Kazhnuz

Uther était prêt. Il avait vérifié tout son équipement, de quoi survivre, de quoi réussir à fuir si le danger devenait trop important. Des vêtements lisses, antidérapant, avec une forte capacité de protection. Des chaussures confortable pour avancer d'un pas ferme et décidé. Aucun ne devait réussir à agripper à lui, et toute substance sortant de leur bouche devait pouvoir être lavée vite. Uther pensa à sa famille, à sa femme, à ses enfants, pour se donner du courage. Il se devait de réussir cette épreuve.

Il allait devoir traverser l’espace où ils grouillaient. Où ils pouvaient la voir. Où ils se rapprocheraient sûrement d’elle. Ce n’était pas qu’il les détestait. C’était plus une capacité peu courante à les voirs comme ils étaient. Leurs grands yeux vides et globuleux qui la fixait si il s’approchait, comme s’ils se préparaient à faire quelque chose. Les bruits bizarres quand ils s’approchaient de lui. Les substances indéfinies – et qu’il ne souhaitait surtout pas définir – qui pouvaient s’en échapper. Ils étaient de l’autre côtés. Il les voyait comme les création du diable qu'ils étaient

Il se maudissait. Tout cela à cause d’une erreur bête, tout cela à cause d’un oubli. Il n'avait pas fait attention, et avait laissé un document important. Et pour le chercher maintenant, il devait aller dans la salle ou ça grouillait, dans la salle avec les sons étranges.Lorsque l’informaticien avait accepté ce post, il savait qu’il devrait faire quasiment tous les bâtiments de la ville. Tout ce que possédait la commune contenait des ordinateurs, et tous demandaient souvent d’être réparés. Il se devait d’intervenir partout ou il y avait des pannes, quel que soit l’endroit, même dans les pires lieux, les plus dangereux.

Et même dans cette antichambre de l’enfer, cet antre délabré né du pêché et qui abritait des êtres vils et répugnants. Des êtres dégoulinant, bruyant, qui s’attaquaient les uns les autres. Des êtres sournois, capable de torturer juste par jeu. Les cris et les bruits étaient audibles de l’autre côté de la porte. Il allait falloir y aller, traverser tout ça.

Il hésitait. Devait-elle y aller véritablement ? N’y avait-il pas une autre solution ? Il savait qu’il avait absolument besoin de ce dossier. Que sans lui, il ne pouvait pas avoir les informations nécessaires pour modifier les pilotes. Fichue technologie, qui le trahissait au pire moment ! Encore une fois, les machines montraient qu’elles n’étaient pas digne de confiance. Mais il pouvait peut-être travailler sur autre chose, le temps que ça se calme ? Trouver un autre truc à faire, et le faire lentement pour repousser l’échéance ?

Uther se ressaisit. Il devait être fort. Rendre fièrs sa famille, sa femme et ses enfants. Vaincre l’adversité. Que valait-il si il abandonnait face à la difficulté ? Que valait-il, si il n’affrontait pas la peur, l’horreur. Ce n’était pas parce que ça grouillait de ces créatures qu’il devait abandonner. Il devait affronter sa peur, réussir à passer le fouillis. Il devait voir cela comme une épreuve. Et faire attention à ne pas marcher sur un. Ce serait le pire. Il inspira et expira lentement.

Il était prêt.

Uther devait aller chercher le dossier contenant toutes les données sur les ordinateurs. Et pour cela, il devait traverser la salle de jeu de la crèche, infestée par la plus vile créature : les enfants des autres.

#Inktober2017 - Day 13. Teeming

On dit que dans les temps très reculé de la première civilisation, quand les jeunes personnes étaient trop bouleversé, leurs corps et leur esprit pouvaient perdre leur solidité, et ils se brisaient en mille morceaux, éparpillé à travers les endroits qu’ils avaient traversés dans leur vie. Trop nombreux étaient les jeunes membres de cette civilisation qui subissaient ce funeste sort. Ils étaient prit pour cible par leurs camarades, et par peur retenait leur colère et leur détresse jusqu’à ce que leur solidité se désagrège. Mais pourquoi est-ce que de telles attaques existaient ? Était-ce de la haine ? Était-ce une volonté d’éliminer les « plus faibles » ? N’était-ce qu’un jeu d’essayer de les briser ?

Au moment de se briser, c’était comme s’il était à jamais impossible d’être à nouveau vivant. Comme si chaque fragment de leur être s’échappait pour tenter de fuir la douleur. Et alors, il ne subsistait d’eux qu’une sorte de spectre, condamné à une demi-vie, qui devait alors partir à la recherche de ses fragments. Nombreux étaient ceux qui dans un premier temps, préférait rester sous un spectre et vivre une vie maudite à retourner dans le monde. Mieux valait être privé de leur corps, de leurs souvenirs et de leurs émotions que de risque à nouveau d’être la cible d’attaque. Mieux valait n’être personne et continuer à hanter un lieu que d’être à nouveau une victime. Nombreux étaient ceux qui restaient à jamais sous cette forme.

Pour qu’ils recommencent à chercher leur fragment pour se reconstruire, il fallait un évènement. Voir une autre personne le subir, avoir quelqu’un qui vaille le coup de sentir à nouveau. Il fallait que renaisse en eux l’espoir, alors même qu’ils étaient incapable de ressentir. Il fallait redonner au monde une saveur. Alors pouvait commencer la longue recherche des fragments. Même s’ils pouvaient les ressentir, c’était une longue étape de recherche à travers leur vie. C’était la bataille contre les souvenirs et contre les sentiments enfoui. A chaque étape, ils devaient ré-affronter ce qui les avait effrayé, les mauvais souvenir. Il fallait du courage pour continuer chaque pas, il fallait avancer pour retrouver chaque membre qui était caché sur le chemin.

Mais une fois le corps complété, les dernières épreuves restaient à passer. Après le corps venait l’esprit. Chacun des fragment d’esprit à retrouver était difficile, parce que cela causer douleur et frayeur. La première des épreuves était celle de la raison. Comprendre le monde, c’était aussi à en avoir peur. Qui ne s’était jamais dit qu’il préférait quand il ne comprenait pas ce qui se passait dans le monde ? Quand il était dans la douce ignorance des douleurs de la vie. La tentation était grande de préférer ne pas savoir, et ne pas avoir à se soucier des choses.

La deuxième épreuve était celle des souvenirs. Si on retrouvait alors ses bons souvenirs, on retrouvait aussi les mauvais. Dont tous ceux qui avait brisé les jeunes spectre en premier lieu. Retrouver ses souvenir, c’était aussi revivre les chagrins, revivre les regrets, revivre les traumatismes. En ces moments, ils oubliaient tout les bons moments qu’ils retrouveraient aussi. Et au moment de les accepter en soi, c’était revivre toute sa vie en l’espace d’un instant. Un océan de sensation, qui brouillant entièrement l’esprit, et qui laissait épuisé le fantôme.

Mais une dernière épreuve devait être passée. Le dernier fragment était celui des émotions. C’était toujours le dernier qui restait. Les émotions. La possibilité de se rappeler ce que c’était de ressentir, sans avoir besoin de se souvenir de ces sensations. La possibilité d’avoir de nouvelles émotions, différentes de celles de jadis. La tentation était toujours grande de les abandonner. De fuir le fait d’avoir mal, de pleurer, d’être terrifié. On revivait les deux plus anciens désirs, toujours en tension : chercher le bonheur, et fuir la douleur.

C’était l’étape ou le plus de spectre étaient tentés d’abandonné. Mais les retrouver était la dernière étape de la reconstruction. Ce n’était alors que cette étape passé qu’ils pouvaient à nouveau redevenir vivant, à nouveau sentir et marcher.

#Inktober2017 - Day 12. Shattered

Le souffle court. La respiration saccadée. La peur panique. Il fallait fuir.

La forêt serait son tombeau, il en était sûr, et la boue – rencontre de la pluie glaciale qui s’abattait sur ses épaules frigorifiées et de la terre qui souillait ses vêtements – son linceul. Il se souvenait avoir couru. Mais combien de temps ? Il n’avait jamais su ce qui s’était passé. Un jour, la corruption était arrivée dans leur monde. Telle une pluie d’encre noire, elle s’était abattue sur un village. Le village avait été entièrement détruit, et depuis cette substance étrange s’étendait sur le monde entier. Et il essayait désespérément de la fuir. Il ne la voyait pas encore, mais ne pouvait que la fuir.

Il écoutait ses pas. Le bruit des feuilles, de la boue et des flaques sous ses pieds rythmaient son avancée. Un, deux, un deux. C’est comme l’horloge qui comptait ses derniers instants. Comme si chaque seconde était un rapprochement vers la fin. Un pas inexorable vers le jour où le froid et le silence l’empliraient. Où il serait arraché au monde par les mille bras de la corruption. Le froid et le silence. Le destin final de tout être vivant, et un destin très proche pour lui. Ne devrions-nous pas avant être chaleur et chants ? Mais la seule chaleur ici est la brûlure du froid, et les seuls sons que petit échos face à l’infini silence. Il tentait de regarder autour de lui. Que les arbres à pertes de vue, que cette forêt aux chemins s’enfonçant dans les buissons, que ce labyrinthe sylvestre boueux et glacé. Il n’avait aucun repère, tout était aussi sombre, tout était aussi terne. Pas de mousse pour lui indiquer le nord, et les chemins étaient trop sinueux pour qu’il puisse suivre la même direction. Il était perdu et aucune porte de sortie ne s’ouvrait à lui.

Ce fut alors qu’arriva la corruption. Non pas derrière lui comme il le croyait, mais devant lui. Une brume, dont sortait des milliers de mains, dégoulinant d’un liquide noir comme la nuit. Le monde en reflet sur la surface lisse du liquide. Il ne pouvait s’empêcher de détailler les bras décharnés d’ombre qui se trouvait devant lui. C’était la fin. Mais il ressentait avec la peur qui lui tenaillait le ventre une sorte de fascination. Alors c’était ça qui allait tout terminer ? Des bras qui sortaient de la brume et qui arrachaient à la réalité tout ce qu’ils pouvaient trouver ? Il n’avait jamais vu de près la corruption, juste de loin, comme un brouillard obscur qui avançait au loin, engloutissant les villes et les maisons.

Les bras se fracassèrent contre l’arbre qui se trouvait devant lui, qui se retrouva comme figé dans le temps. Les branches ne se balançaient plus dans le vent, les feuilles n’étaient plus emportées par les torrents de pluie. C’était comme si ce qu’avait été touché par les mains était arraché au temps, comme s’il n'était plus qu'une image de l'arbre qui jadis avait fait parti de ce monde. Un murmure semblait résonner dans sa tête.

« Faim-peur-où-moi-douleur-rien-vie-pourquoi-présent-heureux-nourriture-aide-toi-faible-joie-mort-passé-tout-est-quoi-nous-tout. »

Le fuyard sentait son esprit se fractionner, comme si toute pensée claire devenait impossible. Il se remit à courir de plus belle. Il n’avait pas la moindre idée de pourquoi la corruption était dangereuse. Il n'avait aucune hypothèse à propos de ce que pourrait être cette voix dans sa tête. Il ne savait pas ce qu’il y avait de l’autre côté de la brume. Mais il sentait la menace dans chaque veine de son corps. Il était mort de trouille. Il avait l’impression d’être la victime d’un jeu tragique, un héros de récit dont l’unique sort était la disparition et l’oubli. Derrière lui, des volutes d’ombres s’élevaient, et la forêt semblait se déchirer dans le noir. Les bras atteignaient de nouveaux arbres, et d’autres bras en sortaient. Il continuait à s’éreinter pour essayer de ne pas se faire rattraper par l’obscurité.

