Je suis quelqu’un de bavard

Pas un beau parleur, pas un rhétoricien

Juste un mec qui a toujours aimer parler.

Raconter toute les petites anecdotes,

Petites histoires et blagues idiotes.

 

Mais chaque mot que l’on dit

est une centaine d’autres que l’on tait.

Parfois les bavards sont ceux qui veulent dire le moins.

Cacher qui je suis, mes anciennes faiblesses.

Est ce que si les gens me voient autrement,

Je serais alors quelqu’un d’autre, le mirage que je cherche être ?

 

Je suis le bavard qui se tait,

Le clown qui cache tout, au masque aux vives couleurs.

Le rigolard malhonnête, l’arnaqueur des relations.

Le menteur par omission qui jamais ne se tait.

 

Quand tout va mal, j’ai une blague.

Quand j’ai peur, j’ai une anecdote.

Quand je ne veut pas voir quelqu’un, j’ai une histoire.

Quand je veux crier, j’ai un rire.

Quand je veux pleurer, j’ai un sourire.

 

Ma mémoire n’est qu’un gilet pare-balle,

Face à d’autres souvenirs, ceux qui me hantent.

Toutes mes erreurs, toutes mes fautes.

Cruautés de ma part et de celle des autres.

Hontes, Déshonneurs, conneries et truanderies.

 

Je suis le meilleurs des menteurs,

Un bon ami, le pire des connards.

Quelqu’un de gentil, un pur salaud.

Dichotomie entre ce que les autres pensent et ce que je sais.

 

Peut-être vous me direz d’arrêter,

De me taire et d’oublier le passé.

Mais depuis quand peut on oublier ?

Si je ne m’en souviens pas, si je refoule,

Les cauchemars reviendront me hanter.

 

Mais même mes souvenirs ne sont que d’autres personnages.

A une époque ou je trouvais ça cool d’être mauvais.

Et une où je pensais que c’était dans ma nature d’être un raté.

Je veux redevenir moi même… Mais j’ai oublié qui je suis.

Je veux me retrouvé, mais je ne sais pas ou chercher…

 

Je suis le bavard qui se tait,

Le clown qui cache tout, au masque aux vives couleurs,

Le rigolard malhonnête, l’arnaqueur des relations,

Le menteur par omission qui jamais ne se tait,

Le meilleurs des menteurs,

Un bon ami, le pire des connards.

Quelqu’un de gentil, un pur salaud.

Dichotomie entre ce que les autres pensent et ce que je sais.

Le meilleur des menteurs

Bienvenue dans le monde de la lune

Monde d’étoile et de noir infini,

Monde de la nuit obscure.

Tout est sombre, tout est mystère,

Monde duquel les gens ont peur,

Univers de Croque-Mitaines

Et de monstres sous les lits.

 

Mais si la nuit est la période de l’obscure,

C’est paradoxalement le moment de regarder,

Elle découvre le voile du ciel,

Voile cachant les étoiles et les planètes,

Comme si la lumière ne nous permettait qu’une vision du proche

Et le noir offrait à notre œil l’infini.

 

Bienvenue dans le monde de la lune,

Monde des rêves et des cauchemars.

Monde plongé dans la brume des songes,

Ces moments que l’on adore ou que l’on exècre,

Nos espoirs les plus fous et nos pires tourments.

Le noir nous fait oublier l’autour un moment,

Pour nous plonger dans notre propre psyché.

 

Pour connaître les autres, il nous faut nous connaître,

Autrui est soi et nous sommes les autres.

Si nous ne pouvons nous juger,

Si seul l’œil de l’autre peut nous percer,

A travers la brumes des songes se trouve notre subconscient,

Univers intangibles d’angoisse et de désirs.

 

Bienvenue dans le monde de la lune,

Monde des rues vides et sombres,

Monde des balades solitaires.

Un petit vent frais me fait frisonner,

Mais au final, je me sens bien,

Un moment parfait pour réfléchir sur l’infini,

Un moment parfait pour rêver tranquillement.

 

Je ne suis finalement pas si déçu d’avoir loupé mon bus

Personne ne m’attend, je suis seul à l’appartement

Je n’ai pas à me presser, aucune obligation.

