Kazhnuz

Partie IV : La guerre froide solaire

La spirale de la peur (2220 – 2254)

Le 25 décembre 2219, un attentat dans la ville lunaire de Lyn avait provoqué des centaines de millier de morts, et encore plus de blessé. Cet act fit tomber le système solaire dans une spirale de peur et de paranoïa. S’il ne déclencha pas de guerre à proprement parler, il provoqua un durcissement des lois à la fois des pays terrestres et de la Confédération Lunaire.

La loi martiale solaire (2220 – 2258)

Le 2 janvier 2220 fut déclaré la loi martiale à l’échelle du système solaire « le temps de pacifier la situation ». Le sytème solaire fut placer sous haute surveillance, des couvres-feu se firent dans la plupars des villes lunaires. Les politiciens disaient que c’était dur, mais que c’était le prix de la paix. De plus, une plus grande surveillance fut faite des mouvements pan-terriens, par peur d’une extensions aux autres pays.

Au niveau des groupements politiques, ces 28 ans furent le gouvernement d’un seul groupement politique : « L’Union Solaire ». Sous ce nom très vague se regroupait la fusion des deux groupements majoritaire de l’époque : Le groupe des fédéralistes solaire (qui demandait au passage d’une confédération à une fédération, en faisant de la confédération solaire non plus une union de planète chacune avec leur propre gouvernement mais une république fédérale interplanétaire dont chaque planète serait une province), et le parti constitutionnaliste (qui défendait le status-quo actuel, avec une confédération mais un plus grand contrôle d’une législation solaire qui devrait être le texte de loi premier de chaque état planétaire). Malgré leur différence, les deux groupes étaient d’accord avec le caractère essentiel de la confédération solaire, et le danger d’un éclatement de cette confédération, qui diviserait l’espèce humaine.

La situation provoqua des changements de budget eut aussi différente conséquence. Le projet SETI-2, en balbutiement avant la loi martiale, qui avait pour objectif de relancer la recherche de vie extra-terrestre, vit ses budget être gelé « le temps de résoudre la situation ». Si l’argument principal était le manque de moyen de la confédération solaire, une autre raison plus importante était la peur d’une découverte. En effet, dans un climat de tension et de guerre latente, la dernière chose que les gouvernements voulaient avoir à gérer était une augmentation de la peur « d’envahisseurs venus de l’espace » liée au contact avec une autre culture extra-terrestre.

Un second projet qui fut gelé fut le projet Dandelion, qui sera fortement retardé à cause de cela. Étrangement, seule la première vague fut gelée, parce qu’une seconde série de vaisseau commença tout de même une construction en 2229, pour des raisons qui échappent encore aux historiens. Les technologies spatiales aussi vécurent un passage à vide, en partie à cause de la difficulté à dépasser les 1 % vitesse lumière. Si la barre symbolique avait été passé peu avant l’attentat, les moteurs stagnèrent à cette vitesse.

La loi martiale dura 38 ans, et ne s’acheva qu’avec un mouvement de protestation à l’échelle de la confédération solaire en 2258, qui entraina la dissolution de l’assemblée solaire, et l’élection d’une nouvelle majorité réformiste, qui entendait faire évoluer la confédération solaire vers quelque chose de nouveau.

Formation de la Grande Union Terrestre (2227 – 2254)

Sur Terre, les mouvements pan-terriens annoncèrent le début de la Grande Union Terrestre. Cette union, né des différentes idéologies des mouvements composant l’Union, certains vieux de plus de deux siècles, . En effet, le durcissement des règles contre les critiques de la confédération solaire appuya la réthorique de ce mouvement, qui croyait en un complot contre la Terre, dans le but de détruire la « culture terrestre ». Le nombre de pays terrestre entrant dans cette union commença à croitre. Cependant, même s’ils continuaient une réthorique martialle contre le système solaire, la guerre ne semblait pas se déclencher. D’autres lois furent voté, lié à une idéologie : la théorie des métaux. Cette théorie stipulait qu’on pouvait estimer les humains métaphoriquement fait de différents métaux, plus ou moins précieux. La « composition » de chaque personne délimitait ses possibles, jusqu’où pourrait aller ses capacités. Cette théorie inéiste stipulait que l’ordre social était alors forcément juste, puisqu’il était du devoir des hommes de prouver leur composition en étant à la place qu’ils devraient être. À cela s’ajoutait une critique forte des modifications génétique et technologique de l’humain, vu comme une méthode palliative pour les « faibles ».