« Passé-vie-pourquoi-comment-toi-existence-destructeur-peur-joie-haine-expérience-échec-nous-nous-nous-nous-anihilisation-besoin. »

Mais la réalité se déchirait face à ces ténèbres, et il entendait derrière lui le craquement de la chute des rares arbres qui n’étaient pas attrapés par la brume, mais qui avaient perdu leur racine dans les ombres. Il vit deux brisures dans le ciel qui semblaient le dépasser. Il était trop lent. L’univers s’effondrait autour de lui. Chacun de ses pas était inutile, pourtant il continuait de courir. Peut-être espérait-il être finalement sauvé, comme une récompense pour s’être battu pour continuer à vivre ? Peut-être espérait-il que le Grand Créateur aurait au dernier moment pitié de lui ?

« Abandonné-erreur-erreur-erreur-un-erreur-jour-pourquoi-erreur-erreur-regret-ne-erreur-fais-pas-erreur-erreur-pareil-erreur-court-haine-colère-destruction-erreur-erreur »

Il n’avait plus de souffle, mais la peur continuait à le porter. Chacun de ses pas était une nouvelle douleur qui s’ajoutait, chacune de ses inspirations lui brûlait les poumons. Survivre, il voulait survivre. À n’importe quel prix, qu’importe la souffrance. Mais le monde se détruisait aussi devant lui, emporté dans la brume de corruption. Il tenta de retourner en arrière. Il était tout autant bloqué. Les effets de la goutte noire avançaient vers lui, il était entouré, sur un petit îlot de réalité qui disparaissait de minute en minute. Il ne savait pas quoi faire. L’attente le condamnait, et tenter de sauter par-dessus le précipice était pure folie. Et plus il réfléchissait, plus la situation se reprochait d’une chute dans le vide. Mais il n’eut pas le temps de continuer sa pensée. Sa plateforme s’était morcelée sous mes pieds.

Il tomba. Les mains d’ombres l’attrapèrent. Sombrant dans la corruption, sentant son esprit se fragmenter en un flot d’incohérences, il vit les dernières nuances de bleu du ciel être engloutie par un noir des plus profonds.

#Inktober2017 - Day 11. Run

Celia avançait avec difficulté dans les vallées. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle était au fond de cette vallée, se dirigeant vers le monastère qu’on lui avait indiqué. « Au bout de la vallée, Après la statue ». L’ancienne aventurière avançait parmi les roches et les herbes hautes, faisant attention aux serpents et autres dangers de la montagne. L’ascension était pénible et difficile.

Arrivée au bout de la vallée, elle comprit qu’elle n’était pas très loin de son objectif. Une immense statue de roc brut, qui montait jusqu’au flanc des deux montagnes qui entourait la voyageuse, se dressait devant elle. Ce qu’elle représentait était pourtant simple : Juste une femme, qui portant un grand châle. Une figure presque fantomatique, peut-être une déesse ancienne ou une incarnation de la nature. Mais même si cette représentation ne surprenait en rien, cette statue la surplombait comme jamais une statue ne l’avait faite.

Quel âge avait cette colossale femme de roche ? Celia n’en avait aucune idée, mais les plantes et l’érosion semblait indiqué un age très ancien. Célia se prit à se demander comment cette statue avait pu voir le jour. Était-ce creusé dans le roc, avaient-ils amené ici la matière première ou avait-elle était creusé à partir de la vallée ? Elle n’avait ni les moyens, ni les connaissances de savoir à coup sûr les réponses. Mais cela n’empêchait pas les questions de venir et de se bousculer dans sa tête. Était-ce ne serait-ce que possible pour un peuple ancien de construire une telle chose ? Sur combien de temps ?

Toute la journée, Célia fit des hypothèses sur cette femme, cherchant à percer le mystère de cette statue.

Était-ce le travail de tout un peuple, rendant hommage à une cheffe qui les avaient protégés d’un clan ennemi ou d’une menace quelconque ? Sur des générations, ils avaient creusé la montagne ou un mégalithe pour créer cette statue, mué par leur envie de rendre un hommage postume. Était-ce la représentation d’oracles, de femmes mystiques en communion avec les esprits qui avaient livré à leur peuple des secrets cachés et des prédictions qui les avaient sauvés ? Un monument à ces femmes désormais anonymes, mais qui resteraient vivante grâce à cette création de roche brute. Une manière pour elle de ne pas tomber dans l’oubli.

Était-elle plus ancienne ou plus récente que le monastère ? Avait-elle veillé sur les moines, telle une mère de toutes celles et ceux qui priaient ici. Était-celle dont ils imploraient la protection, quand les sombres nuages de la fatalité semblaient s’abattre sur eux ? Était-ce à elle qu’ils attribuaient les guérisons miraculeuses, les coups de chances et les instants de bonheurs ? Était-ce elle que de jeunes couples en besoin d’enfant venaient voir, telle les déesses de la fécondité de jadis ?

La nuit tombait. Celia devait quitter ce colosse, cette statue, cette déesse ancienne, cette incarnation de la nature, cette cheffe, cet oracle, cette mère du monastère, cette divinité de la fécondité. Elle se sépara d’elle comme d’une vieille amie, se promettant d’y retourner pour la voir le plus régulièrement possible.

Elle n’était pas plus avancée qu’avant ses réflexions sur la vérité sur cette statue. Mais peu importait. Cette statue était désormais pour elle l’entrée vers un nouveau pas de sa vie, et sa compagne d’un moment de rêverie et d’imagination. La véritable histoire importait peu face à ce que lui avait fait vivre la simple vision et les questions que cette statue géante.

#Inktober2017 - Day 10. Gigantic

Une journée ordinaire. Un ciel bleu. Un petit vent frais. Le temps idéal pour un jogging. Un peu de musiques, des foulées.
Un crissement de pneu.
Un choc.

Angus était dans le brouillard. Il ne savait pas ni où il était, ni ce qu’il y faisait. Le monde autour de lui semblait se limiter à la douleur, qui l’empêchait de penser clairement, et à des cris et voix autour de lui. Mais que disaient-elles ? Rien de compréhensible, semblerait-il. Il essayait de se concentrer. Il essayait de comprendre. Mais il se sentait glisser, les ténèbres le happaient. Il ne comprenait pas.

Angus se réveilla dans un lit. La salle était entièrement aseptisée, des machines autour de lui faisaient des « bips » réguliers. Pas de doute, il était à l’hosto. Il regarda son état. Il n’arrivait pas à se lever, et il voyait des bandages partout. Il essaya de se rappeler sa journée. Il était la veille d’une course. Pour se détendre, il avait décidé de faire un petit jogging, avec son baladeur. Il se souvint du crissement et du choc. Il jura intérieurement. Il s’était fait renversé par une voiture. Il commença à prendre peur. À quel point les dommages à son corps étaient-ils graves ? Ce crissement, c’était un accident, c’était tout ce qu’il en savait. Tout le reste était inconnu. Ne serait-ce que ses chances de se remettre. Il maudissait cette voiture, il maudissait tous les conducteurs. Ils n’étaient là que pour mettre en danger les piétons ?!

Au bout de quelques minutes, une infirmière arriva, lui disant qu’elle avait téléphoné à ses parents, et qu’ils seraient là d’ici une heure. Elle lui apprit les circonstances de l’accident, et fini par lui donner son diagnostique. Angus retint sa respiration, terrifié. Le verdict tomba comme un couperet : sa colonne vertébrale était touchée. Il ne pourrait sans doute plus jamais marcher.
Elle lui déclara également que son pronostic vital avait été engagé. Il s’en était sorti, et ses jours n’étaient plus en danger. Il avait eu de la chance sur ce point.

Angus se sentit indigné par une telle expression. Son monde s’effondrait, et il avait de la chance ?!
Le jeune homme avait travaillé pour devenir sportif. C’était sa passion, et son rêve était d’atteindre un haut niveau. Il avait toujours aimé le sport, c’était le seul domaine dans lequel il avait jamais eut l’impression d’être bon. Ce crissement, ce n’était pas que sa carcasse qu’il avait renversée, c’était aussi ses rêves et objectifs. Il n’avait plus de but, et tout son avenir avait été balayé d’un coup, comme un château de carte.
Pour atteindre son but, il avait enduré le régime spartiate de son entraîneur, il avait accepté de fermer les yeux sur les piqûres de « vitamines » qu’il devait prendre. Il s’était dit que de toute façon il n’avait pas le choix, et que tout le monde le faisait. Mais cela n’empêchait pas la culpabilité d’exister. Ce crissement, c’était le dernier son qu’il avait entendu à l’époque ou ces sacrifices avaient servi à quelque chose. Désormais, il s’était privé et s’était mis la santé en danger pour rien.

Le temps passait, uniquement rythmé par le bruit des machines. Il tenta de se retourner, mais il était trop bien maintenu. Cependant, en tournant sa tête, il vit des fleurs, et un mot. « Désolé ». Sans même avoir besoin de demander, Angus pu deviner de qui s’était. Le conducteur.
Il comprit. Un conducteur sur la route, en plein dans son travail habituel, voit débouler un jeune homme qui écoute de la musique et ne fait pas assez attention. Il tente de freiner. Mais rien à faire, il le percute. Ce crissement de pneu, c’était également la tentative d’un conducteur d’éviter toute cette tragédie. Le dernier réflexe possible. Angus se demanda s’il s’était senti coupable. S’il avait regretté ne pas avoir été plus rapide.

Angus sentit sa colère se retourner envers lui-même. Pourquoi n’avait-il pas fait plus attention ? Pourquoi avait-il fait un jogging ! Il laissa tomber sa tête, la seule partie de son corps qui pouvait encore bouger, sur son oreiller, et regarda le plafond. Il ne voyait plus son avenir devant lui, et ne savait pas ce qu’il pourrait faire maintenant que courir lui était impossible.
Peut-être qu’avec le temps, de nouveaux chemins s’ouvriraient. Mais pour l’instant, il était trop tôt pour voir la lumière au bout du tunnel.

#Inktober2017 - Day 9. Screech

La ville de Rectus se réveillait ce matin avec colère. Dans la nuit, une atteinte aux symboles de la ville avait été fait. Un vandalisme honteux, une attaque qui n’aurait jamais dû être. Tous les poteaux, mats de panneaux et de lampadaires avaient été tordu, et noué. Les dégâts semblaient s’étendre sur toute la métropole. Plus un seul cylindre de métal n’était droit. Même le grand mat, symbole de la droiture de la ville, avait été touché par le mal mystérieux. Ce monument innovant vendu à un prix tout à fait concurrentiel par une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques dirigée par un ami du maire de l’époque, avec tous les lampadaires et poteaux de la ville.

Avant l’arrivée de ce mat, la ville n’avait jamais eu de symbole ou de monument. Cela coûtait trop cher. Non pas que la ville manquait spécialement d’argent, mais elle avait de bien meilleures utilisations. Mais lorsque la proposition avait été faite, il était vendu avec le reste, donc pourquoi se priver ? Depuis, le phallique monument était devenu un incontournable de la vie. Il était la fierté des habitants, malgré les mesquines moqueries des métèques à la métropole. A Noël, ils le décoraient même, avec des guirlandes. Si on exceptait le manque de piquants, de bois, d’odeur de pin et de vert, il pourrait presque passer pour un vrai sapin.

Cependant, cette attaque avait fait atteinte à cette pensée. Le maire déclara que c’était la droiture d’esprit même de la ville qui avait été nouée multiple fois comme ces mats pourtant forgés dans de l’acier. Que c’était la pensée rectiligne dont le maire était le garant – lui qui était maire après son père, son tonton rigolo, son grand-père, son arrière grand-père, et bien d’autres générations avant lui – qui avait été bistournée. La ville avait toujours fait pareil, pensé pareil, poussé sur une route droite depuis sa fondation. C’était le sentier vers le futur qui avait été rendu sinueux avec ces quelques tonnes de métal. Les psychologistes les plus renommés dirent que c’était même une émasculation symbolique de la ville.