Pas de fatigue, juste le son des pas.

Je marche à travers tant de lieux connus,

Mais que je redécouvre dans le noir…

 

Bienvenue dans le monde de la lune,

Monde des erreurs, des petits malheurs,

Monde des non-dits, des oublis et des retards.

 

Ce monde est le miens, j’y ai grandis et vécu.

Les démons du quotidiens avaient gagnés et ont perdu.

C’est un cycle, cela recommencera-t-il ?

Je ne sais pas, mais aujourd’hui, je suis bien.

 

Le monde n’est pas une horloge parfaite

Un emploi du temps, de comptable,

ou un et un font tout le temps deux.

 

Le monde de la nuit n’est que l’image de celui du jour,

Une image sans le soleil pour nous aveugler.

 

Il est enfin temps de parler.

Oraison Nocturne

Dans la nuit aux milles bruits,

Dans un monde aux cruautés incessante,

Mais bien à l’abri sous mon toit,

Je laisse aller mon imagination,

A un souhait sauvage, rêvasserie barbare.

 

Je veux voir le monde brûler,

Les villes partir en cendre.

Mairies, symboles d’un pouvoir,

Églises, tout ce qui est sacré,

Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

 

Je ne suis pourtant pas un grand rebelle,

Surtout pas un robin des bois modernes,

Je connais les injustices mais m’en préoccupe peu,

Je vis ma vie sans voir celle des autres,

Autres qui me le rendent bien.

 

Je veux voir la foule devenir braises,

Chaque personne devenir flambeau

La graisse ne serait plus qu’un inflammatoire

Les vies plus qu’un moyen de nourrir le feu

Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

 

Je ne suis pas fou, ne suis pas pyromane.

Je suis même ce que l’on appellerais un homme rationnel.

Même si je veux l’apocalypse sur la Cité :

Les gens ont toujours voulus me refuser la gloire que je mérite,

S’ils ont gagné, ils n’auront qu’une victoire à la Pyrusse.

 

Après-tout, pourquoi est-ce que j’aimerais ce monde ?

Il ne m’offre pas ce que je mériterais,

Il ne m’offre pas amour et réussite.

Juste un bon salaire et une vie confortable,

Mais comment s’en contenter quand on mériterait plus ?

 

Catharsiques calcinations,

L’humanité n’est que tas de carbone…

Imaginations salvatrices.

Représentations synaptiques de pulsions meurtrière,

Qui n’auront court que dans mon psyché.

 

Un monde de flamme, un monde de braise.

Une civilisation qui pensait voir son apogée

Désormais plongée dans la déchéances.

Verrais-je un jour cela ?

Verrais-je le sublime de l’incendie qui emportent vies et foyer ?

 

Je regarde avec envie mon briquet.

D’habitude instrument d’un plaisir au gré d’une vie,

Est ce que ma mort lente deviendra pour eux mort rapide ?

Sombrerais-je finalement dans cette folie que j’ai toujours voulu contenir ?

Laisserais-je sortir les pulsions qui sommeille en moi depuis longtemps ?

 

Un si bel incendie…

Beauté éphémère

D’une flamme fatale.

 

Je ne dois pas sombrer,

Je ne dois pas sombrer.

 

Je veux voir le monde bruler,

Les villes partir en cendre.

Mairies, symboles d’un pouvoir,

Églises, tout ce qui est sacré,

Je veux que tout cela soit happé par les flammes.

 

Ne pas sombrer…

Ne pas sombrer…

 

Je veux voir la foule devenir braises,

Chaque personnes devenir flambeau

La graisse ne serait plus qu’un inflammatoire

Chaque âme de ce monde un moyen de nourrir le feu

Qui chaque jour ravagerait un peu plus ce monde.

 

… Ne pas…

… Ne pas…

 

Un jour, un homme me tendis la main.

Il me dit les mots que je voulais entendre.

« C’est vrai que c’est injuste, tu pourrais être bien plus »

Il me proposa le pouvoir, il me proposa la puissance.

Pourquoi ne l’aurais-je pas suivi ?

Que le monde brûle