Cependant, les gouvernements extra-solaire n’étaient pas les seuls ennemis de la GUT. Les années 2230 furent aussi la recrudescence d’un mouvement terrestre, celui des néo-synchrétisme. En effet, dans la perte de repère engendré par l’arrivée du GUT et la loi martiale solaire, de nombreux peuples se réinvestirent dans leur passé, en créant des néo-paganisme fusionnant étrangement culture judéo-chrétienne ou musulmane avec cultures et religions anciennes. Parmi les plus célèbres de ce mouvement, il y eut l’Église du Soleil au pérou, ou le Soleil (Inti) devenait le « symbole de la puissance de Dieu », tandis que l’Inca était le nom donné au chef de cette église. Ces fusions eurent un succès énorme non seulement sur Terre, mais partout dans la confédération solaire. Les deux puissances voyaient d’un mauvais oeil ces nouvelles cultures qui s’étendaient très vite chez les descendant, chacun. En effet, la confédération solaire pronant le fait d’aller vers le futur, et la Grande Union Terrestre une « culture terrestre », cette recrudescence de ce qui n’étaient pour les deux super-puissance que des « particularisme régionaux » était une mauvaise chose. Cependant, le mouvement continua à croitre, malgré les tentatives de le restreindre par des lois dans les deux puissances.

Le gouvernement de la Grande Union Terrestre décida de relancer un vieux projet, le projet ORACLE. Ce projet, démarré deux siècles auparavant dans les bases antarctique et arrêté dans des circonstances mystérieuse, était un projet d’utilisation d’IA prédictive et de système multi-agent pour créer un algorythme de préduction et de neutralisation des menaces potentiel. Le nom « ORACLE » était le nom du système principal, celui de prédiction des menaces, tandis qu’à cela s’ajoutait un système nommé Myrmidon, qui devait s’occuper de les neutraliser. Le projet ORACLE fut remis en route progressivement, ce qui provoqua des sanctions de la part du système solaire, mais aucune autre réactions plus violente.

Le système solaire semblait se retrouver à nouveau divisé entre la Terre et ses ex-colonies. Cependant, cette fois, il s’agissaient de deux puissances, qui voulaient éviter de se faire la guerre. Ce fut le début de la Guerre Froide Solaire.

Ouverture et fermeture (2254 – 2289)

Premier contact (2254)

Le 30 Juin 2254 se passa l’évenement le plus historique. Une civilisation extraterrestre prit contact avec le système solaire, avec un vaisseau s’approchant de Neptune. Et le plus surprenant dans cette histoire était que cette civilisation venait d’un système solaire proche : Alpha Centauri. Ils étaient nos voisins. De plus, il s’agissait d’aliens très proche de l’image qu’on s’en faisait, les « petit gris ». Ils furent donc nommé les « Reticuliens », ou les « Petits Gris », même s’ils préféraient le terme de Centauriens. Ne pouvant pas parler avec des sons, mais avec des signaux éléctriques, ils avaient choisi les seules langues humaine qu’ils pouvaient imiter : Les langues des signes.

La raison pour laquelle ils venaient était la même qu’à chacune de leur anciennes arrivées, origines des mythes des extra-terrestres sur Terre.