L’occultiste du coin déclara que c’était une onde éléctro-magnétique, lié à une espèce extra-terrestre, qui avait tout tordu dans le but d’envoyer un message : que la course vers les étoiles étaient interdites à l’humanité. En nouant tout ce qui montait vers le ciel, ils avaient signifié que c’était le voyage spatial qui serait sinueux, et qu’ils feraient tout pour que les hommes n’aient pas une ascension rectiligne vers l’espace.

D’autres théories furent avancées : conspiration secrète, problème atmosphérique, ou « les jeunes ». Mais l’enquête sur ces énigmatiques torsions, sur ce noueux attentat, n’avançait pas. Les profils se succédaient, et nul ne semblait vouloir ni pouvoir effectuer de pareils actes. Des battut furent effectué. Pourtant, le coupable était simple à trouver : il suffisait que ce soit une personne ayant la capacité de tordre des centaines de barre d’acier de plusieurs dizaines de centimètre de diamètre en une seule nuit. Avec un tel profil, trouver le coupable ne pouvait qu’être simple ! Mais ce fut en vain.

Cependant, à l’insu de tous, reposait dans les archives d’une entreprise locale de lampadaire et de poteaux téléphoniques des documents sur la production de mars 1965. Elle indiquait un défaut de fabrication sur toute la production, et un débat sur comment réussir à écouler ce stock.

#Inktober2017 - Day 8. Crooked

Audren cherchait ses mots, mais rien ne lui venait en tête. Il savait qu’il devait dire quelque chose, mais n’osait pas. Un grand silence gêné régnait dans la salle de réunion des Gardiens.

À la base de toute cette histoire, un risque habituel, mais qui faisait toujours un choc quand il se produisait. Une nouvelle mission avait mal tourné. Une simple mission protégé un enfant tourmenté avec un poltergeist sur Terre. La bataille avait été rude, et l’enfant avait été blessé. Kenneth était enfoncé dans un fauteuil, un verre à la main. Il n’avais pas suffisamment bu pour être ivre, mais son état de déprime inquiétait tout de même Audren. Cela faisait quelques mois que les missions allaient mal, qu’il y avait des imprévus, et que le métier commençait à fatiguer Kenneth’. Et rien ne l’affectait plus que quand il y avait des innocents blessés lors d’une mission. Et plus ça continuait, plus il se sentait mal.

— Connards de Patterson, on peut jamais compter sur ces exorcistes d’opérette… grommela juste le jeune gardien, toujours furieux du refus d’envoyer de l’aide par la famille de professionnels de la gestion des spectres.

Il soupira.

— Enfin, c’est moi qui ait bien merdé, sur ce coup… rajouta-t-il en regardant le plafond.

Kenneth ne continua cependant pas de parler de ce qui le tracassait. Il estimait en avoir trop dit et était déjà gêné d’avoir avoué avoir envie de tout quitter parce qu’il s’en sentait pas capable. Audren avait envie de lui répondre qu’il avait du talent, qu’il était doué et que ce n’était qu’une mauvaise phase. Que les crasses, cela arrivait à tout le monde, et que statistiquement ce mois était pas top pour tout le monde. Cependant, rien ne sortait. Il devinait pourtant ce qu’il devait lui dire, ce qui était pour lui la vérité. Mais il n’osait pas, et le silence s’installait.

On lui avait toujours dit que la timidité c’était mignon. Peut-être, mais il y avait des moments. Aller, il devait trouver quelque chose à dire. N’importe quoi d’utile. Mais peut-être que c’était déjà trop tard ? Le silence s’était installé depuis plusieurs minutes. Peut-être que s’il le disait maintenant, cela allait sonner faux et que Kenneth allait encore plus déprimer en pensant qu’on voulait le rassurer mais qu’au fond, ses amis pensaient aussi qu’il foirait tout. Peut-être qu’il valait mieux se taire. Non, c’était stupide. Mais peut-être que c’était bien trop tard, et qu’il se disait déjà que ce silence.

Audren s’était toujours dit qu’il était bon pour écouter, et que c’était une de ses qualités. En effet, il acceptait d’écouter ce que ses amis avait sur le cœur, cela ne le dérangeait pas. Mais dans ce genre de moment, il se disait que ce n’était rien. Il se sentait jaloux de ceux qui arrivaient à trouver les bons mots, les mots juste – sans se rendre compte qu’eux aussi se foiraient, disaient des choses qu’ils ne devaient pas dire.

Mais dans sa peur de dire le mauvais mot, il s’était à la fois persuadé que tout ce qu’il dirait serait mal, et que tout ce que dirait quelqu’un d’autre serait meilleur.

Il inspira. Il devait se lancer.

— Je-je pense que tu t'es bien débrouillé, bredouilla-t-il. Tu as été fort et talentueux, tu t'es bien battut contre le spectre alors que c'est pas ta spécialité. On peut pas demadner à un forgeron de forger, euh non, de faire du paillage de chaise. Enfin si, s'il est passionné de paillage de chaise, si, il peut totalement le faire, je lui interdit pas ! Mais s'il fait pas de paillage de chaise, on peut pas lui demander. Bref, je voulais dire que ça n'a jamais été ta spécialité ni la mienne l'exorciste, on sait pas faire ça. On aurait du avoir un Patteson assigné pour pouvoir faire la mission ! Enfin, pour les Patterson, c'est pas d'être des exorcistes qu'on peut leur demander mais d'être des gros péteux !

Génial, se disait-il. Il avait bafouillé, il en avait trop fait - ce qui risquait de le faire paraitre soit être un fanboy soit pas sincère, il s'était perdu dans sa métaphore, et il avait terminé sur une note de mauvais humour gênant.

Alors qu'il s'attendait au pire, Kenneth pouffa de rire, et lui dit simplement : "T'as raison".

#Inktober2017 - Day 7. Shy

Au centre des bois se trouvaient une épée. Toutes les antiques légendes disaient que les épées cachées au fond des forêts mystérieuses étaient le moyen de sauver des royaumes, d’occire un être maléfique ou d’obtenir gloire et puissance.

Peut-être fut-ce pour cela que celle-ci fut aussi dangereuse.

Sa lame pure, construite dans l’un des plus solide métal, était dite comme étant capable de couper à travers l’âme même. Ses ornements composés des gemmes les plus précieuses trouvable, était dite comme renfermant le plus puissant des sortilèges. Cette arme sacrée était dite comme étant l’unique arme capable de vaincre les ennemis les plus dangereux.

Depuis des siècles, les royaumes se sont battus pour l’obtenir. Nul n’est capable de compter toute les fois où les bois sacrés furent pris d’assaut afin d’acquérir la lame cachée. La guerre ravagea plusieurs fois toute la forêt, mais les armées s’exterminèrent avant que l’une d’entre elle fut capable d’obtenir l’arme tant convoitée. À travers les ages, la légende de la lame continua à fasciner. Combien de noble furent assassiné pour qu’un roi obtiennent le pouvoir sur la région de la forêt, dans l’espoir d’un jour aller quérir l’arme légendaire ? Combien de complot naquirent dans le but de réussir à détruire la surveillance du souverain de la région pour aller fouiller la forêt, brisant des vies entières juste pour le pouvoir ? Le plus surprenant fut que personne ne ressorti jamais de la forêt avec la lame.

Un jour, un chevalier décida d’entrer dans la forêt, convoitant la lame pour mettre le fin à un danger des plus grands. Il fit la guerre à tous ses adversaires dans l’obtention de l’épée légendaire. De sa main, il mit fin aux jours de brigands, d’autres chevaliers, de roi, de simple paysan qui cherchaient la lame pour mettre fin à leur sort de misère, des ducs. Le chevalier se disait qu’une arme aussi puissante ne devait être que dans les mains d’une personne sage et pieuse. Et quand on doit l’être pour avoir le pouvoir, n’est-on pas toujours prêt à sincèrement penser qu’on est sage et pieux ? Le chevalier traversa la forêt, pourfendant de son épée les monstres qui y vivait. Si l’épée était aussi puissante que cela, ces créatures effrayante ne pouvait être que des épreuves pour atteindre son but. Et au bout de journée passé dans les profondeur du bois, il arriva à son objectif, et un trouva l’épée.

Devant lui se tenait une simple lame, rouillée par le temps, qui tenait à peine en place dans un trou un peu trop grand. Ce qui avait du être un bel ouvrage d’art jadis, mais qui ne contenait ni magie, ni puissance divine.

Tel était le premiers des pouvoirs de l’arme légendaire. C’était celui des rumeurs et des légendes, c’était celui des histoire qui se déformaient et s’amplifiaient. Si cet objet était convoité, c’était qu’il était puissant. Et sa puissance supposée le rendait encore plus convoité. Peut-être n’était-ce qu’un ménestrel de jadis qui avait planté cette arme, comme moyen d’embellir ses futures chansons.

Le second pouvoir était celui de l’ironie tragique : Il ne restait plus rien au héros ayant convoité l’arme, plus de raison de vivre. Tout son trajet avait été justifié par la puissance de l’épée, son danger et ses promesses. Chaque mort de sa main n’était qu’une étape vers ce qui lui permettrait ensuite de se racheter. Si l’épée n’était pas la source du sauvetage du monde, quel sens avait le champ de corps sans vie qu’il avait laissé sur son chemin ? Si l’épée n’était pas une construction divine, les monstres n’étaient-ils pas simplement les habitants de la forêt ?

Le chevalier compris alors pourquoi personne ne revenait, et pourquoi lui non plus ne reviendrait pas. L’homme ne serait-il prêt à vivre avec autant de mort sur la conscience, uniquement en échange de la puissance ou de la gloire ?

#Inktober2017 - Day 6. Sword

Tic. Tac. Tic. Tac.

Samain était fatiguée d’attendre. Lorsqu’elle avait découvert l’existence de la Contre-Terre, un univers de magie et de créature fantastique, elle s’était imaginée que son arrivée serait la découverte d’un nouveau monde, comme une sorte de mélange entre ses romans de fantasy et ses jeux vidéos en monde ouvert. Qu’elle arriverait dans une rue fantastique où marcheraient gobelins, orc, elfes, korrigans, nains, créatures anthropomorphiques, et toutes les autres espèces dont on lui avait expliqué l’existence lorsqu’elle avait découvert l’existence de la magie !

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac.

Mais non, elle se retrouvait à devoir patienter tant bien que mal dans la salle d’attente du service de régularisation des nouveaux arrivant. Ses premières impressions du monde magique auront donc été quelques passants dans une rue quelconque, une salle d’attente avec une horloge particulièrement irritante, puis de la paperasse. Samain se consolait en se disant qu'il y avait un avantage : elle n'avait pas d'identité existante ici, et du coup pouvait indiquer un genre féminin sur ses nouveaux papiers, et se déclarer au nom de Samain. Mais même si cet aspect des plus positif la rendait contente, cela ne suffisait pas vraiment à l'aider à attendre. A vrai dire, elle se sentait encore plus impatiente, parce que cela rajoutait la hâte d'avoir enfin des papiers corrects ! Si seulement elle avait pu tout envoyer par mail, et revenir ici pour avoir le droit à un "tout est en règle, voilà votre carte d'identité".

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac.

Elle tenta de s’occuper, en se remémorant comment elle avait découvert l’existence du monde magique. Cela avait été fantastique, ça, au moins. La découverte que les sorcières existaient et utilisaient des démons pour influencer les esprits, et que son père avait eut une histoire d’amour avec une sorcière et avait gardé l’enfant après leur divorce, l’avait impressionnée. Elle songea à quel point elle préférait être dans la ville des sorcières – Walpurgis, si elle avait bien compris son nom – à apprendre à invoquer des démons. Mais elle ne pourrait se rendre dans cette ville avant d’avoir eut son bac.

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac.

