Tout les futurs possible sont déjà écrits, mais tous n'arriveront pas, n'existeront pas dans les faits. Fait en sonnet et en alexandrin ^^" />

Kazhnuz

Le discours du destin

On me croit fixe, écrit, entièrement prévu.
On veut me lire dans la grande course des astres.
Je suis le destin, qu'on désire voir connu.
Pour savoir quand arriveront tous les désastres.

Si tu pouvais me lire, tu ne comprendrais rien,
Il n’existe pas qu’un futur mais une infinité.
Ô combiens, en voulant éviter une « mauvaise fin »,
Ont lu en moi et ont perdu leur sanité.

Tout est déjà écrit, mais tout n’arrivera pas.
Des choix naissent une myriade de possibilités :
Je ne peux pas connaître la date de ton trépas.

Je ne suis qu’un enchevêtrement de chemins.
Tu es le seul maître de ta destinée,
Seul toi peut décider où tu iras demain.

Le silence

Savoir quoi dire n'est pas toujours difficile.
Parfois ce n'est pas l'absence de message qui isole.
Parfois, le silencieux n'est pas celui qui ne sait pas.
Parfois, mettre en ordre les mots est difficile.

Ces jours-là, rien ne sonne juste.
Ces jours-là, les mots perdent leur sens.
Ces jours-là, tout est dissonant.
Comment alors encore parler ?
Comment alors encore rire ?
Comment alors encore même pleurer ?

Dire à une personne que l'on tient à elle.
Mais seul le silence règne.
Dire à une personne qu'elle nous fait souffrir.
Mais seul le silence règne.
Vouloir se révolter contre tout les microtyrans du quotidiens
Mais seul le silence règne.

Enfermé dans un mutisme, enfermé dans sa propre conscience.
Les seuls mots dit sont ceux du quotidiens.
Mots tellement répétés et utilisés qu'ils en sont usés.
Est-ce la complexité de nouveau mot qui effraie ?

Les phrases difficiles sont pourtant simple.
Parfois est-ce juste « oui » ou « non »
Parfois est-ce un « je suis là ».
Mais le mutisme reste. Encore et toujours.
Le mur est invisible mais présent.
La peur est impalpable mais présente
Dans ces mots devenus morts de n'être usés.

Est-ce l'impression de devoir dire quelque chose d'exceptionnel ?
Est-ce la peur que le message soit mal compris, mal prit ?
Est-ce l'envie que le message soit beau par lui même,
Comme le serait une simple forme vide ?

Le silencieux lui même ne le sais pas.
Le silencieux n'a que quelques mots résonnants inlassablement.
Le silencieux ne sait que dire, le silencieux est perdu.
« Je ne peux pas »

Et alors encore une fois il se tait.
Et alors encore une fois il a perdu.

Le silence

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