Il s’agissait d’une raison ancestrale, qui avait exister à travers les siècles et les civilisations : Le commerce. ( Ceux-ci furent d’ailleurs très vexé quand ils apprirent qu’ils avaient été accusé de voler des vaches : En effet, ils avaient à chaque fois payé un prix très honorables pour la vache, et étaient vexé que les fermiers n’avaient jamais compris qu’il s’agissait de monnaie ou de troc. )

Il s’agissait d’une civilisation « avancé », mais pas tellement plus que celles terrestres (juste depuis plus longtemps), et utilisant des technologies éléctronique assez proche de celles terrestres, malgré quelques postulats de bases différents. Ils avaient aussi une confédération planétaire, mais n’arrivaient pas non plus à éviter les conflits – ils sortaient tout juste d’une guerre de 200 ans entre deux planètes – et n’atteignaient que 1.9 % de la vitesse lumière (d’où le manque de fréquence de leurs visites). Ils expliquèrent stagner comme cela depuis pas loin de 8 siècles depuis qu’ils avaient presque atteint le type II, et espéraient qu’à deux civilisations, il serait plus simple d’avancer. Le projet Dandelion les intéressa beaucoup,

Leurs seules technologies plus avancés étaient celle de l’hyperespace et quelques connaissances nano-biologique utile à la formation… Cettre première qui ne pouvait pas être encore utilisée par des vaisseaux, qui explosait dès le passage en hyperespace, ce qui n’était pas très pratique. Cependant, cela leur permettait une chose importante : les communications hyperspatiale étaient quasi instannée, et n’était plus limitée par la vitesse de la lumière. Avec les bons modèles d’antennes et de technologie, ce serait donc la fin des temps de latences de plusieurs minutes, heures, jours suivant notre position dans le système solaire, et la possibilité de communiquer entre les deux systèmes solaires. De son côté, les civilisations solaires étaient bien plus avancé dans le domaine des IA et des technologies cyborg.

Ce fut le début des échanges entre les Centauriens et les deux grandes puissances terrestres. Cependant, cette connaissance d’une civilisation extra-terrestre commença à provoquer des troubles, avec à la fois un méfiance et une facination envers cette nouvelle civilisation qui commençait à commercer avec la Terre. Seconde Confédération Solaire et réouverture à la Terre (2258 – 2276)

En 2258, des grands mouvements sociaux mire en difficulté le régime de la loi martiale terrienne. L’Union Solaire, parti au pouvoir depuis 2220 vit son pouvoir être de plus en plus critiqué, en particulier par les instances qui estimaient que le contrôle centralisé empêchait de plainement profiter des avancées fournie par les Centauriens. Ce fut trois mesures qui furent en particulier critiquée :

  • Le gel du projet Dandelion et SETI-2, considéré comme « inexcusable » avec la possibilité d’avoir des communication extra-solaire.

  • Les mesures anti néo paganisme. Ces mouvements culturels étant plus nombreux, et les descendants de peuples ayant déjà subit la répression, leur critiques se firent de plus en plus vives.

  • La baisse des fonds alloués à la terraformation de Vénus et Mars, qui menaçait de plus en plus une crise violente sur ces deux planètes.

Ces trois phénomènes entrainèrent le 22 Mars 2258, après plusieurs mois de conflits sociaux la dissolution du gouvernement lunaire, de l’union politique dirigeante. Ce fut surtout la peur de perdre Mars et Vénus qui motiva ce changement. Une nouvelle cour provisoire fut élue, et un nouveau gouvernement ce forma.

Ce fut les confédéralistes radicaux, contre l’idée que ce serait forcément uniquement des planètes qui feraient partie de la confédération solaire, qui gagnèrent ces éléctions. Un remaniement du gouvernement solaire se fit alors, avec trois corps :

  • La cours des nations, qui envoie un nombre égal de représentant pour chaque nation.

  • La cours du peuple, visant à avoir des représentants de chaque « cultures » terrestre. L’organisation de cette cours fut variable suivant les époques, alternant suivant les grandes réformes entre éléctions et tirage au sort.

  • Le gouvernement central, élu par la, qui avait surtout pour but de contrôler ce qui était commun à la confédération, tel que les grands projets.

Ce fut le début d’une période d’ouverture jusqu’en 2276, avec notamment une détente entre la Grande Union Terrestre et la Confédération Solaire. En effet, cette première n’avait jamais véritablement « quitté » la Confédération, et se contentait de l’isolement. Et avec la baisse des réthoriques anti-terrienne, et les populations qui s’habituait au fait de ne pas être seule, les réthorique de la Grande Union semblait faiblir. Contrairement à la première guerre froide, il semblait qu’aucun conflit n’émanerait de la guerre froide solaire.