Samain remuait les pieds et avait du mal à ne pas se lever pour marcher. Elle regarda à côté d’elle son père. Celui-ci semblait parfaitement capable d’attendre, utilisant sa tablette. Oh, il n’avait pas accès à internet, mais avait assez de jeux stupide pour passer le temps. Cela impatienta encore plus la jeune fille ! Comment pouvait-on s’occuper en jouant à des jeux sur tablette alors qu’ils étaient enfermés dans une salle d’attente pourrie à l’intérieur d’un monde de magie ! N’était-ce pas l’ultime torture, que seul un esprit sadique pouvait avoir inventé ! Pour l’adolescente, c’était l’unique explication. Tant de bureaucratie dans ce qui s’annonçait être une vie passionnante, cela ne pouvait qu’avoir été volontairement conçu.

Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac.

D’un coup, arriva le Graal : La porte s’ouvrit, et les noms de Samain et de son père furent annoncés. Celle-ci se précipita vers la salle, suivit de son père qui s’amusait naïvement de ce qui semblait être l’excitation de sa fille. « Ah, ces enfants », pensait-il, avec sa tendance habituelle à considérer que même à 15 ans, Samain était sa petite fille adorée. « ils sont vraiment capables de s’amuser dans des situations incongrues ».

Dans la salle, la jeune fille déchanta. L’employé parlait avec une voix lente, et relisait chaque section de chacun des nombreux papiers qu’ils avaient dû remplir, vérifiant jusqu’à la moindre lettre. Et pire encore : une autre horloge bien bruyante étant dans la pièce. Samain se consola en se disant que cette étape serait bientôt finie : Ensuite, il ne lui resterait qu’aller au centre des passeurs pour remettre les papiers pour obtenir leurs cartes de passage entre les mondes, puis la création de leurs papiers d’identité dans la Nouvelle-Neustrie, l’inscription dans son nouveau lycée, sa demande de conversion des acquis du système éducatif français vers celui néoneustriens, sa demande de bourse scolaire, la récupération des clefs de leur nouvel appartement…

Elle ne se sentit pas tellement consolée. La journée allait être longue.

#Inktober2017 - Day 5. Long

C’était la première fois que Naï se rendait sur Ark’Dulah, ville la plus importante du satellite Galahad 3b. Dans l’ascenseur, il s’était même senti nerveux : c’était la première fois qu’il se rendait sur un astre-océan, et encore plus important, la première fois qu’il se rendait dans une ville sous-marine.

Le scientifique travaillait depuis des années dans le domaine des recherches en technologie cristalline de sa nation, le Conglomérat d’Albion. Il se rendait aujourd’hui dans un colloque dans cette ville, situé sur une planète neutre face aux grands empire multi-planétaire. L’université de cette planète était une référence en manière de technologie cristalline, et il était certaine que ce serait enrichissant. Même si cela voulait dire aller dans une ville située sous des tonnes d’eau. Il eut un frisson en y pensant. Le fait de connaître en quoi les boucliers protégeant les villes sous-marines était entièrement sûr ne suffisait pas à ne pas lui laisser cette peur irrationnelle de finir écrasé sous des tonnes d’eau.

Lorsque la porte s’ouvrit, il eut son premier regard sur la ville sous-marine. Il voyait d’immense bâtiment cristalin qui s’élevait, dans une architecture lui rapellant le gothique, mais dans des tons bleutés. Les tours étaient ouvragées, des petites statues de créatures sous-marines se trouvaient sur les bords des toitures. Et en haut, en guise de ciel se trouvait le bleu de l’océan, légèrement éclairé par les boucliers. Il pensa aux tonnes d’eau se trouvant au-dessus de sa tête et se sentit mal. Et sa sensation ne fit qu’empirer en voyant une immense ombre passer au-dessus des barrières. Cela ressemblait un peu à un poisson, mais il se rendit compte que la créature devait faire plusieurs kilomètres. Il avait déjà vu des gigafaune, ces écosystèmes de créatures dépassant la centaine de mètres, mais jamais en vrai, et dans une situation qui lui semblait aussi effrayante.

Il tenta de se défaire de cette image qui lui venait en tête de la créature qui brisait les boucliers. C’était sécurisé, se disait-il, ils ne peuvent pas ne pas avoir prévu des incidents avec ces bestioles. C’était impossible de ne pas avoir prévu ça. Mais même avec ça, la peur restait, encrée dans un coin de son esprit. Naï détourna son regard pour observer la colonne centrale, dont il était sorti. Cette colonne contenait des centaines d’ascenseurs qui reliait la ville sous-marine à une île artificielle se trouvant à la surface. Plusieurs cascades sortaient de cette colonne, remplissant les différents canaux de la ville. Le scientifique devinait que l’eau ne venait pas d’en dehors du dôme mais était recyclé depuis l’intérieur, mais il se demandait pourquoi diable ils voulaient utiliser de l’eau comme symbolique alors qu’ils étaient coincés sous plusieurs tonnes de ce même liquide.

Prise dans cette pensée, il en fut sorti par un immense bruit, et une vibration terrible. Naï poussa un glapissement terrifié. Les pensées fusèrent dans sa tête. Ça-y-est, c’était la fin, ils allaient tous mourir écrasés par la pression de l’eau ! Il regarda vers le haut pour voir ce qui se passait. La bête qu’il avait vu se cognait contre les boucliers. Cependant, ceux-ci tenaient sans la moindre difficulté, nullement impacté par le choc avec la bête titanesque. L’homme regarda autour de lui. À l’exception de quelques quidams regardait la scène, les passants continuaient leur chemin, nullement effrayés par la situation. Ce qui voulait sans doute dire que c’était courant.

Naï soupira. Il devinait que ce séjour allait lui sembler long…

#Inktober2017 - Day 4. Underwater

— « Nan ! Je veux pas ! »

La forteresse du clan Skelfing faisait face à une nouvelle crise, des plus terribles. Une crise qui touchait même la famille royale. Vekyna, princesse du clan Skelfing, refusait de mettre la tenue d’apparat, et le faisait savoir avec tous les moyens dont elle disposait.

La tenue d’apparat était la tenue que tous les membres du clan se devait de porter lors des évènements important. Si cette tenue était identique pour les hommes et les femmes, son nombre d’ornement et sa complexité augmenté au fur et à mesure que le rang du ou de la membre du clan augmentait. Et en tant que princesse héritière du clan, Vekyna devait porter une tenue encore plus compliquée que celle de son père, le roi Hetjul.

Et la petite lionne noire détestait les tenues compliquées. Si on lui demandait son avis, elle se promènerait nue partout : c’est bien plus pratique. Hélas, les conventions sociales et la température polaire des monts du Médian forçait de porter des tenues. Quelle idée pour des lions de vivre dans le froid ! Mais si pour les tenues usuelles, la petite fille pouvait faire des exceptions, elle ne voulait pas se faire emballer dans cet ensemble de bout de tissus incompréhensibles. Et c’est ainsi qu’elle se retrouva à courir partout en culotte, projetant tous les gardes à l’aide de ses pouvoirs, et que la pièce où elle avait du se changer avait sa tapisserie déchirée et deux armoires projetées par la fenêtre, laissant la neige s’occuper de la seule chose qui était encore intacte : le magnifique tapis.

Pour couronner le tout, au plus grand malheur de Myrkur et Dahor, guerriers royaux du clan, c’était eux qui devaient réussir à la récupérer et à la forcer dans la tenue. Myrkhur était le cousin du roi Hetjul, et avec son amant, était parmi les guerriers les plus réputés. Ils avaient été assignés à la protection de Vekyna. Ou, comme ils le disaient parfois, à la protection du monde entier face à cette menace qu’était la petite princesse.

— « Nan ! C’est trop nul ! »

Dahors fut projeté contre un mur par la vague d’énergie qui se fracassa contre lui. Il poussa un juron. Ils l’avaient amené à l’étage exprès, afin de bloquer ses pouvoirs. Le clan skelfing tiraient de ses pouvoirs des immenses veines d’énergies qui circulaient à travers le monde. Cependant, dès qu’ils dépassaient quelques mètres au-dessus du sol, ils étaient incapables de tirer l’énergie tellurique. Enfin, la plupart d’entre eux. C’est ainsi qu’ils découvrirent que déjà à 8 ans, elle faisait partie des très rares membres du clan à être capable d’accomplir cet exploit.

Étalé contre le sol, Dahor se dit que les duels qu’il avait dû accomplir contre des éléphants et des rhinocéros, ces peuples de géants qui vivaient dans les contrées de la savane, furent des expériences moins pénibles que surveiller cette gamine.

Myrkur s’était tapi dans l’ombre. Comme tous les assassins, il était un spécialiste lorsqu’il s’agissait de prendre par surprise ses ennemis. Il entendit la petite s’approcher : elle commettait l’erreur de chantonner. Myrkur se demanda un instant si Hetjul lui pardonnerait de ne pas inculquer la discrétion à sa fille si c’était pour une bonne cause tel qu’éviter les destructions qu’elle pourrait causer.

Il bondit d’un geste leste sur la petite lionne pour l’attraper. Celle-ci, poussant un cri de surprise, sauta pour grimper en haut de la grande armoire qui se trouvait à côte d’elle.

— « Noooooooooooooooooon », protestait-elle.

Myrkur réussi à lui attraper une jambe, la tenant par les pieds. La petite tomba et il l’attrapa, la tenant sur son épaule comme un sac à patate. Elle poussa un cri de protestation, outrée de s’être fait avoir. Dahor arriva, se frottant le dos, bougon.

— « Myrkur, chéri, la prochaine fois, évite de m’utiliser comme appât, tu veux ? »

Myrkur rendit un sourire à Dahor. Il était fier d’avoir réussi à endiguer la crise avant qu’il y ait eut trop de dégâts. Mais dans son sourire, il y avait encore la peur d’un futur qui s’annonçait plein de pièges et de malheurs.

Il savait que ce n’était qu’une victoire, et que la guerre restait à gagner, une guerre qui s’annonçait difficile et capable de ternir à jamais la vie du clan. Réussir à habiller cette petite peste.

#Inktober2017 - Day 3. Poison

« Et toi, dans quel camp tu es !? »

Nicolas n’aurait jamais pensé que son retour au monde, sa renaissance se serait possiblement le théâtre de la fin d’un monde.

Hier même, une simple phrase lui avait semblé être la plus belle du monde : « tout est en règle, vous pouvez sortir ». Il avait écouté avec calme et attention toutes les conditions de son droit de sortie : Pas trop de sel, pas trop de sucre, surtout pas d’alcool et de tabac, et pas d’excitation. Il avait accepté chaque injonction, et même l’idée de retourner au lycée lui avait parue superbe, malgré l’épée de Damoclès qu’était le rattrapage de leçon. Il n’avait eut qu’une hâte : quitter ce lieu. Il avait souhaité retrouver le monde, son monde, qui n’aurait jamais dû se réduire à une pièce et au bruit régulier de machine.

« Et toi, dans quel camp tu es !? »

Nicolas avait toujours été dans le même groupe d’ami depuis son enfance. Il s’y sentait bien, et c’était un peu son univers. Il n’était ni très connecté, ni très sociable, et se sentait donc à l’aise d’avoir ce petit groupe qu’il pouvait retrouver. De ce fait, il avait été impatient de les retrouver, n’ayant eut des nouvelles que de ceux qui lui avaient envoyé des textos pour lui tenir compagnie. De longues discussions sans queue ni tête, dont il savait qu’une partie des messages avaient été envoyés au nez et à la barbe d’un professeur pas assez attentif. Il avait attendu avec impatience la première journée de cours, la première récréation.

« Et toi, dans quel camp tu es !? »

Dès le début de la journée, il avait commencé à comprendre que quelque chose n’allait pas. Les félicitations étaient sincères et chaleureuses, les blagues sur sa victoire héroïque pleine de virilité sur les terribles clans infectieux avaient fusée. Mais à côté de ses rires, il avait sentit la gêne et la tension. Ses amis ne discutaient pas entre eux, juste avec lui.

