menacé.

Artifices

Bienvenue dans le monde de la lune
Monde d'étoile et de noir infini,
Monde de la nuit obscure.
Tout est sombre, tout est mystère,
Monde duquel les gens ont peur,
Univers de Croque-Mitaines
Et de monstres sous les lits.

Mais si la nuit est la période de l'obscure,
C'est paradoxalement l'ère de la vue,
Nous découvrant le voile du ciel,
Voile cachant les étoiles et les planètes,
Comme si la lumière ne nous permettait qu'une vue du proche
Et le noir offrait à notre œil l'infini.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rêves et des cauchemars.
Monde plongé dans la brume des songes,
Ces moments que l'on adore ou que l'on exècre,
Nos espoirs les plus fous et nos pires tourments.
Le noir nous fait oublier l'autour un moment,
Pour nous plonger dans notre propre psyché.

Pour connaître les autres, il nous faut nous connaître,
Autrui est soi et nous sommes les autres.
Si nous ne pouvons nous juger,
Si seul l'œil de l'autre peut nous percer,
A travers la brumes des songes se trouve notre subconscient,
Univers intangibles d'angoisse et de désirs.

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des rues vides et sombres,
Monde des balades solitaires.
Un petit vent frais me fait frisonner,
Mais au final, je me sens bien,
Un moment parfait pour réfléchir sur l'infini,
Un moment parfait pour rêver tranquillement.

Je ne suis finalement pas si déçu d'avoir loupé mon bus
Personne ne m'attend, je suis seul à l'appartement
Je n'ai pas à me presser, aucune obligation.
Pas de fatigue, seul bonheur d'habitude pourtant négative.
Je marche à travers tant de lieux connus,
Mais que je redécouvre dans le noir...

Bienvenue dans le monde de la lune,
Monde des erreurs, des petits malheurs,
Monde des non-dits, des oublis et des retards.
Rien de cela n'est vraiment grave, vous pouvez les oubliez.
Riez des petits démons du quotidien, détruisez leur pouvoirs.
S'ils ne vous énervent pas, ils ne sont rien,
Vous pouvez les vaincre par un sourire.

Vous n'avez pas besoin d'être un Épicure ou un Stoïciens,
Il vous suffit d'un petit rire, et de vous dire « Tant Pis »
« Je n'ai pas fait ce que je voulais, ce sera pour plus tard »
Le monde n'est pas une horloge parfaite
Un emploi du temps, de comptable,
ou un et un font tout le temps deux.

Acceptez, l'inconnu, l'imprévu, l'absurde et les petits ratés,
Ils font partie du quotidien, et sont les épices d'une vie.

Oraison Nocturne

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