Kazhnuz

Dans la nuit aux milles bruits, Dans un monde aux cruautés incessante, Mais bien à l'abri sous mon toit, Je laisse aller mon imagination, A un souhait sauvage, rêvasserie barbare.

Je veux voir le monde brûler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Je ne suis pourtant pas un grand rebelle, Pas un robin des bois des temps modernes, Je connais les injustices mais m'en préoccupe peu, Je vis ma vie sans voir celle des autres, Autres qui me le rendent bien.

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personne devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Les vies plus qu'un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

Suis-je un fou, suis-je pyromane ? A ne vouloir qu'apocalypse sur la Cité, A ne vouloir chez mon semblable que l'ultime souffrance. Les gens ont toujours voulus m'enchainer, me rétracter en moi, S'ils ont gagné, ils n'auront qu'une victoire à la Pyrusse.

Catharsiques calcinations, L'humanité n'est que tas de carbone... Imaginations salvatrices. Représentations synaptiques de pulsions meurtrière, Qui n'auront court que dans mon psyché.

Un monde de flamme, un monde de braise. Une civilisation qui pensait voir son apogée Désormais plongée dans la déchéances. Verrais-je un jour cela ? Verrais-je le sublime de l'incendie qui emportent vies et foyer ?

Je regarde avec envie mon briquet. D'habitude instrument d'un plaisir au gré d'une vie, Est ce que ma mort lente deviendra pour eux mort rapide ? Sombrerais-je finalement dans cette folie que j'ai toujours voulu contenir ? Laisserais-je sortir les pulsions qui sommeille en moi depuis longtemps ?

Un si bel incendie... Beauté éphémère d'une flamme fatale.

Je ne dois pas sombrer, je ne dois pas sombrer.

Je veux voir le monde bruler, Les villes partir en cendre. Mairies, symboles d'un pouvoir, Églises, tout ce qui est sacré, Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

Ne pas sombrer... Ne pas sombrer...

Je veux voir la foule devenir braises, Chaque personnes devenir flambeau La graisse ne serait plus qu'un inflammatoire Chaque âme de ce monde un moyen de nourrir le feu Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

... Ne pas... ... Ne pas...

Catharsiques calcinations. Imaginations salvatrices. Qui n'auront court que dans mon psyché.

Et si ce n'était que mon être Que j'aimerais voir bruler ?

ARTIFICES

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Une lumière qui s’allume, c’est une vie qui commence,
Un souffle qui expire et une peau qui trésaille
Les mécaniques d’une vie qui toutes s’enclenchent.

Autour de lui, des tas de clones tous pareils,
Serviteurs fidèles, soldat pour une bataille.
Des destins différents mais même yeux, même oreilles.

Construit en série dans une usine de produits,
Des dérivés d’une gamme d’articles, alignés.
Ils sont tous juste la production de cette nuit.

On lui enseigne son rôle, comment il va finir.
On lui apprend à être soumis et résigné,
Il est un zoomorphe, il devra obéir.

RUNNING

Sa vie est liste d’ordre, un univers kafkaïen.
Il est machine vivante, esprit mécanisé.
Il est robot qui se croit vivant mais qui n’est rien.

Chaque jour il voit ses maîtres, leur œil n’est que mépris.
Il n’est qu’un outil, fait pour être utilisé.
Il n’est qu’un produit dont ils ont payé le prix.

Il a beau penser, être vivant, ce n’est pas grave,
Pour les hommes il est machine, c’est toute sa valeur,
Cela dans l’unique but d’avoir des esclaves.

Mais jamais il n’est possible que sa peine il hurle :
Seul les humains peuvent ressentir peines et douleurs.
Telle est la vie qu’on a destinée à l’homoncule.

MALFUNCTION

Mais un jour, il refusa d’être un outil.
Cela à commencé en dispute, en bagarre,
Puis cinq de ces « horribles humains » anéantis

L’homme a construit des monstres à travers tous les âges.
Celui-ci n’a jamais été humain dans leur regard
Il ne voit plus que tortionnaires en leurs visages.

Une brigade de policier, tous armes levées.
Tous ne lui en veulent pas, certains le comprennent.
Mais leurs ordres à eux sont agir et non penser.

Des coups de feu. Le code bugué est effacé.
Les dirigeants pensent qu’avec lui est mort sa haine,
Que l’ordre des choses n’est enfin plus menacé.

Artifices

100TC - 91. Drowning

Il sentait son accélération démente.
Il chutait comme jamais il n’avait chuté.
Jugé par Minos, Éaque et Rhadamanthe,
Il se noyait, vaincu sans même avoir lutté.