Il avait demandé si tout allait bien. La guerre fut déclarée.

D’abord, juste quelques remarques sarcastiques. Des réponses acides. Visiblement, une trahison de confiance. Et finalement, virent les mots et les cris. Les insultes.

« Et toi, dans quel camp tu es !? »

Ces mots étaient à la fois une attaque, une menace et une insulte. Une attaque envers lui, qui avait juste écouté les récits contradictoires sur l’effondrement de son groupe d’ami. En lui demandant de prendre position, on le plongeait sans ménagement dans cette situation. Une menace, parce qu’il savait très bien qu’ils ne lui demandaient pas avec qui il serait ami – mais avec qui il allait être brouillé. Et une insulte, parce qu’il lui demandait de designer un coupable et un innocent sans rien savoir de la situation.

« Et toi, dans quel camp tu es !? »

Cette phrase marquait la rupture, la fin de son monde. Le groupe d’ami n’existait plus, il n’y avait que deux clans ennemis, et il ne pouvait se résoudre à en trahir l’un pour rejoindre l’autre. Il ne savait pas. Et il savait que dans ce genre de conflit, ne pas choisir n’allait pas lui permettre de garder de bon contact avec les deux groupes.

Il avait le choix entre décider arbitrairement de qui il voulait perdre, ou perdre tout le monde.

#Inktober2017 - Day 2. Divided

Hey, ça fait un bail que je n'avais pas fait de petit post pour donner de mes nouvelles ! Et j'ai décidé de faire quelques changements dans ma manière de communiquer avec le woorld, dans ma manière d'être présent sur internet.

Tout d'abord, j'ai décidé hier juste avant minuit de participer à l'Inktober de 2017. Un grand merci à Micku qui m'a fait remarquer la possibilité de faire l'Inktober à l'écrit (j'avais pas suivi la discussion sur le sujet xD). Je tenterais pour chaque jour de faire un texte d'au plus 650 mots, si possible dans des styles différents et des themes différents. J'utilise la liste officiel, traduite en français.

Ce n'est pas spécialement un secret, j'ai une légère tendance à la disparition spontanée, malgré des tentatives régulières de revenir et de plus participer. Je vais pas me chercher des excuses, même si ma formation me bouffe du temps, j'ai aussi tendance à perdre énromément de temps à strictement rien faire (regarder son plafond, une activité intellectuelle et spirituelle intense). Donc on va tenter de changer ça ! Du coup, je compte profiter de l'Inktober (et puis du NaNoWriMo) pour apprendre à gérer à la fois le boulot que j'ai à faire pour l'ESPE (et pour mes cours) et ma présence sur internet en tant que créateur, et pour me réhabituer à une participation régulière sur deviantART et autre.

Pour cela, j'ai décidé de retaper un peu mes différents outils de publication afin de me faire tout un petit cocon pour publier mes trucs. En plus de deviantART qui forme une gallerie, j'ai donc retapé kazhnuz.space pour en faire un blog créatif ! J'ai rajouté quelques trucs pour ça (notamment un article suivant/précédant même s'il semble bien buggué pour le moment xD). J'y publierais mes petits textes, que je publierais aussi sur deviantART. Aussi, du coup, j'ai décidé d'utiliser mes comptes sur les réseaux sociaux pour y partager mes textes… ce qui fait que je me suis finalement décidé à retourner sur facebook, pour y repartager et commencer à me réhabituer à plus parler aux gens, à mieux communiquer. C'est bête, mais quitter FB a bien participé à ma tendance à m'isoler.

Au niveau de mes projets, pour l'instant je me concentre surtout sur l'Inktober, le concours de Misical, et sur la préparation du NaNoWriMo. Voilà voilà !

[News] Inktober et nouvelles

Quand j’étais petit, j’ai régulièrement fait ce même cauchemar. Je courais, j’essayais d’éviter quelque chose, mais je ne faisais qu’allez de moins en moins vite. La lenteur me prenait, et j’avais l’impression que tout ce que je voyais au loin, tous les moyens de fuite étaient inaccessibles. Peut-être était-ce pour cela que je n’aimais pas trop courir, peut-être était-ce juste de la paresse.

Cependant, la vitesse gardait quelque chose d’attirant, malgré les faibles capacités de mes jambes. Être rapide, ce n’était pas simplement être dans une grosse voiture et jouer de l’accélérateur, non. Ce n’était non plus un intérêt pour les sportifs, qui à travers entraînements intensifs et produits chimiques avaient fait de leur vitesse leur métier. C’était rendre accessible ce qui était trop loin. C’était également la souplesse et la fluidité. Ce n’était pas temps la vitesse d’une fusée Ariane que ces mouvements souples et rapides qui en devenaient presque invisibles. Était-ce une attirance personnelle, où faisait-ce partie de ces nombreux fantasmes de l’enfance ?

Quand on est enfant, on court tout le temps. Il faut dire qu’on aime pas trop attendre. Courir, être rapide, c’est aussi le moyen de baisser la terrible, la funeste attente. On traîne des pieds pour éviter ce qu’on ne veut pas, mais on court vers ce que l’on veut. Même si ce n’était pas trop ce que je préférais, il m’arrivait de courir dans tous les sens quand j’attendais quelque chose. On nous dit d’attendre cinq minutes – c’est-à-dire une éternité. Mais nous, ce qu’on veut, c’est la suite. Mais ce n’était pas que de l’impatience. C’était aussi des sensations.

Dans la voiture, j’aimais par-dessus tout ouvrir la vitre. Je sentais le vent s’engouffrer, ébouriffer mes cheveux. D’un seul coup, je n’étais plus dans un véhicule incroyablement plus rapide que ma marche a pied, mais je faisais moi-même partie de cette sensation. Je regardais dehors, sur le côté de la route. J’imaginais quelqu’un avançait sur ces obstacles, ce jeu classique de l’enfance. Chaque élément du décor faisait alors partie de cette chorégraphie fantasmée, de ce ballet de mouvements imaginaires d’un personnage inexistant à travers des obstacles physiques. Un saut pour éviter un rocher, un tournoiement habile pour passer à travers une branche. Des flexions successives autour des poteaux qui défilaient à toute vitesse. À travers, ce jeu classique de l’enfance, c’était ce même attrait des mouvements rapides et souples, de la vitesse qui jouait.

Et le mieux, c’était d’avoir son propre véhicule. S’allonger sur une chaise de bureau – que dis-je, dans un fier et somptueux char – et courir pour se laisser emporter par l’inertie. On devenait d’un coup des fusées, capable de parcourir des distances incroyables, tels qu’un couloir et quelques salles. Se mettre sur un tourniquet, s’y accrocher pendant que des camarades le tournait. Dans ces moments, on était grisé par la vitesse. Dans ces moments, des sensations que l’on ne rencontrait pas dans la « vraie vie ».

Peut-être était-ce aussi ça : un des nombreux échappatoires que nos jeux et nos fantaisies nous offraient face à cette affliction qu’était le quotidien. Un de ces moments où il n’était plus question d’algèbre et de grammaire, de questions compliquées « réservées aux adultes » mais d’expériences et de plaisirs.

#Inktober2017 - Day 1. Swift

Il était cette histoire. On la nommait celle de la Tour du Magicien. Elle se racontait dans les plus haut cercles de la société très fermé de ceux qui connaissait l’existence de l’autre monde. Elle était supposé y cacher la plus grande des armes. Le plus grand des secrets. On disait qu’elle contenait le but ultime de la vie de ceux qui connaissaient l’existence des forces magiques.

On disait aussi qu’il fallait faire le plus grand des sacrifices pour y l’obtenir.

La tour du magicien

Depuis longtemps existent dans nos contrées des monastères cachés. Ils étaient là pour offrir une retraite loin du monde à ceux qui étaient initiés à l’existence de l’autre monde et des forces qui en provenait. Les jeunes moines y apprenaient à devenir les gardiens du Grand Mystère, à protéger la Terre de l’autre monde, et l’autre monde de la Terre.

Un jeune de ces moines, bercé dans les secrets et les apprentissages, désirait connaître. Il voulait savoir toujours plus. Et des connaissances que son insatiable curiosité convoitait, la plus grande était le contenu de la Tour du Magicien. Il désirait savoir qui était le magicien. Quel était ce secret. Pourquoi il était aussi grand, pourquoi était il retiré du monde. Était-il dangereux ? Rien n’était plus attrayant qu’un secret dangereux.

Entraîné par le torrent de la curiosité, il s’était enfuit une nuit de son monastère, vers la porte qui séparaient les mondes. N’écoutant que son désir de savoir, et nullement les recommandations à la prudence, il répétait l’erreur que bien des jeunes gens, avide de pouvoir, avait fait avant lui.

À travers le monastère, il était arrivé dans la plus grande forêt de la Contre-Terre. Jamais nul des peuples de l’autre monde n’avait réussi à la dompter. Les âmes s’y perdaient, les vies se brisaient face aux monstres qui la hantait.

Le jeune moine entra dans la forêt, et marcha pendant des heures. Devant lui se présenta une araignée géante, reine des arachnide. Elle s’avança et lui parla de sa voie froide et rêche.

— Que viens tu faire dans ce bois, petit homme. Ne sais-tu pas le sort qui t’y attends ?

— Je viens découvrir le plus grand des secrets, je viens découvrir ce que recèle la tour du magicien.

Et alors l’araignée s’éloigna. Elle semblait avoir peur. Comme si elle ne voulait interférer avec une telle mission.

— Je ne veux pas partager ne serait-ce qu’une seconde du destin de celui qui vivra les deux morts. Fuis ses bois, si jamais tu tiens à tout ce qui est plus cher que la vie.

Et le jeune moine repris sa route. Il croisa d’autre créatures monstrueuses, mais toutes étaient effrayé par le destin du jeune homme, comme si la fatalité de ses actions pouvait se reporter sur elles.

— La tour du magicien n’est pas un endroit interdit, lui expliqua une liche. Tout le monde peut y aller. Seulement, quand on y entre, il faut accepter le chemin sur lequel on s’est avancé. Sais-tu au moins ce que tu cherches, en ce secret ?

Le jeune garçon s’arrêtait un moment. Il regarda la créature qui se tenait devant lui. Il attendit un moment, et lui donna la réponse

— Je veux juste savoir quel secret peut être assez terrible pour qu’on estime que l'interdire où le détruire n'est pas suffisant pour décourager ceux qui veulent le découvrir.

La liche s’éloigna du jeune garçon.

— Se poser la bonne question est une bonne chose. Mais encore faut-il la comprendre, pour savoir si on veut vraiment trouver la réponse. Bien des gens, alors qu’ils comprenaient même les Arcanes, les cinq grandes sources de la magie, n’ont pu survivre à cet entre du démon

À la fin de son périple, il voyait l’entrée de la tour. Cependant, à se pied, un crâne. Et juste à côté, les ossements du bras. Une personne avait tenté de se traîner jusqu’ici, et était mort. Le jeune garçon regarda alors autour de lui, et vit ce qui entourait la tour. Des centaines de squelettes, de cadavres. Le jeune garçon dégluti, et s’avança. Il entra dans la tour.

Son envie de savoir le poussait à aller affronter cette épreuve.

Cependant, quand il entra dans la tour, rien. Il n’y avait même plus de corps. Avait-ils tous eut le droit de ressortir, ou était-ce une puissance qui détruisait tout ceux qui entraient sans être méritant ? Mais aucun piège ne sembla s’enclencher, aucun monstre ne vint l’arrêter alors qu’il gravit l’escalier en colimaçon de la tour. Et tout en haut, en son sommet, se trouvait au cœur de la pièce, ce qu’il cherchait : un simple cahier à la couverture noire et unie, un simple cahier abîmé par le temps. Ses pages étaient jaunies, couvertes d'inscriptions dans une langue que personne ne semblait comprendre.