Les grands projets furent relancé, la terraformation de Mars semblait avancer plus rapidement que prévu, et celle de Vénus n’avait pas tout les retard que craignait la population. La construction des projets Dandelion repris de plus belle, avec 38 ans à rattraper.

Cependant, ce fut en 2274 que cet espoir de paix bascula. La Grande Union Terrestre révéla sa première base militaire orbitale, dans le but affiché de « protéger ses populations de toute attaque ». La présence d’une nouvelle base militaire spatiale de la Grande Union Terrestre inquiéta toute les anciennes colonies. La Terre n’avait plus eut de base militaire spatiale depuis les guerres coloniales.

Les tensions reprirent, et s’envenimèrent comme jamais. Certains états extra-solaire commencèrent à douter de la possibilité de la Confédération Solaire à se réformer : ne retomberait-elle pas toujours dans ses erreurs ? Même si elle ne tenta pas de recentraliser le pouvoir comme avant, la reprise quasiment immédiate de tension avec la Grande Union Terrestre fit douter la capacité de la Confédération à permettre une paix dans le système solaire. De son côté, la Grande Union Terrestre pris cette réaction comme une tentative d’affaiblir leur pouvoir. Suite à cela, la GUT annonça le projet d’une nouvelle armada de vaisseau, et de plusieurs autre base spatiales.

Sanctions et disputes continuèrent, jusqu’à ce que fut prononcé l’ultime sanction de la Confédération Solaire envers la Grande Union Terrestre : L’embargo.

L’Embargo Terrestre (2276 – 2289)

En 2276, la Confédération Solaire déclara un embargo sur la Grande Union Terrestre, interdisant à la fois le commerce avec cette nation, et sa participation au projet Dandelion. L’embargo devint même terriens, avec ordre donné aux états terrestre de ne pas faire de commerce avec la GUT. Certains groupement politiques ailleurs que sur Terre annoncèrent rejoindre la GUT, suite aux « ingérences lunaires ».

Cette décision provoqua en 2277 le départ de la Grande Union Terrestre de la Confédération Solaire, et une volonté de sa part de se poser en alternative à la Confédération. Plusieurs autres astres, cité-états lunaires et nation terrestre (faisant notamment commerce avec la GUT) décidèrent d’en faire de même dans les années suivantes, estimant que même si la Grande Union Terrestre était un état autoritaire et proche de la dictature, ce n’était pas en l’isolant et surtout en isolant son peuple que la situation serait résolue. Ce fut en particulier le fait que cet embargo touchait aussi les appareillages climatiques, pourtant utiles à toute la planète. Ce fut le début de la nouvelle « Union des Nations Non-Alignées », basé sur ce qui s’était passé durant la première guerre froide.

Le système solaire se retrouva divisé en trois :

  • La Confédération solaire (contenant Mercure, Vénus, 10 % de la Terre, 75 % des cités états lunaires, 83 % de la ceinture d’astéroïde, ainsi que tout Jupiter (sauf Callisto) et une grande partie de Triton)

  • La Grande Union Terrestre (contenant 60 % de la Terre, 5 % des Cités États Lunaires, 8% de la Ceinture d’Astéroïde, Titania et Obéron d’Uranus et le reste de Triton).

  • L’Union des Nations Alignée (contenant 40 % de la Terre, 20 % de la Lune, Mars, 9 % de la ceinture d’astéroïde, le satellite Calisto, les satellites de Saturne, et tout les satellites d’Uranus sauf Titania et Obéron)

Le premier vaisseau du projet Dandelion fut lancé en 2279, soit avec plus de 20 ans de retard sur le premier calendrier prévu. Tous les astres et nations du GUT en furent cependant exclu (mais pas celles membres de l’Union des Nations Non-Alignées). Ce fut alors sans eux que les trois premières vagues de vaisseaux emportèrent des millions d’humains vers les étoiles, en 2279, 2283 et 2287. Cette décision provoqua une recrudescence des tensions, tout au long des années 2280.

