Kazhnuz

ARTIFICES

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Une lumière qui s’allume, c’est une vie qui commence,
Un souffle qui expire et une peau qui trésaille
Les mécaniques d’une vie qui toutes s’enclenchent.

Autour de lui, des tas de clones tous pareils,
Serviteurs fidèles, soldat pour une bataille.
Des destins différents mais même yeux, même oreilles.

Construit en série dans une usine de produits,
Des dérivés d’une gamme d’articles, alignés.
Ils sont tous juste la production de cette nuit.

On lui enseigne son rôle, comment il va finir.
On lui apprend à être soumis et résigné,
Il est un zoomorphe, il devra obéir.

RUNNING

Sa vie est liste d’ordre, un univers kafkaïen.
Il est machine vivante, esprit mécanisé.
Il est robot qui se croit vivant mais qui n’est rien.

Chaque jour il voit ses maîtres, leur œil n’est que mépris.
Il n’est qu’un outil, fait pour être utilisé.
Il n’est qu’un produit dont ils ont payé le prix.

Il a beau penser, être vivant, ce n’est pas grave,
Pour les hommes il est machine, c’est toute sa valeur,
Cela dans l’unique but d’avoir des esclaves.

Mais jamais il n’est possible que sa peine il hurle :
Seul les humains peuvent ressentir peines et douleurs.
Telle est la vie qu’on a destinée à l’homoncule.

MALFUNCTION

Mais un jour, il refusa d’être un outil.
Cela à commencé en dispute, en bagarre,
Puis cinq de ces « horribles humains » anéantis

L’homme a construit des monstres à travers tous les âges.
Celui-ci n’a jamais été humain dans leur regard
Il ne voit plus que tortionnaires en leurs visages.

Une brigade de policier, tous armes levées.
Tous ne lui en veulent pas, certains le comprennent.
Mais leurs ordres à eux sont agir et non penser.

Des coups de feu. Le code bugué est effacé.
Les dirigeants pensent qu’avec lui est mort sa haine,
Que l’ordre des choses n’est enfin plus menacé.

Ouverture

Bonjour et bienvenue dans mon petit cirque,
Théâtres des passions, jeu d'âmes simulées.
C'est un faux monde qui s'offre a vous,
Reflets d'un univers d'altérité et de similarité.

Bonjour et bienvenue dans la plume d'un esprit,
Un parmi tant d'autre, un comme tant d'autre.
Est-ce son unicité qui le rend similaire ?
Est-ce sa similarité qui le rend unique ?

Bonjour et bienvenue dans mon petit monde.
Ici la nuit est blanche et les jours sont noirs.
On y parle de souffrance, de mort, de vie et de joie.
Les rires des enfants et leurs cris sur les mines

Bienvenue dans un monde impur, sans extrêmes ni milieu
Si vous voyez tout en rose, quittez ces lieux.
Si vous voyez tout en noir, quittez ces lieux.

Bienvenue dans l'antre de celui qui aime choquer,
Qui aimer exagérer exprès pour voir les gens réagir,
Qui adore voir les gens pour un rien s'exciter,
J'aime voir dans les regards le dégout et le mépris.

Peut-être suis-je un esprits tordu, incapable de faire le bien,
Mais vous savez, ne me cherchez pas d'excuse, ce n'est pas la peine.
Je ne mérite pas que l'on essaie de rattraper tout ce que j'écris ici,
Parce que je fais tout cela simplement pour le plaisir.

Par delà moi, on va vers les folies banales.
Par delà moi, on va vers les petits souffrances.
Par delà moi, des âmes errantes, perdues sans grandioses.
Par delà moi, plus de justice mais quelques rares réconforts.

Je ne suis qu'une autre porte des enfers,
Mais d'un enfer minuscules, banal, et perdu entre d'autres.
L'enfer que vous voyez toujours ou bien sans cesse ignorez.
L'enfer et le paradis sont partout, regardez tout autour de vous.

Si vous n'aimez pas que des gens soient différents de vous
Si vous ne voyez que des « Autres » qui vous dégouttent dans ceux qui aiment faire penser.
Alors vous ne vivrez que dans une bulle.

Ouverture

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