Le jeune moine tourna les pages. Il essayait de comprendre. Rien d’autre ne se trouvait dans cette pièce. Était-ce inscrit dans ce cahier les plus terribles secrets magiques existant ? Une pierre philosophale de la magie ? Une formule pour dépasser les arcanes, sources de la magie ? Les inscriptions du cahier semblait comprendre de nombreux alphabets, mélangés dans des mêmes mots incompréhensibles. Certains mots n’étaient en fait que le même son, inscrit dans le plus d’alphabet possible. Était-ce alors un véritable texte ?

Était-ce une vaste farce macabre ? Une mise en scène, pour punir celui qui croiraient en un secret si puissant qu’il permettrait de vaincre toute les armes ? En effet, combien d’expression ne disaient-elles pas que les livres avaient un pouvoir plus grand que les armes ? Que l’érudit à la force de vaincre toutes les armées. Tout cela était malheureusement faux. En maniant les phrases, en pensant que ce qui est plus beau est plus grand, peut-être qu'on peut penser que c'est vrai… Mais malheureusement, bien des grands esprits, bien des âmes pures furent réduits au silence par le feu des armes et des batailles. Ce serait alors une moquerie, une vengeance de tous les brillants esprits détruit par la guerre. Un livre qu’on ne pouvait comprendre, parce qu’il n’y avait plus ceux qui pouvaient l’expliquer.

Cependant, la puissance magique se sentait dans se livre. Peut-être était-ce seulement un leurre, pour cacher la véritable nature du livre. Le secret n’était pas dans le livre, mais avait la forme du livre. Un livre incompréhensible. Une épreuve. Fallait-il comprendre le livre, où comprendre ce qu’était le livre pour le trouver ? Le jeune moine se demanda combien de guerrier venu chercher une arme capable de vaincre tous leurs ennemis était parti en voyant le livre, et qu’il était impossible à comprendre.

Où peut-être était-ce un avertissement. Ce secret n’entraînera que la confusion. Le jeune homme se concentra. S’il avait raison, le livre devait être un simple sceau. Et ce qu’il fallait faire pour découvrir le secret, c’était ouvrir le sceau.

— Très bien, livre. Je suis prêt à découvrir le secret.

Il brisa le sceau.

En apparence, rien semblait se passer. Cependant, le jeune moine se sentit tomber dans un abysse. Le monde venait de cesser de faire sens. Un tas d’idée lui entrait dans la tête en même temps, des vérités sur le monde. Des informations qui semblent surgir de nulle part, une fois le sceau qu’étais le livre rompu. Cependant, il problème l’empêchait de comprendre toutes ces informations. Elles étaient toutes contradictoires. Toutes ses croyances se révélaient vrai, même celles auxquelles il n’avait jamais cru. Cependant, elles était aussi fausse. Toute, sans exception. Même l’idée que le vrai et le faux était contradictoire devenait à la fois vrai et faux. Toutes les lois de la magie, de la morale, s’étiraient dans une sensation incompréhensible pour le jeune homme. Tout faisait sens, mais un sens qui n’était que le chaos des informations et des entités. Tout n’était plus que paradoxe. Il était submergé de visions d’objets qui étaient présent et absent à la fois, il se voyait à la fois jeune, bébé, vieux, riche, pauvre, fort, faible, petit, grand, existant, inexistant, être physique, être d’esprit… Il ne voyait plus rien, où plutôt ne pouvait retrouver la véritable image dans l’infini d’image vrai et fausses à la fois. Il voulait partir, il voulait fuir. Mais une petite voix en son sein lui disait de rester. Il ne devait pas partir.

Il ne se souvint jamais combien de temps il resta dans cet état. Obligé d’utiliser toute sa volonté pour ne pas s’enfuir et retourner vers un univers cohérent. Obligé de rester à une envie de fuir qui face à cette douleur qui lui brûlait l’esprit, comme si son âme même allait être détruite par le feu du chaos. Cependant, après un moment, il comprit. Il comprit ce qu’était ce livre, pourquoi il vivait cela. Et pourquoi les gens en mourrait. Et pourquoi les gens étaient tués pour cela. Il avait déjà lu cette histoire.

« Il y a cette histoire, avec cette caverne. Des hommes y sont enchaînés. »

Il tenta de marcher, il devait retrouver son chemin.

« Ils n’ont jamais vu la lumière du jour. Jamais directement. Tout ce qu’ils voient, depuis le fond de leur grotte, ce sont des ombres d’eux-même et des choses, projeté par les quelques rayons du soleils qui parviennent jusqu’à eux. Des sons, ils ne connaissent que quelques échos, de temps en temps. »

Il chercha le piédestal du livre de ses doigts, toujours aveuglé. Il voulait se remettre debout.

« Qu’est-ce qu’il se passe, si l’un d’entre eux est libéré, et qu’on l’amène jusqu’à la sortie ? »

Il ne réussi pas à se remettre debout. Il resta alors assis, dos contre le piédestal.

« Si on l’amène jusqu’à la sortie, alors il sera ébloui, ses yeux seront brûlés par une lumière bien plus forte que tout ce qu’il aura jamais supporté auparavant. Il souffrira de ces changements. Il voudra résister, et ne pourra percevoir ce qu’il y a devant lui. Il voudra retourner à son état initial. »

Il tenta de reprendre son souffle.

Ce qu’il voyait, c’était le vrai monde.

Le paradoxe.

Le monde n’était pas cohérent, mais rempli de moments qui n’obéissait pas aux lois de la logique. De moments impossibles. Et de cela naissait la magie. Ex contradictione sequitur quodlibet. D’une contradiction, on peut déduire ce qu’on veut. Il avait appris ça. Une loi de logique classique qui disait que quand une série de proposition contenait une contradiction, on pouvait déduire n’importe quel énoncé de cette contradiction.

Et des contradiction de la réalité, permanente et omniprésente, pouvait naître n’importe quoi. Mais comment pouvait-elles exister ? Cette question lui restait encore sans réponse. La magie. La puissance de transformer le monde en outrepassant les lois visible de la nature.

« S'il persiste, il s'accoutumera. Il pourra voir le monde dans sa réalité. »

On lui avait appris qu’il y avait cinq arcanes de la magie. Le mouvement, la matière, l’esprit, la vie et le pouvoir. On lui avait dit que c’était les sources de la magie. C’était faux. Les arcanes n’étaient que la manière dont on avait réussi à comprendre cette puissance de transformation et à plus où moins la maîtriser. Elles n’étaient qu’une métaphore. Les êtres magiques puissants puisaient directement dans l’énergie du Paradoxe. Cependant, s’il en comprenait le principe du Paradoxe, sa nature profonde lui échappait.

« S’il retourne auprès de ces semblables, ceux-ci seront incapable d’imaginer sa transformation, accomplie ou non. Ils le recevront très mal. Ils refuseront de le croire. »

Le jeune moine se relevait difficilement. Il avait toujours le souffle court, mais il commençait à retrouver la vue. Il voyait maintenant que la pièce était rempli de bibliothèques, pleines de livres dont des feuilles dépassaient des pages. Il comprenait l’idée de base, mais une grande partie du reste des informations qu’il avait reçu le dépassait encore. Quelques uns avaient fuit avant de comprendre, d’autres étaient sorti pour partager leur savoir au monde entier.

Il comprenait pourquoi il avait vu tant de corps qui sortaient de la tour.

« Ceux-ci, ayant peur d’une vérité qui changerait tout leur monde, incapable d’imaginer ce qu’il a vu… Ne le tueront-ils pas ? »

Les monstres avaient eut peur d’empêcher une personne d’aller vers la tour, de peur que ce qu’il y avait dedans les veuillent eux à la place. Cependant, une fois que la personne sortait, ils avaient encore plus peur qu’elle corrompe le monde avec ce qu’elle avait vu. Il était donc condamner à rester ici. Il était enfermé ici. Le retour lui était impossible.

Désormais, le jeune moine savait qui était le magicien. Il n’était pas un individu en particulier. Il est le chercheur, il est celui qui veut découvrir la vérité sur les forces du monde. Il avait eut accès à des tas d’information dont il n’avait compris que les bases , et tout ce qu’il pouvait faire, c’était de tenter de comprendre.

Il avait désormais l’éternité pour essayer de mettre du sens sur ce qu’il avait vu. Sur le monde. Sa récompense était sa punition. Sa récompense était la possibilité du savoir, le début d’une nouvelle quête, et l’éternité pour y accéder. Sa punition était de vivre l’éternité enfermé ici, jusqu’à ce qu’une autre personne arrive pour le rejoindre. Il ne pourrait revoir ceux à qui il tenait.

Il s’assit.

Il prit un des ouvrages de note.

Il aurait besoin de s’occuper.

La tour du magicien

Le kazhnuz familier (Kazhnuzis Familiaris), aussi appelé kazhnuz commun, katos (une qualification un peu abusivé lié à une espece apparentée) ou kazh-noisette est un animal paisible des campagnes ligériennes. Longtemps qualifié de cryptide par les spécialiste, un spécimen a cependant été découvert en Janvier 1993, nous permettant ainsi d’étudier ses habitudes et son mode de vie.

Animal à la longue crinière, il se remarque souvent par le fait qu’il arbore des couleurs vives, le rendant visible de loin. Son régime alimentaire est composé en grande partie de végétaux, de céréales et de nourriture épicée, mais également de fromage. En fait, on peut même élaborer des pièges pour le capturer, en utilisant du fromage (bien fort si possible).

Sédentaire et peu sociable, le kazhnuz vit en grande partie dans sa tanière, où à des habitudes pour le moins étranges. Parmi celles-ci, nous avons pu remarquer une tendance à créer des histoires diverses et variés, et l’élaboration d’habillage graphique. Certains de ses rituels cruels consistent à faire souffrir des personnages fictifs, pour ensuite déplorer leur souffrance. Certains zoologistes ont affirmé l’avoir aperçu faire des dessins, mais cette affirmation n’a que peu de soutiens dans les milieux scientifique. Il peut également se lancer dans des discours philosophiques plein d'entrain sur des sujets difficilement compréhensible, sur des sujets tel que le logiciel libre, l'éducation, la narration ou les animaux mignons.

Pour déterminer avec certitude si un kazhnuz s’est installé chez vous, il y a quelques signes qui ne trompent pas : Disparition progressive de votre fromage, apparition soudaine du système d’exploitation Linux sur vos ordinateurs. Vous retrouverez également des histoires gribouillé de manière illisible sur des papiers qui traîneront un peu partout – et qu’il se plaint toujours de ne plus trouver.

Pour éviter ce genre de désagrément, il est possible de l’amadouer avec des plats épicés. Avec cela, vous pouvez même le domestiquer facilement (la menace de lui couper les cheveux marchant également pour le rendre obéissant - enfin, vous pouvez le menacer de lui couper pas mal d'autres trucs et ça marchera, mais c'est pas très gentil-gentil, hein). Il s’entendra alors bien avec vos animaux et vos enfant (par contre il peut finir par leur donner des leçons de mathématiques ou d’histoire).

Le kazhnuz, créature encore peu connue.

Petite histoire uchronique du système solaire (3)

Les débuts de la Confédération Solaire (2131 – 2219)

La fondation de la Confédération Solaire (2131)

C’est en l’année 2131, sous l’impulsion de différentes cité-états de la Lune et de l’Union Martienne que fut fondée la Confédération Solaire. Les buts de cette confédérations étaient multiple. Tout d’abord, il s’agissait d’une protection contre la guerre qui faisait rage sur Terre, et un moyen de se prémunir contre une tentative de réinvasion si le camp du Terra Mater venait à gagner la guerre. Il s’agissait pour les toutes jeunes nouvelles organisations

Le but suivant était également d’éviter des risques de guerre interplanétaire, en ayant une structure politique capable de régler les conflits d’intérêts entre les planètes. Le dernier but était de planifier la conquête spatiale, et d’éviter la création de nouvelle colonie à l’aide d’un bureau d’organisation du système solaire.