C’est le 21 Janvier 2289 que se termina cette escalade, par cette apothéose que fut la participation des deux puissances à une guerre localisée sur Triton, entre les deux parties de Triton : La république Tritonnienne et la Fédération Tritonnienne. La première était soutenue par la Confédération, la seconde par le GUT. En effet, une partie de la Fédération Tritonnienne déclara son indépendance et fut annexée ensuite par la République Tritonnienne dans des contextes de corruption et de jeux politiques complexes. Ce fut alors un motif de guerre entre les deux nations, et entre les deux puissances.

Si les centres de la GUT et de la Confédération Solaire ne se firent pas la guerre directement, ce conflit marqua le début de la Seconde Guerre Solaire, le plus long conflit jamais arrivé aux humains.

Petite histoire uchronique du système solaire (4)

Quelque part dans les contrées où les fées et les lutins continuent de se montrer à la vue de tous se trouvent une ville, Carillon. Avec ses murs d’une blancheur éclatente et ses toits d’un bleu profond, cette cité perchée sur les falaises tient son nom des cloches qui sonnent perpétuellement, faisant de chaque journée une mélodie nouvelle et envoutante. Cependant, un jour par semaine, elle se taisent, faisant le silence.

Bien souvent les voyageurs étonnés s’enquissent de l’origine de ce troublant silence – est-ce le souvenir d’une tragédie, est-ce un deuil qui force le respect d’un mystérieux mutisme à cette métropole de mélodie ? À cela les habitants leur répondent qu’il s’agit d’un jour de fête, le jour de l’enfant. Ce jour est le jour où le questionnement enfantin sauva toute la ville d'un dragon. Ce jour est le jour qui rappelle aux puissants de la ville que bien des choses les dépassent.

Et après cela, ils racontent cette intrigante histoire :

« Jadis, les cloche de notre cité sonnaient sans cesse, et jamais un seul jour ne s’arrêtaient. Elles sonnaient la paisibilité de notre vie, le faste de nos récoltes et la clémence de notre climat. Notre puissance effrayait nos ennemis, et nos murs immenses montraient que nous étions imprenable.

Cependant, un jour, une menace arriva dans notre ville, une menace venu du ciel. Un dragon, au regard de cendre et au cri de fureur tomba du ciel et nous attaqua à l’intérieur même de nos murs. Il terrorisait les passants. Son souffle était brulant et son cri terrifiant, et nous perdimes bien des combattants, ce jour là. Mais nous n’arrêtames pas nos cloches, nous ne voulions pas céder à la peur, abandonner notre façon de vivre. Nous voulions montrer notre force. Il sembla disparaitre le soir tombé, nous laissant dans une nuit d’incertitude.

Le lendemain hélas, il attaqua de nouveau. Il n’était pas parti, mais se déplaçait dans le dédale des ruelles. Alors nous montâmes une équipe pour aller le traquer. Nul de revint. Un nouveau quotidien de peur et de mort commença alors. Les soldats ne réussissaient à vaincre le dragon, et celui-ci semblait ne pas vouloir sortir. Mais toujours les cloches sonnaient, donnant courage et volonté aux habitants et aux chevaliers. Nous gardions foi grâce à leur mélodie.

L’enfant d’un magistrat, alors émit une hypothèse sur le dragon :

— Et si le dragon au souffle brulant et au cri terrifiant était celui qui avait le plus peur ? Nos cloches sonnent fort et nos murailles sont grandes, peut-être se croit-il piégé dans notre cité ?

Mais personne ne voulait croire en l’idée d’un dragon qui avait peur.

Alors le roi décida que de simple guerrier ne suffirait à occir la bête. Les uns après les autres, il appella les cavaliers les plus nobles et courageux du royaumes. De pieux et preux chevaliers, qui sauveraient Carillon du souffle du dragon.

Le chevalier Alembert, à la monture resplendissante, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce reptile et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Dans un grand galop, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le broya immédiatement de ses puissantes pattes.

Le baron Hadrien, au courage incroyable, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce reptile et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Sans la moindre peur, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le déchiqueta immédiatement de sa terrible mâchoire.