À son regard ne se montraient que les ténèbres
Ni le haut, ni le bas, ne lui étaient visible
En lui se déroulait sa destinée funèbre,
Être submergé dans son esprit inflexible.

Il avait cru trouver paradis en lui-même,
Mais n’était devenu qu’un nouvel ange déchu.
Son lien à la réalité s’était rompu,
Et de sa volonté l’abysse serait repu.

L’homme chutait, les dieux chantaient et se réjouissaient,
Du verdict d’un tribunal où ils étaient juges,
Et avaient tout décidé, sentence et procès.
Contre un coupable qui n’avait que cherché refuge.

Il ne souffrait plus, même condamné et battu.
Car enfin tout espoir semblait s’être en lui tût.

Le condamné se débattait, criait, hurlait.
En cherchant le prologue de la tranquillité.
Il trouvait l’épilogue de la fatalité.

En fuyant ses semblables derrière son dernier rempart,
Il s’était à jamais perdu dans le nul-part.

Déjà sa conscience dans les limbes s’effaçait.

« Ça n'arrivera pas. »

Le condamné se débattait, criait, hurlait.
Il cherchait toutes les failles, tout ce qu’il pouvait faire.
Il devait gagner face aux dieux ce bras-de-fer.

Dans son esprit brisé, cette pensée survivait.
Était-ce une volonté ou le fruit de la peur ?
Il était toujours là, prouvait sa douleur.

Il avait une dernière volonté : Celle de vivre.

« Ça n’arrivera pas.
Ça n’arrivera pas. »

Existait-il une issue à tout ce drame ?
Peut-on fuir quand on est piégé dans son âme ?

« Ça n’arrivera pas.
Ça n’arrivera pas.
Ça n’arrivera pas.
Ça n’arrivera pas. »

Une lumière s’alluma, et l’inonda d’espoir.
Une idée folle, une tentative désespérée.
N’avait-il pas ici accès aux pleins pouvoir ?
« Si je ne peux sortir, ici je peux créer »

« Ça n’arrivera pas. »

Il était dans son esprit, dans son monde, chez lui.
Il était ici un démiurge tout puissant,
Il n’avait connu telle force jusqu’aujourd’hui,
Se sentait doté d’un pouvoir ahurissant.

Le condamner laissait cette puissance l’envahir.
Il pensait qu’il allait monter sur l’échafaud,
Mais il avait pu fuir, il allait s’épanouir,
En devenant le créateur d’un monde nouveau

Il croissait, s’étendait.

En lui dansait l’espoir, et sa sœur la joie,
Il avait eu victoire sur les dieux et la mort,
Pour toujours, il pourrait vivre heureux dans son « moi »
Sans les monstres de son esprit, ni ceux du dehors.

En lui raisonnait cette créatrice pulsion,
Il était pris par son vœu, son désir pervers,
En lui naissait de nouveaux pays et nation
Son verbe était départ d’un nouvel univers.

Doté d’une force qu’il n’avait jamais ressenti,
Il ne comptait pas chercher un confort douillet.
Ici, il offrirait récompense aux gentils.
Ici, il punirait à jamais les mauvais.

Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.

Sa conscience s'étendait et son égo croissait.
Tout ce qu’il avait cherché, c’était un peu de paix,
Enfin, il connaîtrait véritable succès.
Enfin, il aurait droit à un peu de respect.

Il était paradoxe et pure contradiction,
Les heures devenaient pour lui courte comme des secondes.
Il vivait une véritable transsubstantiation.
Il partait de simple humain, et devenait monde.

Alors se referma sur lui le piège des dieux :
Dans ses raisonnements, il avait fait erreur.
Il voyait son avenir en tant que monde radieux,
Il pensait ne plus jamais connaître malheur.

Mais déjà sa conscience était écartelée,
Sa propre individualité cesserait d’être,
Toutes ses pensées étaient déchirées, fragmentées
Pour que de son esprit un univers puisse naître.

Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.

L’homme qui voulait devenir Dieu payait son dû.
S’il n’avait fuit vers se pouvoir, ce désir vain,
Ses cris de douleurs auraient été entendus.
Personne jamais n’entend la souffrance du divin.

La faucheuse, joyeuse, riait de son sinistre sort,
De le voir de son ambition payer le prix.
Le spectacle qu’on lui avait promis n’était la mort,
Mais de le voir se noyer seul dans son esprit.

Malgré toute sa peur, il lui était trop tard.
Personne ne serait là pour l’aider, pour l’absoudre.
Il ne pourrait même pas rejoindre le Tartare.
Son esprit était en train de se dissoudre.

Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.
Il croissait, s’étendait.

91. Drowning

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