La structure du système solaire fut alors le suivant : La Confédération Solaire s’occupait de gérer tout ce qui était au niveau des relations interplanétaires et de l’organisation de la conquête spatiale. En cas de rencontre extra-terrestre, elle sera à la fois le visage extérieur de l’humanité, et la mur de défense en cas d’attaque. Elle deviendrait également le visage extérieur du système solaire en cas de rencontre avec d’autres systèmes. Des organisations planétaires (ou multi-étatiques) en faisaient parties, et pouvaient s’organiser de plusieurs manières à l’intérieur de leur planètes de la manière qu’ils souhaitaient. En cas d’absence d’organisation planétaire ou multi-étatique, il était possible aux états de s’affilier individuellement à la Confédération Solaire. Les états conservaient leur pouvoir en ce qui concernait les affaires intérieurs. Si les fédéralistes furent déçu en grande partie de ce choix, le mouvement confédéral était bien plus important dans les territoires extra-terriens comme dans les partisans terrestre de la confédération.

Le Chancelier était le chef de l’organisation, et s’occupait en grande partie du rôle exécutif, et d’être le dirigeant des forces solaires. Il était élu tout les 6 années terrestres au suffrage universel indirect. Le sénat solaire, était également élu au suffrage universel, renouvelés partiellement tout les deux ans, pour des mandats de 6 ans, renouvelable une fois. Une cour de justice interplanétaire fut également fondée.

La Confédération ne clama cependant aucune légitimité dès le début sur les territoires non-explorés du système solaire. En effet, elle préférait avoir plus de soutiens avant de pouvoir commencer à véritablement organiser le système solaire. De plus, le but premier était de se protéger de la Terre, et la conquête du reste du système solaire était vu comme une distraction à cet objectif par les haut dirigeants.

La construction solaire (2131 – 2169)

Dès la fondation de la confédération, le premier gouvernement solaire tenta de commencer à construire une idée nouvelle du système solaire. Le but était de donner une identité commune au peuples qui constituerait la confédération solaire, tout en préservant leur possibilité d’avoir leur propre identité. En 2038, trois ans après la fin de la dictature vénusienne, le gouvernement centralisé de la planète au climat infernal demanda l’entrée dans la Confédération Solaire. Ce fut chose faite deux ans plus tard, en 2040, avec l’entrée officielle de Vénus dans la Confédération. À partir de cette date, le système solaire était donc uni. Après l’ère de la dictature, Vénus reçu de nombreuses aides afin de pouvoir se reconstruire progressivement.

Cette période fut marquée par de grandes avancées technologiques, qui aidèrent beaucoup la construction solaire à se faire. En effet, à l’époque, les meilleurs moteurs spatiaux mettait encore un peu plus de deux semaine (environs 16,45 jours, plus précisément) pour faire un trajet d’une unité astronomique, et ce dans les meilleurs conditions. Cela faisait que dans les meilleurs conditions, le trajet entre Mars et la Terre était long. S’il était possible de faire des trajets plus loin (quelques bases scientifiques existaient sur Céres), la frontière extérieur du système solaire était peu exploré, et une amélioration des trajets entre les planètes internes faciliterait la tache pour la confédération. En trente-huit ans, cette vitesse fut divisé par près de huit, passant à un peu plus de deux jours en 2169 (cela correspond à 0,28 % de la vitesse de la lumière, ce qui signifie plus de 350 ans pour traverser une année lumière). Cette révolution fut à la fois due à des améliorations techniques lié aux moteurs atomique, mais également aux améliorations des piles à hydrogènes, un nouveau moyen de stockage d’énergie bien plus performant. Cela rendit bien des parties du système solaire plus facile d’accès : Mars se retrouva à entre un peu plus d’un jour et un peu plus de cinq jours de la Terre en ligne droite (suivant sa position la plus proche ou la plus opposé de la Terre), Céres entre 5,5 et 7,75 jours, Jupiter entre 10,69 et 12,74 jours. Ces calculs ne comptent pas les détours, mais représente bien le changement que cela apportait pour les échanges interplanétaires.

Dans cette même période fut mise sur le marché la seconde génération d’écodome, ces domes permettant de contenir des écosystème autonome ou semi-autonome (le statuts « d’autonome » étant remis en question par ceux qui estiment que contenir des panneaux solaire et des centrales à fusion pour aider l’écosystème ne permet pas d’estimer que cet écosystème est « autonome »). Sortie près de 50 ans après la génération précédente, il était alors possible à la fois d’en faire des plus grande et des plus petites, toutes autonomes, mais également d’améliorer la gestion du climat, d’en faire sous de nouvelle pressions, et surtout cette nouvelle génération était moins cher et nécessitait moins d’énergie. Cela produisit une explosion du nombre d’écodome, notamment sur la lune qui utilisait les moins moderne isodome, des dômes dont le but était uniquement de produire un environnement vivable dans des conditions extrêmes, en créant une isolation la plus totale possible. De nombreux isodomes furent remplacé par des écodomes, en construisant l’écodome autour de l’isodome plus petit. Cela permis de faire monter les capacités d’accueils combinées des trois anciennes colonies terrestres à plus de deux milliards d’habitants potentiels.

La construction solaire s’accompagna également d’un large projet de reconstruction terrestre. Si cette mesure fut extrêmement critiquée dans les anciennes colonies de la planète Terre, le but était d’effectuer une réconciliation, pour éviter qu’il y ait du ressentiment envers la Confédération. Des fonds furent débloqués afin d’aider les pays qui avaient été le plus affectés par la guerre. L’ONUT (L’Organisation des Nations Unis de la Terre), le groupe qui avait gagné la guerre, fut renommé en l’Organisation Planétaire des États de la Terre, l’OPET. L’organisation réformée fut retravaillée, adaptant le besoin de représentation sur les autres planètes à ces missions, notamment au niveau de la diplomatie interplanétaire. À cela s’accompagna une montée en influence sur ce qui sera un des grands mouvements politiques terrestres, celle du pan-continentalisme. Le principe de cette idéologie était la création de Fédération et Confédérations continentales, ou sur de grandes ères de cultures, qui feraient partie de l’OPET et participeraient à former de grande puissances. Cependant, cela n’arrêta pas le phénomène de l’exode spatial, de plus en plus d’habitants de pays pauvres étaient près à aller vivre dans les nouveaux états spatiaux qui, en besoin d’une population plus importante, n’hésitaient pas à rendre les offres de plus en plus attractives et à compenser financièrement si possible les états, afin d’éviter toute fermeture de frontière qui pourraient les affecter.

La crise de Mercure et Cérès (2164-2169)

Cette période de renforcement de la confédération existante commencera à être troublée par une crise en 2164, la crise de Mercure et Céres. En effet, vers cette période, fut lancé la construction de deux éco-domes hors des frontières de la Fédération, sur la planète Mercure, et la planète naine Céres. Ces deux éco-domes furent financés entièrement par des sociétés privés, hors de toute demande de la confédération, qui commença alors d’être accusé d’être « faible » pour n’avoir rien prévu sur l’expansion spatiale par certains groupes.

Parmi les volontés affichées par le consortium de société, il y avait le besoin de faire bouger les choses, en raison qu’avec l’amélioration des technologies, il devenait pensable de commencer la diffusion de l’humanité dans les couches externes du système solaire. En effet, dans leur communiqué officiel, le consortium annonça le « retour du projet Nouvelle Frontière » et « la fin de la stagnation spatiale ». Ils estimaient que leur actions permettrait de forcer la reprise de l’expansion spatiale et d’enfin donner un statut juridique à ces zones, afin de permettre une exploitation commerciale et la vie de l’homme en ces endroits.

Fait amusant, leur communiqué provoqua également une désapprobation Vénusienne très fort, parce que parlant de « l’exploit technique de créer des écosphère sur des milieux bien plus hostile que ce qu’on avait fait précédemment », tandis que les Vénusiens avaient une certaine fierté de vivre dans le milieu « le plus hostile de tous le système solaire ». Si cela ne provoqua pas de crise, cela explique sûrement une très forte hostilité qu’il existera chez les habitants de la planète infernale envers le consortium.

Commencèrent alors des négociations entre le consortium, les gouvernements provisoire qui allaient s’installer dans les nouveaux économes, et la Confédération Solaire.

La grande expansion (2169 – 2219)

La grande expansion (aussi nommée « premier age d’or solaire »), fut un age de découverte et d’expansion du système solaire qui arriva après la formation de la Confédération. Il commencera avec le traité de Cérès, et se « terminera » avec l’organisation de tout le système solaire mais surtout avec l’attentat lunaire de 2219.

Le Traité de Cérès sur les Territoires Désorganisés (2169)

Cinq ans après le début de la construction de ces écodome, et un an avant leur finition, un traité fut enfin trouver sur les territoires désorganisés. En effet, tout les territoires situé dans le système solaire furent officiellement revendiqués comme appartenant à l’espèce humaine, et faisant partie des « Territoires Désorganisés », devant être gouverné par un gouverneur le temps qu’une organisation gouvernementale puisse se faire. Cela lança un projet de création d’isodomes militaires (des écodome aurait coûté trop cher) sur Mercure, les principaux satellites des géantes gazeuses du système solaire, et sur les principales planètes Naines. Pour Mercure et Céres, il fut voter de séparer l’isodome militaire de l’écodome civil.

À partir d’une certaine population (1 millions d’habitants), il deviendrait possible de créer de lancer un référendum sur le mode de gouvernement que prendrait le territoire, et qui deviendrait alors un membre de la Confédération.

Ce fut alors le début de la période nommée de la Grande Expansion, qui dura jusqu’à 2219, lorsque le dernier territoire désorganisé fut considéré comme « organisé » par la Confédération Solaire.

Les débuts de l’expansion (2169 – 2178)

Les neuf premières années de l’expansion furent à la fois calmes et frénétiques. Frénétiques dans le sens où un nombre impressionnants de projets de constructions commencèrent dans une partie des 24 territoires inorganisés (Mercure, Céres les quatre satellites galiléen de Jupiter, sept satellite de Saturn, cinq d’Uranus, un de Neptune, Pluton et Charon, Haumea, Makemake, Eris), il faudrait du temps avant de les terminer, et encore plus avant d’atteindre une population suffisante pour pouvoir en faire des territoires organisés.

Durant cette période, les seules gouvernements formés furent ceux de Mercure et de Céres, respectivement en 2173 et 2175. Bien que n’ayant pas atteint le nombre d’un million, ce choix fut fait pour des raisons symboliques afin de montrer l’avancement de la création de la confédération solaire.

En effet, si les projets de constructions d’écodomes sur les différents territoires se multiplièrent, ces projets mettraient du temps à être construit, et il faudrait patienter avant d’avoir de vrai colonie sur ces planètes. Mercure fut nommé « Territoire de la Confédération Solaire », et fut dirigé par un Gouverneur, élu au suffrage universel indirect par les différentes villes qui seraient construite sur la planète, mais devant répondre au gouvernement solaire. Céres et la ceinture d’Astéroïde fut nommé « Féderation de Céres », dirigé par un conseil fédéral, qui sera très influencé par les différentes entreprises de minage d’astéroïde.

Durant cette période, les différents isodomes militaires furent construit, le dernier sur Eris, étant construit en 2176. À la fin de cette période, et avant celle d’accélération de l’expansion qui la suivit, le système solaire était à 100 % constitué de territoires occupés militairement, mais uniquement 6 des 28 astres colonisables étaient considérés comme organisés : Le Territoire Solaire de Mercure, la République de Vénus, L’Organisation Planétaire des États de la Terre, l’Alliance Lunaire, l’Union des Républiques des Conseils de Mars (ou Union Marsienne), et la Fédération de Céres.