Le comte Rembert, aux pouvoirs anciens, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir cet animal et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Psalmodiant d’étranges incantations, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci l’écrasa immédiatement avec sa queue aux écailles dures comme le diamant.

Le duc Eusèbe, à l’épée étincelante, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir cette bête et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Brandissant sa lâme, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le découpa immédiatement avec ses griffes asserées.

Le prince Amaury, à l’armure indestructible, répondit à l’appel et s’en vint s’agenouiller devant le roi. « Je viens, monseigneur, sauver cette ville et votre royaume. Je m’en vais occir ce monstre et offrir sûreté aux habitants de votre cité ». Sûr de son invulnérabilité, il s’attaqua au dragon. Mais celui-ci le carbonisa de son souffle flamboyant.

Pendant que les plus grand guerriers affrontaient le dragon, l’enfant avait petit à petit tenté de parler aux moines des églises. Après le décès du prince, ceux-ci acquiescèrent à l’idée d’arrêter les cloches. Et un beau jour, un mardi, il n’y eut plus aucun son dans la ville.

Tous, hommes, femmes, enfants, bêtes, tous découvraient parfois pour la première fois un monde en silence. Le dragon releva la tête. Son regard semblait moins fou, et il ne soufflait ni ne criait plus. Les derniers guerriers se préparèrent à l’achever, quand l’enfant passa devant eux. Des habitants poussèrent des cri d’effroi, à l’idée du sort que la bête allait faire à l’enfant. Le dragon allait-il broyer, déchiqueter, écraser, découper, carboniser l’unique personne qui avait pensé qu’il n’était pas une bête sauvage ?

L’enfant s’arrêta, loin du dragon, et resta debout, droit comme un piquet.

— « Les cloches ne font plus de bruit, tu peux partir. Je ne tenterais pas de t’en empêcher ou de te faire de mal ».

Le dragon regarda autour de lui. Son regard rougeoyant se posa sur l’être fragile qui se tenait devant lui. Le temps semblait comme arrêté, tous retenaient leur souffle. Brutalement, le dragon s’envola, et disparu dans le ciel.

La ville était sauvé.

L’enfant reçu les honneurs, mais ne vécu qu’une vie simple, en dehors des murailles de la ville. On raconte que dans son age avancé, le dragon vint chercher l’être qui l’avait épargné, avec la proposition de venir vivre de très longues dernières années avec eux. »

La légende qu’encore aujourd’hui, celui ou celle qui restera doux et silencieux pourra traverser la colonie du dragon, pour trouver une mystérieuse personne, à l’âge très avancé mais à la santé de fer, qui vous expliquera que même les nobles et fiers dragons peuvent avoir autant peur de vous que vous avez peur d'eux, et que parfois il faut savoir ne plus être puissant et effrayant pour pouvoir sauver ceux à qui nous tenons.

L'enfant et le dragon

Je viens de recevoir mes notes, j'ai eut mon année de M2 et voilà : ma dernière année d'étude est terminée. Ça fait un peu bizarre. Mes études auront durée 7 ans : 4 ans de philo, trois de sciences de l'éducation et métiers et l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF). J’y ai vécu peut-être mes meilleurs années, mais aussi les plus dures. J'en sors en ayant raté deux fois le concours de recrutement des professeurs des écoles, mais en ayant une possibilité de publication de mon mémoire.

Donc, bilan mitigé ? Bilan mitigé.

Comme j’ai fait un gros silence radio (que j’ai commencé à briser lentement), et que cela suit une sale tendance que j’ai eut ces dernières années à m’isoler d’un peu tout le monde, et de ne plus faire de pas vers les autres pour aller parler, j’aimerais un peu expliquer ce qui s’est passé cette année, mais aussi les précédantes. Je ne sais pas si c’est vraiment intéressant, cela dit x)

Déjà, je vais commencer sur le point très évident : je suis quelqu’un d’anxieux, stressé, et manquant essentiellement de confiance en moi. J’ai une tendance à me voir comme quelque chose de négatif pour les autres, et j’ai facilement tendance à voir tout les signes que non, je ne le serais pas, comme une preuve de la gentillesse d’autrui, et non d'une quelconque valeur de ma personne. Cela n’excuse pas le fait que je n’ai pas fait assez d’effort pour m’en dépétrer, c’est juste je pense l’origine objective de ces éléments.