Durant cette période, les premières réflexions se firent sur la création de colonie extérieur. Cependant, si les technologies de moteur permettait d’atteindre à un délais possible les systèmes solaires environnant, ce n’était pas encore possible avec des vaisseaux de colonisations, devant faire plusieurs centaines de kilomètres de large. Cependant, au large de Neptune fut lancé un chantier spatiale pour étudier la question. Il fut mis sous les ordres d’un projet qui sera connu plus tard sous le nom du « Dandelion Project », faisant référence au pissenlit.

L’age d’or de l’expansion (2178 – 2197)

L’age d’or de l’expansion est le nom donnée à la période de forte croissance démographique outre-terrienne, et de fort succès de la conquête spatiale se déroulant entre le 2 mars 2178 et le 8 mai 2197. Dans cette période de 19 ans, 17 territoires désorganisés devinrent des gouvernements à part entière (cependant, de nombreux territoires fusionnèrent dans le processus).

C’est en effet à partir de 2178 qu’on considère que l’expansion s’accélère rapidement. En effet, en cette année, les quatre satellites Galiléen de Jupiter fusionnèrent pour devenir un seul gouvernement : le consulat de Galilée, une monarchie constitutionnelle très proche des débuts de l’Empire Romain, dirigé par un Princeps nommé a vie et qui désigne son successeur. Le consulat était également dirigé par deux Consuls qui assistaient le Princeps, un Sénat, ainsi qu’un César et une assemblée par astre faisant partie du consulat.

En 2181 s’ouvrent des négociation entres les satellites Titans et Rhéa commencent des négociations pour former un gouvernement commun. Ce gouvernement sera formé en 2183, et sera nommé la Ligue de Saturne. Chaque satellite de la Ligue de Saturne possède son propre gouvernement local (tous des républiques, mais aux modalités diverses). Le gouvernement commun est composé d’un executif basé sur un système de roulement, et d’une assemblée de la ligue composé de représentants de chaque satellites. Les différents satellites y rentreront jusqu’en 2189, mais Titan, pourtant un des membres fondateurs, quittera la ligue pour former son propre gouvernement en 2187. Le Conseil Titaniens, gouvernement de Titan, est une ligue composée d’un président du conseil élu, de patriciens élus parmi les grandes familles et de représentants du peuples tirés au sort.

Une troisième grande Union se formera entre 2186 et 2191, composée de tous les satellites d’Uranus à l’exception de Titania et Obéron : les Astres-Unis d’Uranus, une république fédérale libérale proche des États-Unis. Titania était déjà devenue une république indépendante en 2185, avant de devenir un lieu sain après qu’un prêtre de l’église catholique eut une révélation sur la planète, et Obéron avait fait le choix d’une monarchie parlementaire, le Royaume d’Obéron, suite à des circonstances complexes, suite aux réussites d’un colonel présent sur la base militaires dans le combat de la piraterie qui sévissait dans la région. Triton forma son gouvernement en 2190, adoptant une république à régime présidentiel fort. De nombreuses critiques eurent lieu dans le fait que le président était aussi propriétaire d’une partie des média du satellite.

Cependant, quelques tension naquirent entre ces nouveaux gouvernements et les fondateurs de la confédération. En effet, ces nouveaux gouvernements ne pouvaient avoir d’armée propre. Les prix y était bien plus élevé. Certains membres des nouvelles classes politiques qualifièrent les membres fondateurs comme « les nouveaux tyrans ».

Le Projet Dandelion avança aussi durant cette période, et la production des cinq vaisseaux fut lancé en 2193, un projet qui durerait 50 ans.

Les autres formes de vie du système solaire (2170 – 2183)

Si une grande partie de la conquête spatiale avait été acceléré par le projet Nouvelle Frontière, la recherche d’autres formes de vie avait été fortement ralenti, en grande partie parce que le budget qui aurait du être dédié à cela était toujours redirigé vers la colonisation spatiale de la partie interne du système solaire, où aucune trace de vie n’a été trouvé. Cela fit que malgré la présence de technologie suffisante pour faire des recherches sur la présence de vie dans les satellites des géantes gazeuses, ce ne fut pas un centre d’intérêt pour les humains.

Cependant, avec l’arrivée de la colonisation après la ceinture d’astéroïde, les budgets commencèrent à être débloqués. Et le 2 Janvier 2170, la première forme de vie extra-terrestre est découverte, sur Titan, dans un lac d’hydrocarbure. Les scientifiques découvrirent des formes de vie adaptés au froid intense de la planète, utilisant le carbone comme base de sa biochimie, une polymère génétique plus proche de l’ARN que de l’ADN et un solvant différent que l'eau (le méthane). Cette forme de vie vivait en grande partie de réaction chimique entre les hydrocarbure. Des études commenceront sur le sujet. Deux ans plus tard, des traces de vie organiques furent découvertes par radiation dans les océans souterrains de Titan, Europe et Ganymède. D’autres recherches continuèrent pour ceux d’Encelade et Triton.

Cependant, cette découverte de la vie sera à l’origine de trouble sur Terre, quand un éditorialiste célèbre, proche des thèses de l’Homo Novus (qui défend l’idée d’une justice de l’inégalité, lié a une nature intrinsèque des personnes) et du mouvement « Chez Nous » (une évolution du Terra Mater défendant l’idée que la Terre doit d’abord s’occuper de la Terre) émettra à la télévision publique l’hypothèse d’un risque de contamination par « un virus Titaniens » et s’étonnera du « manque de communication sur le sujet ». S’il n’y avait pas de virus sur Titan découvert – et les bactérie découverte ne pourrait survivre dans un environnement terrestre, cela sera suffisant pour provoquer des mouvements de paniques. Les mouvement pro-Terre reprendront souvent le « risque du virus extra-terrestre » à partir de ce moment là.

Cela n’arrêtera par les recherches sur la vie, et même sur Terre il y aura une certaine excitation lors de la découverte suivante. En effet, 6 ans plus tard, des formes de vie multi-cellulaire furent découvertes par les premiers forages jusqu’aux océans d’Europe et Encelade. Elles ne furent pas découverte par radiations, parce que se trouvant au niveaux de sources d’énergies géothermales. Si ces formes de vie étaient assez différente d’un point de vue chimique, les mécanismes de convergence évolutive furent remarqué : Certaines de ces espèces avaient en effet des formes extérieures proches des poissons et d’autres animaux marins, tout en étant pour certaine bien plus similaire au niveau internes aux champignons qu’aux animaux.

Même si aucune forme de vie intelligente furent trouvées dans les différents océans souterrains du système solaire, il était désormais connu que nous n’étions pas seul dans l’univers, et que s’il y avait de la vie dans quatre astres du système solaire, il y en aurai sûrement ailleurs. Pour certain, c’était l’espoir de ne pas être seul.

Mais pour de nombreuses, de très nombreuses autres personnes, c’était une peur. La peur que toute les invasions aliens qu’on avait vu dans un film, dans un livre se réalise. La peur qu’un jour, un peuple intelligent et plus puissant viennent nous anéantir.

Les premiers troubles (2197 – 2219)

Cependant, à partir de 2197 une crise économique commença à frapper le système solaire, en partie à cause d’une hausse du prix de la maintenance des robots, en partie liés aux demandes de la Fondation Asimov vouée à réguler que les IA et les robots n’étaient pas dangereux. En effet, divers incidents avaient provoqué la mort d’être humains par des IA, et le respect des trois règles d’Asimov devinrent un point bien plus important dans les contrôles des grandes entreprises par les membres de la Fondation. Cependant, cela provoqua des troubles, en particulier dans la Fédération de Cérès où une grande partie de l’économie vit grâce aux minages des astéroïdes par ces robots. Cela provoquera du coup la faillite de plusieurs entreprise, une hausse des prix sur Cérès, et de fortes tensions entre le Consortium qui avait conduit à la colonisation de la ceinture d’astéroïde et la confédération.

Cette crise provoquera une hausse de la piraterie spatiale durant tout la première décénie du 23e siècle, ce qui entraîna des réponses de la confédération. Les forces interplanétaires furent renforcés, en particulier la demande de participations aux membres historiques – pour les nouveaux territoires, il était difficile de leur demander une participation puisqu’ils n’avaient pas d’armée propre. Une guerre envers les pirate de l’espace fut formée, provoquant la création de Bagne sur Pluton et Charon, qui devinrent des territoires entièrement dédiés au pénitencier. Un nouveau territoire s’était organisé, mais pour des raisons bien plus sombres.

En 2210, la situation économique qui ne s’améliorait toujours pas causa le début une montée des fachisme panterrien, très lié aux mouvements Terra Matter, Homo Novus et « Chez Nous ». Le principe de ces mouvements s’allieront dans l’idée qu’il faut former un méta-état Terrestre puissant afin de « protéger les cultures terrestres » de la « décadence venue de l’espace », et dans l’idée qu’il leur faudrait se séparer de la confédération. Ils commenceront à devenir important dans différents états, mais sans véritablement menacer l’équilibre au début, étant plus un sujet de préoccupation qu’une menace à court terme. Cependant, leur propagande devint rapidement de plus en plus forte. Ils parlaient du danger des « maladies extra-terrestre », du « besoin inhérent de l’être humain aux conditions terrestre pour se développer de manière à être un individu rationnel et intelligent », et « l’orgueil des lunaires ».

C’est en 2013 que fut proposé par Juan Mobes une « solution » au conflit, dans la création d’une espèce entièrement dédié à la servitude, qui n’aurait pas les défauts des robots et surtout avec l’amélioration des biotechnologie une fabrication plus lente, mais bien plus simple et moins chère en métaux rares. Les Zoomorphes, des animaux anthropomorphiques, devinrent aussi bien des créations dédiés à servir de force de travail que d’animaux de compagnies dans les familles aisés. Malgré la démission du président de l’époque et des protestations contre la conception et l’utilisation de ces créatures, rien ne fit. Cela servait l’économie. Cependant, durant la décennie qui suivit la création des zoomorphes, des révoltes se provoquèrent. Ils commirent des meurtres, des attentats en se révoltant contre le système qui les asservissait. S’ils étaient rares, cela participa à faire tourner l’engrenage de la peur. Sur Terre, si les Zoomorphes étaient également utilisés, de nombreuses critiques eurent lieu de « la volonté des lunaires de jouer avec ce avec quoi ils n’ont pas le droit de jouer », disant que c’était la porte ouverte aux modifications génétiques de l’être humain.

Les révoltes. La piraterie. Les fascismes pan-terrien qui montait. Tout cela participa à une montée d’opinions favorables à une autorité solaire plus puissante, et au sécuritarisme. Les remises en question du système confédérale dans les gouvernements outre-ceinture d’astéroïde furent de plus en plus critiqué violemment par les instances centrales, avec parfois des accusations de collusion avec les ennemis.

Pendant ce temps là, les trois derniers astres du système solaire devinrent des territoires organisés. Essentiellement sous contrôle militaire, mais en mai 2219, le système solaire entier était organisés. Mais dans les circonstances, personne ne le remarqua.

C’est le 25 décembre 2219 que tout bascula. Le jour de Noël, un attentat à eut lieu dans une ville-bulle de la lune. Personne ne su jamais si c’était lié aux pirates, si c’était un Zoomorphe, ou si c’était lié aux terriens. Personne ne su si c’était un vrai attentat ou un coup monté. Peut-être même que cela n’avait aucun rapport avec toute cette histoire, et que c’était un être avec l’envie de tuer qui avait fait le coup. Peut-être fut-ce même lié à d’anciennes théorie, que tout le monde croyait mortes depuis longtemps, et qui avaient refait surface. Toujours était-il que les dégâts dépressurisèrent la ville-bulle, provoquant un trou béant dans le dôme. Même si la situation pu être maîtrise, une partie de la population périt, emporté par l’appel d’air gigantesque. On parlait de dizaine de millier de mort, dans une ville de plusieurs millions d’habitant.

Les hautes instances solaires annoncèrent des mesures immédiates.

Ce jour là, la peur devint de la panique.

Petite histoire uchronique du système solaire (3)