À côté de cela, j'ai choisi de devenir enseignant parce que c'est un métier qui comptait beaucoup pour moi. Je crois que l'éducation est une des choses les plus importante qui soit, et qu'en tant qu'éducateur, on peut aider les élèves à devenir la personne qu'ils voudraient être. Cependant, c’est un métier qui peut être une sacré source de stress : un mauvais cours à une influence sur les élèves. Quand je publie un texte tout pourri, je ne cause de tors à personne. Quand je fais un cours super naze… j’ai bien plus l’impression que si. C’est l’effet secondaire de vouloir faire quelque chose d’important. Du coup, j’ai un peu dansé toute l’année sur un « j’ai envie de faire ce métier » avec un « j’en suis pas capable, je tiendrais pas ». Le résultat en est également une prophétie auto-réalisatrice, puisque quand on arrive en classe pour faire cours avec l’idée qu’on va faire de la merde, le cours se passe généralement pas hyper bien. Résultat, ça fait que j’ai eut pas mal de doute toute l’année. J’ai finalement décidé de quand même tenté le coup, pour ne pas avoir de regret.

Sur le plan social, le résultat en est un cercle vicieux : je ne fais pas de pas vers les autres, donc j’ai moins d’interactions sociales, donc je me mésestime plus, donc je fais encore moins de pas vers les autres… Comment le résoudre ? J’essaie de trouver un moyen. Peut-être que je pense trop, et que je devrais me lancer plus ? Je ne sais pas.

En bref, cette année a été un peu complexe, et les années précédantes également. Evidemment, plusieurs évenements survenu ont aussi influencé tout cela. Maintenant, je me retrouve à une forme de croisée des chemins. J’ai un logement et un emploi à trouver, une nouvelle vie à me construire. Après la vie d’étudiant en philosophie ouvertement bi et plutôt sociable, celles d’étudiant en science de l’éducation bien plus renfermé, c’est une nouvelle vie qui commence. J’ai décidé de profiter de cela pour essayer de reprendre un peu ma vie en main, sur le plan émotionnel. Essayer de me confrontrer à mes problèmes de confiance en moi, d’anxiété, au lieu de toujours chercher des pirouettes plus ou moins ingénieuses pour esquiver le problème. :V Ces dernières années, après quelques mauvaises expériences et surtout le décès de mon père, je suis retombé encore plus qu’avant dans mon travers de m’éloigner des autres, de vivre ma vie dans mon coin et d’éviter d’accorder de l’importance à tout ce qui est social/émotionnel pour me concentrer sur mes points forts : la théorie. C’était genre pas l’idée du siècle. Cependant, j’avoue que je sais pas encore vraiment quoi faire. Y’a une partie de moi qui espère encore trouver le tuto internet sur comment se comporter avec les autres, des théories du « aller parler à quelqu’un » x)

Sur d’autres plan, j’ai repris l’écriture d’Antichton, que j’ai nommé Erratum comme mon ancien projet, ainsi que de quelques autres projets de nouvelles que j’avais en stock depuis longtemps. Pour ce premier, je vais essayer de publier bientôt les fiches des 21 personnages membres de la « classe » d’apprenti gardiens que suivra l’histoire. (je cherche encore un bon terme mieux que « classe », puisqu’ils sont plus trop des élèves, et je cherche un terme plus cool que « caserne » qui sonne pas assez « fantasy » pour moi x) ). J’ai également commencé un redesign de mon espace perso internet, et repris un peu la gratte et la musique (j’avais plus touché à ma gratte depuis le décès de mon père). J’en dirais plus sur tout ces aspects créatifs dans un autre journal, quand j’aurais plus à dire x)

En bref, c’est de nouveaux chemins qui se déploient. Et des fichus rendez-vous chez Pôle Emploi, ce qui est un peu moins fun que la métaphore précédente, pour être honnête.

Sans titre